The Fort Worth Press - Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise

USD -
AED 3.672502
AFN 64.000222
ALL 82.213633
AMD 366.192492
ANG 1.790403
AOA 917.492783
ARS 1491.999982
AUD 1.444387
AWG 1.8025
AZN 1.700947
BAM 1.714216
BBD 2.014068
BDT 123.245347
BGN 1.69088
BHD 0.377061
BIF 2983.525658
BMD 1
BND 1.293645
BOB 6.923833
BRL 5.156106
BSD 1.00011
BTN 95.501039
BWP 13.579273
BYN 2.873533
BYR 19600
BZD 2.011079
CAD 1.418485
CDF 2255.000103
CHF 0.808597
CLF 0.023624
CLP 929.77989
CNY 6.79415
CNH 6.805275
COP 3334.82
CRC 454.896049
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.649501
CZK 21.26875
DJF 178.065263
DKK 6.55545
DOP 58.892877
DZD 133.178975
EGP 49.601595
ERN 15
ETB 161.395791
EUR 0.87694
FJD 2.237698
FKP 0.747893
GBP 0.749225
GEL 2.645032
GGP 0.747893
GHS 11.414372
GIP 0.747893
GMD 73.496504
GNF 8770.461269
GTQ 7.629975
GYD 209.171465
HKD 7.83915
HNL 26.767174
HRK 6.598599
HTG 130.872086
HUF 313.941011
IDR 18087.75
ILS 3.04269
IMP 0.747893
INR 95.49295
IQD 1310.047113
IRR 1374999.999951
ISK 125.750116
JEP 0.747893
JMD 158.397097
JOD 0.708972
JPY 162.49294
KES 129.279985
KGS 87.45003
KHR 4027.416231
KMF 431.000362
KPW 900.00035
KRW 1508.759679
KWD 0.30999
KYD 0.833268
KZT 469.152358
LAK 22526.360075
LBP 89544.669699
LKR 335.119974
LRD 181.492291
LSL 16.393971
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.416015
MAD 9.361223
MDL 17.58916
MGA 4243.906287
MKD 54.082626
MMK 2099.538185
MNT 3585.774335
MOP 8.074027
MRU 39.895694
MUR 47.159833
MVR 15.460012
MWK 1733.93635
MXN 17.57474
MYR 4.077037
MZN 63.909475
NAD 16.394259
NGN 1376.619825
NIO 36.795674
NOK 9.765403
NPR 152.801662
NZD 1.75545
OMR 0.384489
PAB 0.999974
PEN 3.406711
PGK 4.396413
PHP 61.604998
PKR 277.971995
PLN 3.77916
PYG 6077.791169
QAR 3.635631
RON 4.591798
RSD 102.903985
RUB 76.371337
RWF 1470.379427
SAR 3.793621
SBD 8.097299
SCR 13.807383
SDG 600.506991
SEK 9.695699
SGD 1.294075
SHP 0.746601
SLE 24.374951
SLL 20969.503664
SOS 571.463631
SRD 37.586996
STD 20697.981008
STN 21.474745
SVC 8.750301
SYP 110.532098
SZL 16.402179
THB 33.44695
TJS 9.259464
TMT 3.51
TND 2.95659
TOP 2.40776
TRY 46.857699
TTD 6.791828
TWD 32.066503
TZS 2627.627015
UAH 44.491862
UGX 3694.532705
UYU 40.267339
UZS 12012.709543
VES 674.08685
VND 26295
VUV 119.800928
WST 2.768482
XAF 574.931854
XAG 0.016967
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.802126
XDR 0.715112
XOF 574.931854
XPF 104.531968
YER 237.05018
ZAR 16.383855
ZMK 9001.202594
ZMW 18.173771
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.2200

    1079.18

    +0.02%

  • BEL20

    -55.5300

    5668.81

    -0.97%

  • PX1

    -147.6400

    8288.96

    -1.75%

  • ISEQ

    -107.5000

    13853.04

    -0.77%

  • OSEBX

    12.6500

    1958.64

    +0.65%

  • PSI20

    -117.4600

    9131.38

    -1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -29.9500

    4187.81

    -0.71%

Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise
Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise / Photo: © AFP

Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise

À l'ombre d'un arbre sur une place de Bordeaux, des livreurs de repas en attente de commande n'ont "pas d'autre choix" que de poursuivre leurs courses à vélo répétitives, malgré les 40°C qui épuisent leur organisme.

