The Fort Worth Press - Au Tadjikistan, ni hijabs ni minijupes pour les femmes

USD -
AED 3.672503
AFN 63.498398
ALL 79.98113
AMD 363.606184
ANG 1.790365
AOA 916.999511
ARS 1514.2392
AUD 1.408421
AWG 1.80125
AZN 1.705413
BAM 1.708652
BBD 2.017569
BDT 123.016306
BGN 1.683441
BHD 0.377675
BIF 3009.693046
BMD 1
BND 1.276826
BOB 11.019233
BRL 5.100993
BSD 1.001708
BTN 95.700376
BWP 13.566652
BYN 3.034653
BYR 19600
BZD 2.014686
CAD 1.40864
CDF 2311.000168
CHF 0.82182
CLF 0.02399
CLP 947.249928
CNY 6.699801
CNH 6.706935
COP 3210.67
CRC 446.954706
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.331177
CZK 21.311602
DJF 178.387186
DKK 6.54283
DOP 59.555583
DZD 133.956179
EGP 51.650301
ERN 15
ETB 162.001494
EUR 0.875298
FJD 2.237198
FKP 0.750528
GBP 0.751245
GEL 2.594951
GGP 0.750528
GHS 11.580111
GIP 0.750528
GMD 73.497933
GNF 8806.300698
GTQ 7.644358
GYD 209.516571
HKD 7.843755
HNL 26.88956
HRK 6.594398
HTG 130.923832
HUF 316.842996
IDR 17804
ILS 3.01192
IMP 0.750528
INR 95.672497
IQD 1312.284595
IRR 1374649.999924
ISK 121.140171
JEP 0.750528
JMD 157.979111
JOD 0.709041
JPY 157.663503
KES 129.529559
KGS 87.450114
KHR 4064.177664
KMF 429.999937
KPW 900.000318
KRW 1354.890332
KWD 0.30891
KYD 0.834757
KZT 447.981689
LAK 22440.145198
LBP 89704.93035
LKR 329.691738
LRD 173.304154
LSL 16.249055
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385386
MAD 9.56663
MDL 17.615068
MGA 4387.386482
MKD 53.750759
MMK 2099.577364
MNT 3597.923561
MOP 8.092553
MRU 40.109729
MUR 47.879764
MVR 15.460075
MWK 1737.04511
MXN 17.33542
MYR 4.076033
MZN 63.879702
NAD 16.249055
NGN 1324.650236
NIO 36.867648
NOK 9.46499
NPR 153.119089
NZD 1.75317
OMR 0.384495
PAB 1.001717
PEN 3.384019
PGK 4.462558
PHP 62.616499
PKR 277.60441
PLN 3.80656
PYG 5960.800073
QAR 3.641478
RON 4.618197
RSD 102.754839
RUB 84.250412
RWF 1478.537014
SAR 3.755768
SBD 8.026013
SCR 13.953203
SDG 601.485792
SEK 9.85578
SGD 1.276203
SHP 0.74758
SLE 24.649645
SLL 20969.491881
SOS 572.491908
SRD 37.740206
STD 20697.981008
STN 21.40439
SVC 8.765163
SYP 13002.000254
SZL 16.244338
THB 33.201973
TJS 9.241024
TMT 3.5
TND 2.952007
TOP 2.40776
TRY 48.83725
TTD 6.806477
TWD 31.719598
TZS 2644.998006
UAH 44.878718
UGX 3906.922294
UYU 40.222429
UZS 11835.110449
VES 851.341295
VND 25986.5
VUV 118.348377
WST 2.752527
XAF 574.15788
XAG 0.015104
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.805363
XDR 0.707052
XOF 574.15788
XPF 104.189509
YER 236.550545
ZAR 16.20645
ZMK 9001.210284
ZMW 19.509105
ZWL 321.999592
SSP 5712.590503
MXV 1.964731
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Au Tadjikistan, ni hijabs ni minijupes pour les femmes
Au Tadjikistan, ni hijabs ni minijupes pour les femmes / Photo: © AFP

Au Tadjikistan, ni hijabs ni minijupes pour les femmes

Jupes trop courtes, mais hijabs trop longs. Au Tadjikistan, les femmes sont sommées de s'habiller "à la tadjike" par les autorités de ce pays musulman laïque d'Asie centrale qui justifient leur lutte contre l’influence étrangère et l'islam radical par la défense de l’identité nationale.

