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C'est "une période très compliquée" qui se prolonge pour Loïs Boisson: éloignée du circuit depuis septembre, la sensation du dernier Roland-Garros a déclaré forfait lundi pour l'Open d'Australie, qui démarre dimanche à Melbourne.
Révélée au grand public par sa demi-finale surprise porte d'Auteuil en juin 2025, celle qui était alors 361e mondiale a certes remporté deux mois plus tard son premier tournoi WTA à Hambourg, sur la terre battue qu'elle affectionne tant.
Mais pour le reste, l'après-Roland-Garros a souvent été frustrant pour la Dijonnaise de 22 ans.
Logiquement éliminée au premier tour des qualifications de Wimbledon sur un gazon qu'elle découvrait, la N.1 française a ensuite enchaîné les pépins physiques lors de la saison sur dur, d'abord à l'adducteur gauche puis à la cuisse gauche.
En décembre, c'est une "petite douleur à la main, à l'avant-bras" qui handicapait la joueuse, selon Ivan Ljubicic, le directeur du haut niveau de la Fédération française de tennis (FFT) qui s'exprimait début janvier au micro de RMC. L'ex-N.3 mondial restait cependant confiant à l'époque dans ses chances de disputer un premier Open d'Australie en janvier.
"Je vis une période très compliquée depuis plusieurs mois, difficile mentalement et physiquement, (avec) ces blessures qui m'empêchent d'être là où j'aimerais être", a glissé lundi sur Instagram la 35e joueuse mondiale.
Sollicité lundi par l'AFP pour connaître la nature précise de la blessure qui a forcé Boisson à renoncer à l'Open d'Australie, l'entourage de la joueuse n'a pas répondu dans l'immédiat.
"J'ai fait le maximum pour être prête dans les temps mais (...) se précipiter peut nuire à mon corps et à ma santé sur le long terme", a-t-elle écrit dans sa publication.
"C'est pour cela que j'ai pris la décision de ne pas participer à l'Open d'Australie (...) pour pouvoir être prête et à 100% pour démarrer cette saison 2026", a poursuivi la Française au coup droit ravageur, qui s'était rompu les ligaments croisés du genou gauche au printemps 2024, un an avant son épopée à Roland-Garros.
- "Année très importante" -
Depuis sa demi-finale à Paris, Boisson n'a plus remporté le moindre match en Grand Chelem. Son parcours à l'US Open, où elle venait tout juste d'annoncer la fin de sa collaboration avec son entraîneur Florian Reynet, s'est arrêté dès le premier tour.
Depuis qu'elle a intégré l'entraîneur espagnol Carlos Martinez à son équipe en septembre, la Française n'a disputé que le WTA 500 de Séoul et le WTA 1000 de Pékin, conclu par un abandon au troisième tour qui reste à ce jour son dernier match officiel.
Si la Dijonnaise n'a donné lundi aucun calendrier pour son retour sur le circuit, la première grande échéance après l'Open d'Australie sera le WTA 1000 de Doha (8-14 février).
"Sa vie a changé après Roland-Garros", rappelait début janvier Ivan Ljubicic. "Ce n'est jamais facile de passer directement des tournois WTA 125 ou ITF (les deuxième et troisième échelon du tennis professionnel, NDLR) au très haut niveau."
"Je pense que 2026 est une année très importante pour elle, pour pouvoir confirmer son statut de top 50", poursuivait le Croate. "Elle a une mentalité parfaite pour continuer à progresser", la complimentait-il alors.
Le forfait de Loïs Boisson pour l'Open d'Australie intervient quelques jours après celui d'Arthur Fils (42e), autre porte-drapeau du tennis français en 2025 avant d'être fauché par une fracture de fatigue au dos qui l'a privé de presque toute la deuxième moitié de saison.
Sans Loïs Boisson ni Arthur Fils, le camp français sera emmené à Melbourne par Arthur Rinderknech (26e mondial) et Elsa Jacquemot (58e).
T.Mason--TFWP