Taille du texte:

"On souffre mais on n'a pas le choix", se résigne Aboubacar, 26 ans, patientant devant un McDonald's. "Si tu ne fais pas de livraisons, tu n'auras rien, tu ne seras pas payé."

Le signal sonore d'Uber Eats retentit soudain : l'application lui propose de livrer un +tasty crousty+ à 9 kilomètres, pour 7 euros et 38 centimes. Il hésite une seconde et refuse. La demi-heure pour rentrer dans le centre de Bordeaux n'est pas rémunérée: "C'est trop loin sous cette chaleur pour ce prix-là".

Lorsqu'il n'est pas sur la route ou en train d'attendre, il se repose devant un ventilateur à la Maison des livreurs, espace associatif qui propose un accompagnement sanitaire et social, ainsi qu'un atelier d'entretien pour les vélos.

Entre 8.000 et 10.000 livreurs de repas sont inscrits dans l'agglomération de Bordeaux, et autour de 130.000 en France, d'après cette association partenaire de Médecins du Monde. Selon une enquête nationale de l'ONG, 98% de ces travailleurs sont nés à l'étranger et 64% dépourvus de titre de séjour.

- Malaises, maux de tête -

"Avec la canicule, l'état d'épuisement est considérable", pointe le coordinateur du lieu, Jonathan L'Utile Chevallier, alors qu'un travailleur somnole dans un fauteuil du local.

"Des livreurs vomissent, d'autres sont au bord du malaise, avec des maux de tête qui ne passent pas", ajoute le responsable. Selon lui, 75% des livreurs qu'accompagne l'association n'ont pas de logement stable et peinent à dormir la nuit avec la chaleur.

"Ils continuent à bout de forces, sachant qu'il n'y a pas d'accident de travail ou d'arrêt maladie puisqu'ils sont auto-entrepreneurs", souligne-t-il en dénonçant l'"inaction" des plateformes alors qu'"elles gagnent beaucoup d'argent".

Dans la salle de repos, plusieurs travailleurs dévoilent leurs revenus de la semaine. Zakaria, 39 ans, a réuni 249 euros pour 47 heures de connexion à l'application. "J'ai travaillé moins que d'habitude parce qu'il fait chaud, sinon je suis autour de 53 heures."

Face à cette troisième canicule depuis mai, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait demandé vendredi aux plateformes de prendre des "mesures" pour protéger leurs livreurs.

- Charte et bulletins -

Les deux plateformes ont annoncé mercredi à l'AFP qu'elles suspendraient les livraisons entre 14h00 et 18h00 dans les départements placés en vigilance rouge par Météo-France, comme ce fut le cas à la fin juin.

Aucun ne l'est actuellement, le niveau d'alerte se limitant à l'orange pour une soixantaine d'entre eux, où les températures restent étouffantes.

Deliveroo rappelle que les livreurs sont "totalement libres" de se connecter ou non sur l'application, et affirme "réduire les périmètres de livraison afin d'éviter les trop longues distances" sous la chaleur.

Les deux plateformes font aussi valoir une charte mise en place avec des restaurants, sans en préciser le nombre, pour que les livreurs aient accès à des sanitaires ou un espace ombragé. Mais à Bordeaux, la plupart de ceux interrogés s'accordent à dire que seule une minorité d'établissements l'applique.

Uber Eats et Deliveroo, enfin, envoient régulièrement des bulletins météo pour communiquer sur les dangers des fortes chaleurs. "On le sent bien qu'il fait chaud !", ironise un livreur.

G.George--TFWP