The Fort Worth Press - Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays

USD -
AED 3.672501
AFN 64.000316
ALL 80.660025
AMD 364.155001
ANG 1.790365
AOA 918.00005
ARS 1530.4907
AUD 1.426157
AWG 1.8
AZN 1.699559
BAM 1.716593
BBD 2.014833
BDT 123.096502
BGN 1.683441
BHD 0.377145
BIF 3013.033747
BMD 1
BND 1.278097
BOB 12.259622
BRL 5.189496
BSD 1.000307
BTN 95.794093
BWP 13.621802
BYN 3.022425
BYR 19600
BZD 2.011937
CAD 1.415625
CDF 2340.000238
CHF 0.829825
CLF 0.024352
CLP 961.550243
CNY 6.71325
CNH 6.72586
COP 3304.75
CRC 454.820731
CUC 1
CUP 24.008426
CVE 96.778865
CZK 21.413299
DJF 178.136657
DKK 6.56796
DOP 59.49006
DZD 134.160706
EGP 51.841971
ERN 15
ETB 162.282003
EUR 0.87862
FJD 2.24725
FKP 0.754924
GBP 0.755725
GEL 2.61497
GGP 0.754924
GHS 11.618906
GIP 0.754924
GMD 73.501353
GNF 8797.998859
GTQ 7.639444
GYD 209.30355
HKD 7.84415
HNL 26.849519
HRK 6.620503
HTG 130.916751
HUF 320.970299
IDR 17957
ILS 3.04806
IMP 0.754924
INR 95.78855
IQD 1310.484048
IRR 1374575.000352
ISK 120.370439
JEP 0.754924
JMD 158.265678
JOD 0.708979
JPY 157.6265
KES 129.709897
KGS 87.448194
KHR 4068.10901
KMF 433.000272
KPW 900.000318
KRW 1358.430299
KWD 0.30864
KYD 0.833633
KZT 443.156186
LAK 22438.232325
LBP 89581.428007
LKR 330.293588
LRD 172.063018
LSL 16.32106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395752
MAD 9.599596
MDL 17.756616
MGA 4416.553298
MKD 54.043972
MMK 2099.36214
MNT 3596.164164
MOP 8.082152
MRU 40.243999
MUR 47.789782
MVR 15.45022
MWK 1734.585509
MXN 17.738565
MYR 4.075979
MZN 63.910094
NAD 16.32106
NGN 1327.720263
NIO 36.810462
NOK 9.51841
NPR 153.270725
NZD 1.769295
OMR 0.385571
PAB 1.000307
PEN 3.395971
PGK 4.456927
PHP 62.379014
PKR 277.197262
PLN 3.84189
PYG 5896.344407
QAR 3.646377
RON 4.633902
RSD 103.085092
RUB 84.429704
RWF 1478.474569
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.862985
SDG 601.507172
SEK 9.936675
SGD 1.278745
SHP 0.755002
SLE 24.649813
SLL 20969.491881
SOS 571.729495
SRD 37.6675
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.753236
SYP 13002.000254
SZL 16.317198
THB 33.45013
TJS 9.228244
TMT 3.51
TND 2.961425
TOP 2.40776
TRY 48.982202
TTD 6.803879
TWD 31.793986
TZS 2644.949629
UAH 44.794751
UGX 3918.023434
UYU 40.075482
UZS 11839.206565
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.388248
WST 2.745723
XAF 576.337115
XAG 0.015704
XAU 0.000235040274
XCD 2.70255
XCG 1.80287
XDR 0.707052
XOF 576.337115
XPF 104.673717
YER 236.649761
ZAR 16.343745
ZMK 9001.19134
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.010167
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays
Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays / Photo: © AFP

Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays

La justice ougandaise examine mardi plusieurs affaires portant l'empreinte de l'autorité grandissante du chef de l'armée, Muhoozi Kainerugaba, fils du chef de l'Etat, lequel reste silencieux face aux récents oukases de celui qui se présente ouvertement comme son héritier et dauphin.

Taille du texte:

Deux critiques du régime se retrouvent à nouveau devant la justice.

Le procès pour trahison d'un opposant au président Yoweri Museveni, Kizza Besigye, reprend à Kampala. Il est emprisonné en Ouganda après avoir été enlevé au Kenya en 2024 et accusé d'avoir comploté "pour renverser par les armes le gouvernement" ougandais.

