The Fort Worth Press - Débat historique et "moment de vérité" à l'Assemblée sur la probable censure du gouvernement Barnier

USD -
AED 3.672503
AFN 65.000331
ALL 81.855804
AMD 361.666242
ANG 1.790365
AOA 918.000216
ARS 1516.747499
AUD 1.433949
AWG 1.8
AZN 1.699029
BAM 1.75007
BBD 2.014862
BDT 123.150572
BGN 1.683441
BHD 0.377597
BIF 2993.213105
BMD 1
BND 1.281167
BOB 11.849764
BRL 4.9915
BSD 1.000362
BTN 95.757408
BWP 13.762835
BYN 3.017158
BYR 19600
BZD 2.011999
CAD 1.426125
CDF 2310.000336
CHF 0.832725
CLF 0.024821
CLP 976.869896
CNY 6.69215
CNH 6.693709
COP 3204.51
CRC 455.621222
CUC 1
CUP 24.010451
CVE 98.666285
CZK 21.814702
DJF 178.147832
DKK 6.68528
DOP 60.747601
DZD 134.613005
EGP 52.688702
ERN 15
ETB 163.410241
EUR 0.89425
FJD 2.24725
FKP 0.755381
GBP 0.755545
GEL 2.590134
GGP 0.755381
GHS 11.764759
GIP 0.755381
GMD 73.50184
GNF 8801.199025
GTQ 7.647672
GYD 209.197346
HKD 7.84744
HNL 26.853679
HRK 6.740495
HTG 131.006868
HUF 326.552499
IDR 17949
ILS 3.070005
IMP 0.755381
INR 95.64895
IQD 1516.587254
IRR 1779469.999976
ISK 122.009931
JEP 0.755381
JMD 159.428395
JOD 0.708982
JPY 158.583999
KES 129.709921
KGS 87.450114
KHR 4061.472384
KMF 440.000315
KPW 900.000318
KRW 1333.39704
KWD 0.31133
KYD 0.83368
KZT 450.673097
LAK 22494.642322
LBP 89587.097063
LKR 331.142539
LRD 170.576208
LSL 16.549941
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428319
MAD 9.679166
MDL 17.917366
MGA 4512.529585
MKD 55.100461
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.086399
MRU 40.212066
MUR 47.529996
MVR 15.450203
MWK 1734.769206
MXN 18.34505
MYR 4.092896
MZN 63.910165
NAD 16.549941
NGN 1331.060384
NIO 36.811188
NOK 9.56565
NPR 153.214773
NZD 1.78579
OMR 0.3845
PAB 1.00038
PEN 3.44445
PGK 4.471368
PHP 62.763992
PKR 276.99451
PLN 3.922275
PYG 5690.893229
QAR 3.657001
RON 4.7737
RSD 105.018034
RUB 83.950379
RWF 1475.068787
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 13.839567
SDG 601.495433
SEK 10.013895
SGD 1.280211
SHP 0.755572
SLE 24.670214
SLL 20969.491881
SOS 571.773706
SRD 37.692503
STD 20697.981008
STN 21.922074
SVC 8.753932
SYP 13002.000254
SZL 16.544455
THB 33.615993
TJS 9.218882
TMT 3.51
TND 2.992694
TOP 2.40776
TRY 49.336835
TTD 6.803001
TWD 31.938969
TZS 2644.993021
UAH 45.034652
UGX 4132.087205
UYU 40.23891
UZS 11905.241259
VES 875.701599
VND 25937
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 586.589563
XAG 0.016497
XAU 0.00023988006
XCD 2.70255
XCG 1.802979
XDR 0.707052
XOF 586.589563
XPF 106.711286
YER 236.198559
ZAR 16.54105
ZMK 9001.201015
ZMW 19.858175
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.071829
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Débat historique et "moment de vérité" à l'Assemblée sur la probable censure du gouvernement Barnier
Débat historique et "moment de vérité" à l'Assemblée sur la probable censure du gouvernement Barnier / Photo: © AFP

Débat historique et "moment de vérité" à l'Assemblée sur la probable censure du gouvernement Barnier

Une séance historique, "un moment de vérité" et de "responsabilité": Michel Barnier s'est défendu mercredi devant l'Assemblée nationale, qui débat de la motion de censure pouvant entraîner la chute de son gouvernement, un acte inédit depuis 1962 avec une grande incertitude politique et budgétaire à la clé.

Taille du texte:

La "réalité" budgétaire ne "disparaîtra pas par l'enchantement d'une motion de censure", a souligné le Premier ministre sur un ton résigné, dans un hémicycle comble et agité.

Les députés examinent deux motions de censure, déposées lundi par la gauche et le Rassemblement national, après que le gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire adopter sans vote le budget de la Sécurité sociale.

La motion de la gauche devrait être adoptée dans la soirée, grâce au soutien du RN qui estime ses demandes insuffisamment prises en compte dans le budget.

