The Fort Worth Press - 178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés abrogent le Code noir

USD -
AED 3.672504
AFN 66.503991
ALL 80.629676
AMD 365.091035
AOA 917.000367
ARS 1491.937897
AUD 1.417435
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.691649
BBD 2.00813
BDT 123.418242
BHD 0.375989
BIF 2985.079791
BMD 1
BND 1.277602
BOB 11.849673
BRL 5.083304
BSD 0.997016
BTN 94.875232
BWP 13.457596
BYN 2.968819
BYR 19600
BZD 2.00519
CAD 1.39545
CDF 2262.50392
CHF 0.80949
CLF 0.023206
CLP 913.315746
CNY 6.747604
CNH 6.743285
COP 3142.844787
CRC 453.228387
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.372573
CZK 20.982104
DJF 177.546166
DKK 6.46804
DOP 58.20179
DZD 132.308956
EGP 49.555853
ERN 15
ETB 160.923669
EUR 0.86495
FJD 2.20855
FKP 0.740916
GBP 0.742583
GEL 2.610391
GGP 0.740916
GHS 11.700039
GIP 0.740916
GMD 73.503851
GNF 8756.649224
GTQ 7.607144
GYD 208.588851
HKD 7.84315
HNL 26.723176
HRK 6.518804
HTG 130.363707
HUF 314.060388
IDR 17801
ILS 2.99985
IMP 0.740916
INR 95.210504
IQD 1306.058902
IRR 1375550.000352
ISK 123.340386
JEP 0.740916
JMD 158.335856
JOD 0.70904
JPY 157.80604
KES 129.014401
KGS 87.450384
KHR 4049.647537
KMF 426.00035
KRW 1407.860383
KWD 0.30866
KYD 0.830861
KZT 467.275008
LAK 22510.919863
LBP 89282.792025
LKR 334.420274
LRD 179.959348
LSL 16.197552
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.341738
MAD 9.29222
MDL 17.337716
MGA 4254.638239
MKD 53.215413
MMK 2099.750695
MNT 3597.347644
MOP 8.056654
MRU 40.080439
MUR 47.070378
MVR 15.450378
MWK 1728.841413
MXN 17.13645
MYR 4.090104
MZN 63.905039
NAD 16.197552
NGN 1364.860377
NIO 36.690741
NOK 9.51237
NPR 151.800372
NZD 1.701115
OMR 0.382693
PAB 0.997016
PEN 3.376465
PGK 4.406003
PHP 60.705038
PKR 276.796523
PLN 3.719205
PYG 5928.296501
QAR 3.644596
RON 4.536304
RSD 101.492021
RUB 81.598409
RWF 1466.072741
SAR 3.755591
SBD 8.065696
SCR 14.449077
SDG 600.503676
SEK 9.480804
SGD 1.278038
SLE 24.603667
SOS 569.822255
SRD 37.866504
STD 20697.981008
STN 21.191022
SVC 8.723782
SZL 16.194265
THB 33.050369
TJS 9.197509
TMT 3.51
TND 2.929032
TRY 47.697504
TTD 6.757774
TWD 32.250604
TZS 2639.622886
UAH 44.653894
UGX 3714.050945
UYU 40.133201
UZS 11924.058297
VES 755.762404
VND 26204.5
VUV 119.414824
WST 2.733661
XAF 567.363231
XAG 0.015731
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.796912
XDR 0.705618
XOF 567.363231
XPF 103.152705
YER 238.403589
ZAR 16.14632
ZMK 9001.203584
ZMW 18.818492
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés abrogent le Code noir
178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés abrogent le Code noir / Photo: © AFP

178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés abrogent le Code noir

Un vote "symbolique" avant l'ouverture du sensible dossier des réparations ? L'Assemblée nationale a unanimement approuvé jeudi l'abrogation du "Code noir" et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage dans les colonies françaises, jamais formellement abrogés après 1848.

