The Fort Worth Press - Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle

USD -
AED 3.67315
AFN 62.506465
ALL 82.894362
AMD 377.319892
ANG 1.790083
AOA 916.999838
ARS 1397.492201
AUD 1.43539
AWG 1.8
AZN 1.706959
BAM 1.687977
BBD 2.01456
BDT 122.73608
BGN 1.709309
BHD 0.377686
BIF 2965
BMD 1
BND 1.279846
BOB 6.926967
BRL 5.274202
BSD 1.000203
BTN 93.723217
BWP 13.705842
BYN 2.961192
BYR 19600
BZD 2.011712
CAD 1.37534
CDF 2272.999858
CHF 0.790945
CLF 0.02313
CLP 913.29907
CNY 6.880498
CNH 6.89499
COP 3716.01
CRC 466.057627
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.249557
CZK 21.095012
DJF 178.123395
DKK 6.447315
DOP 59.874988
DZD 132.648986
EGP 52.710602
ERN 15
ETB 157.374985
EUR 0.86294
FJD 2.221803
FKP 0.74705
GBP 0.746455
GEL 2.715015
GGP 0.74705
GHS 10.904967
GIP 0.74705
GMD 72.999411
GNF 8780.000368
GTQ 7.659677
GYD 209.341164
HKD 7.82715
HNL 26.520334
HRK 6.526387
HTG 131.152069
HUF 336.373049
IDR 16905
ILS 3.12205
IMP 0.74705
INR 93.873601
IQD 1310
IRR 1315050.00032
ISK 124.100338
JEP 0.74705
JMD 157.845451
JOD 0.709061
JPY 158.708501
KES 129.579875
KGS 87.4485
KHR 4014.999755
KMF 424.999851
KPW 899.971148
KRW 1495.809924
KWD 0.30655
KYD 0.833571
KZT 482.866057
LAK 21549.999711
LBP 89549.999964
LKR 314.407654
LRD 183.602094
LSL 16.849753
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395002
MAD 9.362042
MDL 17.4948
MGA 4165.000385
MKD 53.139493
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.061125
MRU 40.110204
MUR 49.201173
MVR 15.449742
MWK 1737.000359
MXN 17.82445
MYR 3.956496
MZN 63.908035
NAD 16.820218
NGN 1379.980262
NIO 36.720106
NOK 9.678604
NPR 149.95361
NZD 1.71658
OMR 0.384457
PAB 1.000203
PEN 3.473011
PGK 4.3055
PHP 59.882496
PKR 279.250376
PLN 3.684555
PYG 6526.476592
QAR 3.644026
RON 4.396699
RSD 101.351033
RUB 80.49721
RWF 1460
SAR 3.753687
SBD 8.051718
SCR 14.949356
SDG 600.999933
SEK 9.31975
SGD 1.278815
SHP 0.750259
SLE 24.549964
SLL 20969.510825
SOS 571.498886
SRD 37.340262
STD 20697.981008
STN 21.63
SVC 8.752314
SYP 110.977546
SZL 16.850211
THB 32.656995
TJS 9.597587
TMT 3.5
TND 2.905035
TOP 2.40776
TRY 44.34696
TTD 6.795811
TWD 31.9333
TZS 2570.000173
UAH 43.928935
UGX 3745.690083
UYU 40.762429
UZS 12205.000204
VES 456.504355
VND 26357
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.134155
XAG 0.014354
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.802694
XDR 0.704159
XOF 568.496327
XPF 103.397606
YER 238.649931
ZAR 17.008897
ZMK 9001.200612
ZMW 18.929544
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle
Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle / Photo: © AFP

Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle

Les Etats-Unis jugent que le vote du Parlement sénégalais qui reporte la présidentielle et prolonge le mandat du président Macky Sall n'est pas "légitime", réaction la plus critique à ce jour d'un important partenaire face à la grave crise politique en cours.

Taille du texte:

"Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les mesures prises pour repousser l'élection présidentielle du 25 février au Sénégal, qui vont à l'encontre de la forte tradition démocratique" du pays, a affirmé le Département d'Etat dans un communiqué.

