The Fort Worth Press - Douze ans après les JO de Londres, les logements sociaux promis se font attendre

USD -
AED 3.672497
AFN 62.485341
ALL 82.819398
AMD 376.075163
ANG 1.790083
AOA 917.000296
ARS 1397.068099
AUD 1.436224
AWG 1.8
AZN 1.702996
BAM 1.688145
BBD 2.009072
BDT 122.394372
BGN 1.709309
BHD 0.377663
BIF 2958.624827
BMD 1
BND 1.276256
BOB 6.893129
BRL 5.265802
BSD 0.997544
BTN 93.230733
BWP 13.63089
BYN 2.970277
BYR 19600
BZD 2.006223
CAD 1.37491
CDF 2272.999481
CHF 0.787645
CLF 0.023192
CLP 915.819745
CNY 6.880501
CNH 6.897355
COP 3712.41
CRC 465.238726
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.175414
CZK 21.123005
DJF 177.636605
DKK 6.446735
DOP 59.194938
DZD 132.677581
EGP 52.692497
ERN 15
ETB 155.750187
EUR 0.86288
FJD 2.22275
FKP 0.74705
GBP 0.746665
GEL 2.715034
GGP 0.74705
GHS 10.912826
GIP 0.74705
GMD 72.999363
GNF 8743.725967
GTQ 7.640618
GYD 208.6928
HKD 7.824935
HNL 26.402945
HRK 6.502016
HTG 130.655262
HUF 336.481004
IDR 16884
ILS 3.1229
IMP 0.74705
INR 93.752502
IQD 1306.805921
IRR 1315049.999851
ISK 124.080037
JEP 0.74705
JMD 157.11949
JOD 0.708994
JPY 158.755505
KES 129.601734
KGS 87.448502
KHR 3997.255178
KMF 425.000072
KPW 899.971148
KRW 1497.945002
KWD 0.306379
KYD 0.831294
KZT 480.792301
LAK 21441.54953
LBP 89332.395375
LKR 313.246356
LRD 182.547937
LSL 16.914492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385596
MAD 9.32385
MDL 17.446884
MGA 4151.759319
MKD 53.172354
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.048336
MRU 39.820637
MUR 46.504601
MVR 15.450298
MWK 1729.410597
MXN 17.87835
MYR 3.956498
MZN 63.909965
NAD 16.912959
NGN 1374.119643
NIO 36.709839
NOK 9.69115
NPR 149.169001
NZD 1.71616
OMR 0.384505
PAB 0.997544
PEN 3.4702
PGK 4.307127
PHP 59.894025
PKR 278.458498
PLN 3.687995
PYG 6518.521076
QAR 3.647765
RON 4.396402
RSD 101.337985
RUB 80.803103
RWF 1458.380986
SAR 3.753774
SBD 8.051718
SCR 13.882274
SDG 601.000047
SEK 9.32815
SGD 1.279665
SHP 0.750259
SLE 24.550093
SLL 20969.510825
SOS 570.111649
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.147215
SVC 8.728114
SYP 110.977546
SZL 16.908277
THB 32.573499
TJS 9.531352
TMT 3.5
TND 2.939722
TOP 2.40776
TRY 44.346499
TTD 6.771674
TWD 32.002497
TZS 2570.000391
UAH 43.799335
UGX 3765.930542
UYU 40.64581
UZS 12161.753917
VES 456.504355
VND 26357
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.190351
XAG 0.014342
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.797757
XDR 0.704159
XOF 566.190351
XPF 102.939019
YER 238.650095
ZAR 17.04585
ZMK 9001.202436
ZMW 19.326828
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.4800

    966.22

    -0.05%

  • BEL20

    4.4500

    4944.31

    +0.09%

  • PX1

    -31.6800

    7694.89

    -0.41%

  • ISEQ

    -27.8100

    12061.95

    -0.23%

  • OSEBX

    -6.6300

    1942.28

    -0.34%

  • PSI20

    36.8700

    8815.55

    +0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    5.6400

    3765.67

    +0.15%

Douze ans après les JO de Londres, les logements sociaux promis se font attendre
Douze ans après les JO de Londres, les logements sociaux promis se font attendre / Photo: © AFP

Douze ans après les JO de Londres, les logements sociaux promis se font attendre

Douze ans après les Jeux de Londres, les grues restent omniprésentes dans le parc olympique où de nombreux immeubles sont encore en construction.

Taille du texte:

Mais les promesses de logements à prix "abordable" sont loin d'avoir été tenues dans le quartier qui s'est fortement gentrifié.

Les Jeux de Londres, souvent décrits comme un succès, ont eu lieu dans l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale britannique, à Stratford, dans l'arrondissement de Newham, dans l'est.