Au même moment, l'avocat de M. Besigye, Erias Lukwago, qui a déposé plainte pour cet enlèvement contre le chef de l'armée - et d'autres gradés - comparaît lui, pour une audience de procédure, devant une autre cour qui l'a récemment inculpé de "non-dénonciation de trahison", l'accusant d'avoir été au courant du complot reproché à son client.

Muhoozi Kainerugaba s'est vanté sur X d'avoir fait "capturer" Me Lukwago, le 15 juin, par des militaires et de l'avoir gardé "dans des sous-sols", se réjouissant à l'avance des "souffrances" qu'il allait lui infliger. Ce jour-là, M. Lukwago devait justement remettre au chef de l'armée la plainte le visant. Hasard du calendrier, cette plainte sera également examinée mardi.

Il a également visé des groupes de défense des droits de l'Homme, dont l'un Agora est convoqué mardi par la police.

Ce weekend, Muhoozi Kainerugaba s'est félicité d'avoir fait fermer des journaux, radios et chaîne de télévision ougandais d'un groupe de presse indépendant, dont les bureaux étaient bouclés par des militaires.

- "Ambivalence"

"En Ouganda, je ne crois PAS à la liberté de la presse !" a écrit Muhoozi Kainerugaba, aucun de ces médias "ne rouvriront sans ma permission", a-t-il ajouté, assurant que ces fermetures avaient reçu l'aval de son père.

Dans cette avalanche quotidienne de tweets devenus sa marque de fabrique - souvent incendiaires, parfois lunaires, alternant menaces physiques contre des opposants, obsession pour la chanteuse Beyonce et autocélébration - "Muhoozi", 52 ans, a plusieurs fois affirmé qu'il succéderait à son père, Yoweri Museveni, 81 ans et au pouvoir depuis 40 ans.

Si en 2022, M. Museveni avait sommé son fils de cesser de tweeter sur les affaires du pays après qu'il eut menacé d'envahir le Kenya voisin, son silence ces dernières semaines laisse penser aux analystes que le général Kainerugaba n'a désormais plus de garde-fou.

On a longtemps considéré ses menaces "comme des blagues", explique Gerald Walulya, professeur de journalisme à l'Université de Makerere à Kampala, "mais pour la première fois, on le voit capable de montrer du pouvoir sans aucune forme de modération de la part de son père".

"Le plus dérangeant c'est le silence de Museveni face aux actions" potentiellement dommageables de son fils, mais aussi "l'ambivalence du fils, qui apparaît comme agissant de son propre chef tout en affirmant travailler sous les ordres de son père", note Yusuf Serunkuma, chercheur ougandais en sciences politiques.

Cela fait longtemps que les observateurs estiment que M. Museveni, sans jamais le reconnaître, prépare son fils, diplômé de l'école britannique d'officiers de Sandhurst, à lui succéder. Il l'a nommé à la tête de l'armée en 2024, deux ans après l'avoir promu au plus haut grade.

- "cultiver la peur"

"Ougandais, m'aimez-vous? Voteriez-vous pour moi?", demandait en juin dans un de ses tweets celui qui a désormais son propre parti politique, la Ligue patriotique d'Ouganda (PLU) et qui avait un temps affirmé qu'il se présenterait à la présidentielle de début 2026. Avant de renoncer et de laisser son père remporter un 7e mandat.

"Depuis la dernière élection (...) ce n'est pas le vainqueur qui exerce le pouvoir, alors que le fils" prend toutes sortes de décision, estime Gerald Walulya. Que Museveni "soit silencieux est surprenant, ce qui peut être interprété comme un signe d'approbation".

Malgré ses 1,3 million d'abonnés sur X, la popularité réelle de Muhoozi en Ouganda, pays où la liberté d'expression est toute relative, est inconnue et M. Walulya craint que l'espace de liberté des Ougandais se rétrécisse encore plus sous la direction du chef de l'armée.

D'autant que le principal opposant ougandais, le populaire ex-chanteur Bobi Wine a quitté le pays après la présidentielle de janvier, Muhoozi l'ayant menacé de mort.

"Je ne sais pas si montrer de la force et cultiver la peur fait partie d'une stratégie de Muhoozi ou si cela lui vient naturellement car c'est la seule chose qu'il connaît en tant que soldat", s'interroge Yusuf Serunkuma. Qui estime qu'il devrait plutôt s'inspirer de son père qui a su créer une proximité avec les Ougandais et les partenaires étrangers.

J.P.Estrada--TFWP