Ils sont "particulièrement alarmés" par les conditions dans lesquelles les députés ont entériné lundi ce report décrété de facto par le président Sall deux jours plus tôt et par l'évacuation de force par les gendarmes des parlementaires qui s'opposaient au vote, dit le Département d'Etat.

Etant donné ces circonstances, "le vote ne peut être considéré comme légitime", ajoute-t-il.

Il s'agit de la réaction la plus tranchée à ce jour d'un allié du Sénégal devant une modification de dernière minute du calendrier qui a suscité une indignation largement répandue au Sénégal, des cris de "coup d'Etat constitutionnel" de la part de l'opposition et l'inquiétude d'un certain nombre de partenaires étrangers.

L'organisation ouest-africaine Cedeao, dont le Sénégal est membre et au sein de laquelle il a constamment plaidé pour le respect de l'ordre constitutionnel dans les autres pays, l'a encouragé à "prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral".

"La communauté internationale est en train de lâcher Macky Sall", a estimé devant la presse Amadou Ba, mandataire du candidat antisystème Bassirou Diomaye Faye.

Onze candidats ou leurs représentants réunis en collectif ont appelé la communauté internationale à cesser de reconnaître le président Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, au-delà du 2 avril, date officielle de la fin de son mandat avant que l'Assemblée ne le prolonge.

"Si on peut faire des dérogations (...) sur la durée du mandat, on peut faire une dérogation sur le nombre de mandats, on peut faire une dérogation sur la forme républicaine de l'Etat", a dit Amadou Ba.

Les candidats ont fait part de leur intention de continuer à faire campagne. Ils ont appelé les syndicats et les chefs religieux à "une convergence de toutes les forces vives de la nation" pour faire reculer le président Sall.

Pour la première fois, les Sénégalais, qui devaient élire leur cinquième président le 25 février, le feront presque dix mois plus tard que prévu, si les choses ne changent pas encore d'ici là.

Le vote de l'Assemblée lundi soir parachève pour le moment l'une des plus graves crises institutionnelles qu'ait connues depuis l'indépendance en 1960 ce pays volontiers vanté pour sa stabilité et sa pratique démocratique dans une région troublée.

- Données mobiles rétablies -

L'adoption de la proposition par une alliance de députés du camp présidentiel et de partisans du candidat Karim Wade, disqualifié par la Cour constitutionnelle, a plongé le pays dans une grande fébrilité et la crainte de nouveaux troubles, après ceux meurtriers de mars 2021 et juin 2023.

Les autorités ont suspendu lundi et mardi l'internet des données mobiles, moyen de plus en plus couramment employé pour enrayer les mobilisations. Mais l'accès a été rétabli mercredi dans la capitale, où l'activité revenait à la normale après avoir sérieusement ralenti pendant deux jours.

L'émoi s'est abondamment exprimé sur les réseaux sociaux, mais il n'a que peu gagné la rue. Quelques rassemblements ont été réprimés par les forces de sécurité. L'opposition et la presse ont fait état de dizaines d'arrestations.

Trois députés alliés ou membres du Pastef, Guy Marius Sagna, Abass Fall et Cheikh Aliou Beye, interpellés mardi, ont été relâchés, ont annoncé à l'AFP deux responsables du parti qui avait été à la pointe de la confrontation avec le pouvoir en 2021 et 2023. Le Pastef a été dissous par les autorités en 2023 et ses numéros un et deux, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, emprisonnés.

Le Conseil constitutionnel a disqualifié M. Sonko de la présidentielle, mais validé la candidature de M. Faye. Ce dernier s'est imposé comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

En abrogeant samedi le décret convoquant les électeurs aux urnes le 25 février, le président Sall a affirmé tirer les conclusions du conflit institutionnel ouvert après l'homologation définitive de vingt candidatures et l'invalidation de dizaines d'autres en janvier. Il a dit vouloir prévenir toute contestation électorale et de nouveaux troubles.

Le report, qui pourrait ramener le Sénégal au point de départ d'un processus électoral périlleux et dont la constitutionnalité est vivement mise en doute, a aussitôt avivé le soupçon d'un plan du camp présidentiel pour éviter une défaite annoncée, voire pour prolonger la présidence Sall. Le chef d'Etat a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter.

P.McDonald--TFWP