The Fort Worth Press - Afghanistan: troisième rentrée scolaire sans les filles

USD -
AED 3.672503
AFN 65.000331
ALL 81.855804
AMD 361.666242
ANG 1.790365
AOA 918.000216
ARS 1516.747499
AUD 1.433949
AWG 1.8
AZN 1.699029
BAM 1.75007
BBD 2.014862
BDT 123.150572
BGN 1.683441
BHD 0.377597
BIF 2993.213105
BMD 1
BND 1.281167
BOB 11.849764
BRL 4.9915
BSD 1.000362
BTN 95.757408
BWP 13.762835
BYN 3.017158
BYR 19600
BZD 2.011999
CAD 1.426125
CDF 2310.000336
CHF 0.832725
CLF 0.024821
CLP 976.869896
CNY 6.69215
CNH 6.693709
COP 3204.51
CRC 455.621222
CUC 1
CUP 24.010451
CVE 98.666285
CZK 21.814702
DJF 178.147832
DKK 6.68528
DOP 60.747601
DZD 134.613005
EGP 52.688702
ERN 15
ETB 163.410241
EUR 0.89425
FJD 2.24725
FKP 0.755381
GBP 0.755545
GEL 2.590134
GGP 0.755381
GHS 11.764759
GIP 0.755381
GMD 73.50184
GNF 8801.199025
GTQ 7.647672
GYD 209.197346
HKD 7.84744
HNL 26.853679
HRK 6.740495
HTG 131.006868
HUF 326.552499
IDR 17949
ILS 3.070005
IMP 0.755381
INR 95.64895
IQD 1516.587254
IRR 1779469.999976
ISK 122.009931
JEP 0.755381
JMD 159.428395
JOD 0.708982
JPY 158.583999
KES 129.709921
KGS 87.450114
KHR 4061.472384
KMF 440.000315
KPW 900.000318
KRW 1333.39704
KWD 0.31133
KYD 0.83368
KZT 450.673097
LAK 22494.642322
LBP 89587.097063
LKR 331.142539
LRD 170.576208
LSL 16.549941
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428319
MAD 9.679166
MDL 17.917366
MGA 4512.529585
MKD 55.100461
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.086399
MRU 40.212066
MUR 47.529996
MVR 15.450203
MWK 1734.769206
MXN 18.34505
MYR 4.092896
MZN 63.910165
NAD 16.549941
NGN 1331.060384
NIO 36.811188
NOK 9.56565
NPR 153.214773
NZD 1.78579
OMR 0.3845
PAB 1.00038
PEN 3.44445
PGK 4.471368
PHP 62.763992
PKR 276.99451
PLN 3.922275
PYG 5690.893229
QAR 3.657001
RON 4.7737
RSD 105.018034
RUB 83.950379
RWF 1475.068787
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 13.839567
SDG 601.495433
SEK 10.013895
SGD 1.280211
SHP 0.755572
SLE 24.670214
SLL 20969.491881
SOS 571.773706
SRD 37.692503
STD 20697.981008
STN 21.922074
SVC 8.753932
SYP 13002.000254
SZL 16.544455
THB 33.615993
TJS 9.218882
TMT 3.51
TND 2.992694
TOP 2.40776
TRY 49.336835
TTD 6.803001
TWD 31.938969
TZS 2644.993021
UAH 45.034652
UGX 4132.087205
UYU 40.23891
UZS 11905.241259
VES 875.701599
VND 25937
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 586.589563
XAG 0.016497
XAU 0.00023988006
XCD 2.70255
XCG 1.802979
XDR 0.707052
XOF 586.589563
XPF 106.711286
YER 236.198559
ZAR 16.54105
ZMK 9001.201015
ZMW 19.858175
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.071829
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Afghanistan: troisième rentrée scolaire sans les filles
Afghanistan: troisième rentrée scolaire sans les filles / Photo: © AFP

Afghanistan: troisième rentrée scolaire sans les filles

La rentrée scolaire a eu lieu mercredi en Afghanistan, une troisième rentrée sans les filles en ce qui concerne le secondaire d'où elles ont été bannies par les autorités talibanes.