C'était au XIXe siècle le coeur de l'industrie londonienne, mais après le déclin des années 60 et 70, n'y sont restés que des sols pollués et une population déshéritée.

Lors de la candidature pour les JO, la promesse était claire: les Jeux profiteraient "directement" aux habitants et des dizaines de milliers de logements, en particulier sociaux, seraient construits, dont une grande partie à des tarifs "abordables".

Mois après mois, de nouveaux habitants continuent d'arriver sur le parc, dans des immeubles neufs.

Julia Johnson, 33 ans, y a aménagé il y a deux ans avec son conjoint, après avoir vécu dans le centre londonien. "Les appartements sont bien faits; le quartier est agréable", se félicite cette gestionnaire de projet, en promenant son chien.

Des cafés ont poussé. Il y a l'embarras du choix pour les salles de sport, sans oublier la superbe piscine héritée des JO. Le parc est le paradis des joggeurs et des promeneurs.

Un immense centre commercial a ouvert. Et depuis 2022, une nouvelle ligne de métro permet de rejoindre le centre de Londres en une quinzaine de minutes.

Bientôt, le Victoria and Albert Museum inaugurera une antenne dans le parc, de même que Sadler's Wells, une salle incontournable dans la danse, ou le studio BBC Music. Des universités s'y installent.

Tout ceci a un coût.

Julia paie 2.300 livres sterling (2.663 euros) par mois pour un appartement avec deux chambres, un prix similaire aux quartiers centraux de la capitale.

"Dans d'autres immeubles, des amis ont un loyer de 3.000 livres sterling", ajoute-t-elle. Ses voisins travaillent pour beaucoup dans la haute technologie.

- "Océan de pauvreté" -

"Les principaux bénéficiaires sont des gens aisés", critique Penny Bernstock, chercheuse à l'université UCL, qui dénonce le manque de logements abordables sur le parc olympique.

Au total, près de 12.400 logements y ont été construits, dont un millier de logements sociaux - soit moins de 10% - , selon les chiffres de la London Legacy Development Corporation (LLDC), qui s'occupe de la reconversion des lieux des JO.

"Quand on pense à l'argent dépensé, aux promesses en faveur des populations locales dans la candidature pour les JO, c'est un scandale", s'emporte-t-elle.

Et si le parc a connu "une gentrification dopée aux stéroïdes", c'est désormais "un îlot de richesse dans un océan de pauvreté".

Car les autres quartiers de l'arrondissement de Newham sont parmi les plus pauvres de Londres et même d’Angleterre.

Les personnes défavorisées, qui vivent juste un peu plus loin de l'ancien site des Jeux, continuent d'habiter des immeubles vétustes. Tout en subissant les conséquences de la transformation de Stratford.

Narjiss Kadiri, mère au foyer de 45 ans, habite à la sortie du parc olympique.

Jusque là, avec son mari et leurs cinq enfants, elle louait un appartement privé, 1.000 livres par mois au début, puis 1.400.

Le loyer a été augmenté à 1.800 livres quand elle est partie il y a deux ans - après avoir décroché un logement social à 600 livres par mois après 18 ans d'attente.

"Beaucoup de couples que je connaissais ont lâché l'affaire et ont quitté Londres", dit-elle.

- Dilemme -

A Newham le prix pour une location a augmenté de 58% entre 2012 et 2019. De 20,3% entre 2020 et 2023, la plus forte hausse de tous les quartiers londoniens. En 2023, le loyer moyen d'un appartement y était de 1.850 livres (2.145 euros).

Avec des attentes de logement social au deuxième plus haut niveau en Angleterre en 2022, selon les recherches de Penny Bernstock.

"Ces augmentations sont particulièrement problématiques vu les revenus des habitants de Newham", souligne Penny Bernstock, qui y voit l'"effet des JO".

Mark Robinson, un responsable à la LLDC, reconnaît un dilemme concernant le parc olympique: "On investit un montant considérable dans une zone, la valeur du terrain augmente, ce qui fait monter les loyers et les gens que l'on voulait aider peuvent être exclus du marché."

Mais à Stratford, les constructions vont se poursuivre encore une quinzaine d'années, dont des milliers de logements "abordables", dit-il.

Et pour l'ensemble de l'arrondissement de Newham, les Jeux ont aussi entraîné "des choses positives", reconnait Penny Bernstock, comme les "très bonnes écoles" qui y ont ouvert ces dernières années.

Ou la baisse de la criminalité même à la périphérie de Stratford. "Le coin est beaucoup plus sûr qu'avant les Jeux", constate Narjiss Kadiri.

M.T.Smith--TFWP