The Fort Worth Press - Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans

USD -
AED 3.673104
AFN 64.000368
ALL 81.091764
AMD 369.010403
ANG 1.789884
AOA 918.000367
ARS 1398.000104
AUD 1.3799
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.662466
BBD 2.013854
BDT 122.689218
BGN 1.668102
BHD 0.377404
BIF 2975
BMD 1
BND 1.267973
BOB 6.9098
BRL 4.914804
BSD 0.999873
BTN 94.420977
BWP 13.425192
BYN 2.825886
BYR 19600
BZD 2.010964
CAD 1.368195
CDF 2315.000362
CHF 0.776504
CLF 0.022628
CLP 890.580396
CNY 6.80075
CNH 6.796155
COP 3749.7
CRC 459.648974
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.718924
CZK 20.630304
DJF 177.720393
DKK 6.34307
DOP 59.467293
DZD 132.257352
EGP 52.72204
ERN 15
ETB 156.137601
EUR 0.848704
FJD 2.183504
FKP 0.734821
GBP 0.733745
GEL 2.680391
GGP 0.734821
GHS 11.264445
GIP 0.734821
GMD 73.000355
GNF 8773.107815
GTQ 7.634866
GYD 209.223551
HKD 7.828495
HNL 26.583478
HRK 6.39504
HTG 130.919848
HUF 300.852504
IDR 17359.5
ILS 2.901304
IMP 0.734821
INR 94.40555
IQD 1309.963492
IRR 1312900.000352
ISK 122.060386
JEP 0.734821
JMD 157.601928
JOD 0.70904
JPY 156.60604
KES 129.150385
KGS 87.420504
KHR 4012.087263
KMF 419.00035
KPW 899.950939
KRW 1462.110383
KWD 0.30769
KYD 0.833358
KZT 462.122307
LAK 21929.626969
LBP 89172.975107
LKR 321.915771
LRD 183.493491
LSL 16.405102
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.322723
MAD 9.144703
MDL 17.099822
MGA 4176.618078
MKD 52.342393
MMK 2099.606786
MNT 3578.902576
MOP 8.06268
MRU 39.968719
MUR 46.820378
MVR 15.455039
MWK 1733.612706
MXN 17.19605
MYR 3.921039
MZN 63.903729
NAD 16.405102
NGN 1359.450377
NIO 36.794016
NOK 9.20185
NPR 151.087386
NZD 1.67685
OMR 0.384491
PAB 0.999962
PEN 3.457057
PGK 4.415452
PHP 60.502504
PKR 278.66746
PLN 3.593895
PYG 6107.687731
QAR 3.654753
RON 4.430373
RSD 99.623038
RUB 74.203474
RWF 1465.941884
SAR 3.782036
SBD 8.032258
SCR 14.001038
SDG 600.503676
SEK 9.21914
SGD 1.26673
SHP 0.746601
SLE 24.603667
SLL 20969.496166
SOS 571.467429
SRD 37.399038
STD 20697.981008
STN 20.823594
SVC 8.749309
SYP 110.543945
SZL 16.394307
THB 32.207038
TJS 9.329718
TMT 3.51
TND 2.904513
TOP 2.40776
TRY 45.361304
TTD 6.776593
TWD 31.351504
TZS 2598.394038
UAH 43.92104
UGX 3746.547108
UYU 39.879308
UZS 12128.681314
VES 496.20906
VND 26308
VUV 118.026144
WST 2.704092
XAF 557.575577
XAG 0.012388
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.802048
XDR 0.695511
XOF 557.525817
XPF 101.364158
YER 238.603589
ZAR 16.38082
ZMK 9001.203584
ZMW 19.037864
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans
Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans / Photo: © AFP/Archives

Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans

"Ici, nous pouvons sauver notre musique", se réjouit Ramiz, un jeune musicien afghan accueilli dans le nord du Portugal avec plusieurs de ses camarades de l'école nationale de musique qui ont fui leur pays en 2021, après la prise du pouvoir par les talibans.