Taille du texte:

Le ministère de l'Education avait annoncé mardi que la rentrée pour le primaire et le secondaire aurait lieu mercredi, premier jour de l'année calendaire afghane.

Moins d'un an après leur retour au pouvoir, les talibans avaient interdit en mars 2022 aux Afghanes de suivre les cours de l'enseignement secondaire.

L'Afghanistan est le seul pays au monde où l'éducation des filles a été interdite après l'école primaire.

Des alternatives en ligne existent, mais elles sont réservées aux adolescentes ayant un accès à internet et ne les empêchent pas d'accumuler un retard scolaire par rapport aux garçons, tout en les désociabilisant.

Les autorités talibanes ont imposé une interprétation ultra-rigoriste de l'islam dont les femmes sont les premières cibles, au nom d'une politique décriée par les Nations unies comme étant un "apartheid de genre".

"L'année scolaire (...) va commencer dans toutes les provinces lorsque sonnera la cloche à une cérémonie" organisée à l'école Amani, dans la capitale Kaboul, avait annoncé mardi le ministère de l'Education.

C'est dans cette grande école kaboulie qu'est traditionnellement lancée l'année scolaire en Afghanistan.

Des élèves en uniforme noir et blanc se tenaient en rang devant l'entrée de l'école, avec à la main de petits drapeaux de l'Emirat islamique de mêmes couleurs, alors qu'arrivaient des responsables locaux, a constaté un photographe de l'AFP.

La couverture de cette cérémonie avait été explicitement interdite aux journalistes femmes par le ministère de l'Education.

Les universités publiques, desquelles les femmes ont été bannies en décembre 2022, ont pour leur part récemment fait leur rentrée académique.

Les femmes, désormais interdites de sport, de hammam, de musée, de parc ou de salon de beauté, et dont l'accès à l'emploi a été très restreint, ont peu à peu été effacées de l'espace public sous l'administration talibane.

La question du traitement des femmes est l'obstacle majeur à des relations diplomatiques avec la communauté internationale pour l'Afghanistan, dont le gouvernement n'est reconnu à ce jour par aucun pays.

- "La moitié de la société" -

Zuhal Shirzad, âgée de 18 ans, a dû quitter le secondaire il y a trois ans et voit avec chagrin cette rentrée, qu'elle aurait dû faire en terminale, avant de préparer son entrée à l'université.

"Ca fait presque trois ans que je ne peux plus aller à l'école. J'ai frôlé la dépression", déclare la jeune fille, interrogée à Kaboul par l'AFP. "C'est très dur pour moi que les garçons de mon âge étudient et pas moi. C'est de la discrimination de genre."

Mais "je n'abandonnerai jamais mes rêves", ajoute-t-elle. "Si les écoles ne rouvrent pas (aux jeunes filles), je continuerai à étudier en ligne pour devenir un jour une femme d'affaires".

Faiz Ahmad Nohmani, un adolescent de 15 ans qui a fait sa rentrée en troisième dans un établissement privé de Hérat (ouest), est "vraiment désolé que les filles ne viennent pas à l'école".

"Aujourd'hui quand je suis arrivé, j'aurais aimé que nos soeurs viennent elles aussi à l'école, parce qu'elles représentent la moitié de la société", confie-t-il à l'AFP. Mais "elles sont restées à la maison. Elles devraient étudier comme nous".

Ali Ahmad Mohammadi, un élève de 18 ans en terminale à Hérat également, est conscient de la chance qu'il a d'étudier.

"Ca nous fait progresser. Une société d'illettrés sera toujours confrontée à la stagnation," dit l'adolescent, qui souhaite entrer ensuite à l'université.

H.M.Hernandez--TFWP