Taille du texte:

Le gouvernement s’immiscera dans la garde-robe des Tadjikes avec un livre destiné aux filles et femmes "de tout âge", leur recommandant que porter "au travail, à la maison, au théâtre et lors de fêtes".

Publié en juillet prochain, ce manuel est basé sur des "sources scientifiques et historiques", a indiqué à l’AFP un responsable du ministère de la Culture, Khourched Nizomi.

Une décision qui laisse sceptique Firouza Naïmova, pharmacienne, quant aux priorités du gouvernement.

"Il y a beaucoup de problèmes économiques et sociaux : le manque d'électricité, la qualité de l’air, l'émigration" vers la Russie, dit à l'AFP la quinquagénaire, rencontrée à Douchanbé, capitale de la plus pauvre des ex-républiques soviétiques.

"Pourquoi veut-on donner des leçons aux femmes ? Elles peuvent choisir leurs propres vêtements. Ou au maximum, tenir compte de l’avis de leur famille", estime Mme Naïmova.

Cette édition "surpassera les précédentes" promettent les autorités. La dernière en 2018 invitait à bannir les "vêtements européens dénudés, minijupes, décolletés, mais aussi le noir et les hijabs" au profit de robes traditionnelles aux couleurs vives.

- "Piétinent nos valeurs" -

Sur demande d’Emomali Rakhmon, président depuis 1992, une loi adoptée en juin 2024 interdit "l'importation et la vente de vêtements étrangers ainsi que leur port dans les lieux publics" et enjoint aux Tadjiks de respecter "le port des vêtements nationaux".

"Au Tadjikistan, les femmes ont toujours subi des pressions sur leur tenue vestimentaire", explique à l'AFP Farzona Saïdzoda, co-autrice du projet féministe "Tell me sister".

"Sous l'URSS le hijab n'était pas porté car considéré comme étranger à notre culture, à l'Asie centrale. Mais cela vaut aussi pour les vêtements plus ouverts, plus courts", poursuit Mme Saïzoda.

Les médias étatiques relaient la parole présidentielle en fustigeant les "prétendues artistes" mettant des minijupes, les "imitateurs" du style américain et les femmes portant le hijab.

Cette politique de contrôle strict a débuté après la victoire des forces ex-communistes du président Rakhmon contre une coalition de démocrates et d’islamistes lors d'une guerre civile aux dizaines de milliers de morts (1992-1997).

Le pouvoir entreprend de solidifier une nation divisée et d’éradiquer l’islam en tant que force politique, à l’instar de toute opposition.

Car après des décennies d’athéisme soviétique, l’indépendance a vu un retour du religieux dans une société en proie à des difficultés économiques, avec l’enrôlement de Tadjiks dans des organisations jihadistes au Moyen-Orient ou en Afghanistan voisin.

"La situation est inquiétante. Ceux qui portent les vêtements étrangers comme le hijab se croient différents, intelligents et supérieurs aux autres. Ils ne sont rien et piétinent nos valeurs, sapent notre identité", a tempêté M. Rakhmon.

- Barbe de facto interdite -

Les autorités ont redoublé d’ardeur après l’arrestation en Russie de Tadjiks accusés de l'attentat dans une salle de spectacle moscovite en mars 2024, revendiqué par le groupe Etat islamique.

"Je porte le hijab depuis neuf ans. Je n'avais jamais eu de problème jusqu'à cette année, où on m'a demandé de montrer mes cheveux dans un ministère, puis au marché", raconte à l’AFP Djamila, médecin.

"Au printemps, certaines de mes amies (en hijab) ont été arrêtées et elles ont eu une amende", assure-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos non vérifiées par l’AFP montrent des scènes similaires.

"Le président a décidé qu'il était totalement interdit de porter des vêtements étrangers. Si vous voulez cachez votre cou, nouez le foulard différemment pour que ça paraisse tadjik", explique devant un hôpital une dame à d'autres femmes voilées.

Et les autorités comptent sur les couturiers pour soutenir la "relance des traditions nationales".

"Nous créons des robes modernes en utilisant notre riche tradition culturelle, pour les porter au quotidien", explique Khourched Sattorov dans son atelier.

"Pour les femmes qui souhaitent couvrir leurs cheveux, nous avons des tissus nationaux", montre-t-il.

Ces restrictions vestimentaires pourraient bientôt s’appliquer aux hommes.

Le port de la barbe, de facto interdit, suffit pour être suspecté de soutenir des "groupes terroristes", et le ministère de la Culture a indiqué à l’AFP réfléchir à "un manuel distinct".

J.Ayala--TFWP