"Nous n'avons pas la même idée de la souveraineté et du patriotisme", a lancé Michel Barnier aux députés RN, après avoir tenté en vain, ces derniers jours, d'obtenir avec de nouvelles concessions la clémence du parti d'extrême droite.

"Ce n'est pas par plaisir que je n'ai présenté quasiment que des mesures difficiles dans ce budget. J'aurais préféré distribuer de l'argent", a-t-il ajouté au sujet de son projet de loi de financement, qualifié par la gauche notamment de texte "d'austérité".

Au moment du vote, les ministres se retrouveront à Matignon pour partager un verre avec le Premier ministre, selon l'entourage de Michel Barnier.

S'il est renversé, il devra immédiatement aller présenter sa démission au chef de l'État, conformément à la Constitution. Devenant ainsi le premier chef de gouvernement censuré depuis Georges Pompidou en 1962, et le plus éphémère Premier ministre de la Ve République.

 

- "Le glas d'un mandat" -

La première estocade, visant également Emmanuel Macron, avait été portée par le député LFI Éric Coquerel.

Le chef de l'État "est aujourd'hui un obstacle, et en rien une solution. Aujourd'hui nous votons la censure de votre gouvernement mais, plus que tout, nous sonnons le glas d'un mandat: celui du président", a déclaré à l'ouverture des débats le député de Seine-Saint-Denis.

"La politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget", a déclaré de son côté la cheffe des députés RN Marine Le Pen. Face à la "défiance populaire", c'est à Emmanuel Macron de "conclure s'il est en mesure de rester ou pas" président, a-t-elle ajouté, alimentant elle aussi l'hypothèse d'une démission du président de la République, que ce dernier écarte.

A rebours, Laurent Wauquiez (LR), a fustigé avec virulence "le choix de l'irresponsabilité" et du "chaos" fait selon lui par les députés lepénistes, qui s'apprêtent à "voter pour ceux qui traitent les policiers d'assassins". "Ressaisissez-vous, ressaisissez-vous", leur a-t-il intimé, en mettant en garde contre une motion de censure "qui va plonger le pays dans l'instabilité".

Il a été appuyé par Gabriel Attal, qui a accusé les députés RN de commettre "une erreur devant l'Histoire" et appelé les députés socialistes à "se ressaisir" en s'affranchissant "de l'extrême gauche".

"Les institutions nous contraignent à mêler nos voix à celles de l'extrême gauche, ce n'est pas de gaité de cœur", avait répondu par avance Marine Le Pen.

- Une nomination dès cette semaine ? -

Jusqu'au dernier moment, les responsables de l'exécutif et de la coalition gouvernementale ont voulu écarter l'inéluctabilité d'un renversement du gouvernement.

Depuis Ryad en Arabie saoudite, Emmanuel Macron a dit mardi ne "pas croire au vote de la censure", pointant le "cynisme insoutenable" du RN s'il joignait ses voix à celles du NFP, et du côté du PS une "perte de repères complète".

Michel Barnier avait lui souligné, sur TF1 et France 2, que chaque député avait "une part de responsabilité", espérant que prévale "l'intérêt supérieur du pays".

Emmanuel Macron doit arriver à Paris en fin de journée, juste à temps pour recevoir à l'Élysée Michel Barnier s'il est renversé.

Ensuite, le président entend désigner "rapidement" un successeur à Matignon, selon tous ses interlocuteurs.

Les noms du ministre des Armées Sébastien Lecornu, du LR Xavier Bertrand ou du président du MoDem François Bayrou sont à nouveau évoqués, comme cet été, pour Matignon.

Une nomination avant la cérémonie en grande pompe pour la réouverture de Notre-Dame, samedi, est "possible" mais pas garantie, estime un proche, qui rappelle les délais souvent longs d'Emmanuel Macron en matière de remaniements. "Rien n'est acté", se borne pour l'instant à répondre l'entourage présidentiel.

Au sein du socle commun, qui peinait déjà à soutenir de manière unie Michel Barnier (LR, Modem, Horizons et macronistes), les fissures pourraient s'élargir sur les stratégies d'après-censure.

- "Accord de non censure" -

Les Républicains menacent déjà de reprendre leur liberté. Leur chef de file Laurent Wauquiez souligne que l'engagement de son parti avec la coalition gouvernementale en septembre "ne valait que pour Michel Barnier".

De son côté, le chef de file des députés macronistes Gabriel Attal propose de nouer un accord de "non censure" de LR jusqu'au PS pour échapper à la tutelle du RN.

La gauche reste désunie. Dans son discours, le président du groupe PS Boris Vallaud a évoqué un "accord de non censure" qui permette aux macronistes de rompre avec un "gouvernement de connivence avec l'extrême droite".

Enfin LFI continue de proposer la nomination à Matignon de la haute fonctionnaire Lucie Castets, et surtout de réclamer la démission d'Emmanuel Macron.

sl-parl-bpa/sde/jco

S.Jones--TFWP