Taille du texte:

"Notre espoir est de pouvoir rentrer un jour en Afghanistan et montrer que notre musique n'est pas morte", confie à l'AFP cet homme de 19 ans en tenant sur ses genoux son rubab, un instrument traditionnel à cordes, sorte de luth incrusté de nacre.

Ramiz est l'un des 58 étudiants de l'Institut national de musique d'Afghanistan (Anim), âgés de 13 à 21 ans, installés dans les villes portugaises de Braga et de Guimaraes.

Avec ses camarades, plusieurs professeurs et une partie de leurs familles, ils étaient 273 réfugiés à être arrivés en avion à Lisbonne le 13 décembre 2021, après avoir quitté l'Afghanistan de crainte de représailles de la part des talibans qui ont banni la musique non religieuse.

"Lorsque les talibans sont arrivés aux portes de Kaboul, il était clair que nous devions partir", se souvient Ahmad Sarmast, le directeur de l'Anim, qui a tout fait pour faire évacuer dans l'urgence les élèves et le personnel de son institut.

"Le peuple afghan est privé de tout accès à la musique : le droit d'écouter de la musique, d'apprendre la musique, de jouer de la musique", déplore cet homme de 61 ans qui a perdu partie de son audition dans un attentat commis par les talibans en 2014.

- Un acte de résistance -

"Aujourd'hui, l'Afghanistan est une nation réduite au silence", victime d'"un génocide culturel et musical", ajoute ce spécialiste de la musique afghane qui s'est donné pour mission de sauvegarder le patrimoine musical de son pays et de faire revivre au Portugal l'école qu'il a fondée en 2010.

En attendant de trouver un local où elle pourra renaître, ses élèves sont accueillis au conservatoire de musique de Braga, où ils continuent de jouer de la musique, comme s'ils accomplissaient un acte de résistance.

"Chaque spectacle de notre école est une manière de protester contre ce qui se passe en Afghanistan", observe le "Dr Sarmast", ainsi que l'appellent ses étudiants, qui se sont produits début mars à l'occasion d'un concert avec la célèbre violoniste américaine d'origine japonaise Midori Goto.

"C'est très bien d'être ici car nous sommes tous ensemble", témoigne Shogufa, une percussionniste de 19 ans qui partage depuis le début de l'année un trois-pièces avec une autre étudiante dans le quartier du conservatoire.

A des milliers de kilomètres de Kaboul, Shogufa tente de profiter de la liberté que lui offre cette nouvelle vie au Portugal. Pendant son temps libre, cette admiratrice de Beethoven aime composer de la musique, cuisiner, sortir manger un hamburger ou faire du sport avec ses camarades dans un club de gym du quartier.

- "Poursuivre nos études" -

Alors que les femmes ne sont pas autorisées à étudier en Afghanistan, au Portugal "nous avons de la chance d'aller à l'école tous les jours" pour "poursuivre nos études", souligne la jeune femme aux cheveux bruns tirés en arrière, encore traumatisée par les images des instruments de musique détruits et brûlés par les talibans dans son école de musique à Kaboul.

Ramiz, le joueur de rubab, est lui aussi reconnaissant de pouvoir continuer à s'adonner à sa passion mais son regard s'assombrit lorsqu'il évoque sa famille restée au pays.

"Je parle à ma mère tous les jours ! Elle a besoin d'entendre ma voix chaque soir avant de s'endormir", témoigne le jeune homme dont le père et les deux frères sont également musiciens.

Il espère qu'ils pourront prochainement le rejoindre au Portugal car leur vie en Afghanistan est devenue "trop dangereuse".

Shogufa se dit elle aussi "très inquiète" pour ses parents ainsi que ses six frères et sœurs vivant dans un petit village et dont le quotidien se résume à "rester à la maison... sans projets pour l'avenir".

Pourtant, "être réfugiée à l'étranger, c'est très difficile", poursuit la percussionniste arrivée à Braga après avoir passé plus de sept mois dans un ancien hôpital militaire de Lisbonne, un séjour sous le signe de la précarité.

"Mon grand rêve est de rentrer un jour en Afghanistan, affirme-t-elle. Je suis sûre que les choses vont s'arranger... et que les talibans ne resteront pas au pouvoir pour toujours."

N.Patterson--TFWP