Taille du texte:

Les 254 députés présents, issus de tous les groupes politiques ont soutenu la proposition de loi, présentée dans une journée réservée au groupe centriste Liot (Liberté, indépendants, outre-mer, territoires). Elle vise l'abrogation de ces édits royaux datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

Ces textes faisaient notamment des personnes esclavagisées des "êtres meubles" susceptibles d'être acquis par un maître au même titre qu'un bien, ou instituaient des sanctions en cas de fuites - oreilles coupées, marquage au fer de lys, jusqu'à la peine de mort.

- "Blessures de l'histoire" -

Vingt-cinq ans après la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, le rapporteur Max Mathiasin (Guadeloupe) a appelé à "poser un acte puissant de mémoire, de justice et de reconnaissance", même s'il ne pourra "solder seul les blessures de l'histoire".

Emu aux larmes après le vote, il a salué "un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage", enlacé par des collègues députés venus à sa rencontre au bas de l'hémicycle.

Le Code noir "n'a plus d'effet depuis longtemps mais son empreinte et son poids sont toujours là", a aussi soutenu la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, appelant à "sortir de notre droit un texte indigne".

Les débats ont largement tourné autour de l'histoire esclavagiste et coloniale française, et des effets visibles aujourd'hui à travers les inégalités persistantes entre les outre-mer et l'Hexagone, et les discriminations subies par les personnes noires.

"Que signifie abroger le Code noir en 2026 (...) si les Outre-mer continuent d'être regardés depuis Paris comme des périphéries lointaines ?", a lancé à la tribune Emeline K/Bidi (Réunion, groupe communiste).

L'écologiste Steevy Gustave a aussi ému l'hémicycle, évoquant la voix tremblante les souvenirs partagées par son "arrière-grand-mère Maman Bébelle". "Elle était la petite-fille d'Ambroise Zerambe, né en Afrique, puis réduit en esclavage sous le matricule 336. Aujourd'hui, son arrière petit-fils se tient debout devant vous, député de la République française".

Et plusieurs parlementaires ont souligné ou critiqué le fait que le débat se déroule non loin d'une statue de Jean-Baptiste Colbert, artisan principal du Code noir de 1685, érigée devant l'Assemblée.

- Réparations -

Un autre article du texte prévoit que le gouvernement remette un rapport sur le droit colonial et ses effets de long terme, notamment en termes de racisme ou de place accordée à l'histoire de l'esclavage dans les programmes scolaires.

"L'esclavage a été une tragédie et un crime contre l'humanité" et "toutes les traites ont été des drames", a jugé Julien Odoul (RN), jugeant que l'article "vise à enfermer des générations entières dans une logique de culpabilité (...) de ressentiment (...) de revanche". L'insoumise Gabrielle Cathala l'a accusé en retour de "révisionnisme historique consternant".

La proposition de loi devra désormais aller au Sénat, sans date fixée à ce stade. Elle a reçu jeudi dernier le soutien d'Emmanuel Macron, le président estimant que le maintien dans le droit de ces textes, quand bien même sans effets juridiques, constitue "une trahison de ce qu'est la République".

La question des réparations a aussi animé les débats, plusieurs députés soulignant que les anciens propriétaires d'esclaves avaient reçu des compensations, au contraire de ces derniers.

Lors de la réception à l'Elysée pour le 25e anniversaire de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, le chef de l'Etat a jugé que "cette immense question" ne devait pas être éludée. Il a toutefois déclaré qu'il ne fallait pas "non plus faire de fausses promesses" et n'a pas annoncé d'actions concrètes.

Jean-Philippe Nilor (Martinique, LFI) a lui exhorté Emmanuel Macron "à rompre définitivement avec une position historique de tous les gouvernements successifs opposés à toute forme de réparation", et pas exclusivement "financière".

Le texte n'aborde toutefois pas ce sujet, son rapporteur Max Mathiasin souhaitant conserver sa "cohérence" et aborder la question des réparations dans un cadre plus large.

Les députés ont aussi adopté un amendement prévoyant que la France reconnaisse que "l'ensemble des textes qui ont institutionnalisé la réduction d’êtres humains à l'état de bien meuble, organisé leur déportation, leur exploitation ainsi que les violences exercées à leur encontre, sont indissociables du crime contre l'humanité".

T.M.Dan--TFWP