The Fort Worth Press - Lyon rétrogradé: John Textor, l'homme qui jongle avec les clubs de foot

USD -
AED 3.673042
AFN 66.000368
ALL 81.8702
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1524.854704
AUD 1.43887
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37704
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.220304
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.42555
CDF 2310.000362
CHF 0.828895
CLF 0.025103
CLP 991.170396
CNY 6.70455
CNH 6.706675
COP 3273.04
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.350394
CZK 21.725804
DJF 177.720393
DKK 6.641815
DOP 59.696976
DZD 133.637273
EGP 52.306104
ERN 15
ETB 163.30358
EUR 0.888604
FJD 2.24725
FKP 0.757935
GBP 0.755425
GEL 2.59504
GGP 0.757935
GHS 11.742144
GIP 0.757935
GMD 73.503851
GNF 8794.81726
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.847245
HNL 26.843171
HRK 6.694504
HTG 130.925789
HUF 327.630388
IDR 17927
ILS 3.05233
IMP 0.757935
INR 96.15875
IQD 1309.809331
IRR 1746539.000352
ISK 121.920386
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.70904
JPY 157.816504
KES 129.750385
KGS 87.450384
KHR 4055.388942
KMF 438.00035
KPW 900.000318
KRW 1345.940383
KWD 0.30883
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22458.151269
LBP 89529.691296
LKR 330.631023
LRD 170.963522
LSL 16.71656
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403012
MAD 9.93361
MDL 17.867027
MGA 4417.588481
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 39.951768
MUR 48.150378
MVR 15.450378
MWK 1733.663199
MXN 18.20318
MYR 4.085204
MZN 63.910377
NAD 16.717378
NGN 1328.660377
NIO 36.788196
NOK 9.62126
NPR 154.976729
NZD 1.78236
OMR 0.384501
PAB 0.999831
PEN 3.464622
PGK 4.52806
PHP 62.647504
PKR 276.912159
PLN 3.89605
PYG 5849.556144
QAR 3.64447
RON 4.747038
RSD 104.369038
RUB 83.801869
RWF 1480.746469
SAR 3.756424
SBD 8.064852
SCR 13.763408
SDG 601.503676
SEK 10.035475
SGD 1.27945
SHP 0.757461
SLE 24.603667
SLL 20969.491881
SOS 571.400603
SRD 37.811504
STD 20697.981008
STN 21.803457
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.713089
THB 33.589038
TJS 9.20325
TMT 3.51
TND 2.979331
TOP 2.40776
TRY 49.139804
TTD 6.77945
TWD 31.844038
TZS 2635.003038
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11792.713098
VES 865.478038
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 582.886081
XAG 0.016603
XAU 0.000241644828
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 582.886081
XPF 106.128696
YER 236.375037
ZAR 16.667455
ZMK 9001.203584
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.059657
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Lyon rétrogradé: John Textor, l'homme qui jongle avec les clubs de foot
Lyon rétrogradé: John Textor, l'homme qui jongle avec les clubs de foot / Photo: © AFP

Lyon rétrogradé: John Textor, l'homme qui jongle avec les clubs de foot

L'homme d'affaires américain John Textor, à la tête d'une petite galaxie de clubs, vient de subir un revers majeur avec la rétrogradation de Lyon en L2 en raison de comptes déséquilibrés.

Taille du texte:

Accusé de fraude aux Etats-Unis, adulé comme le "sauveur" du club de Botafogo au Brésil, conspué comme le destructeur de "l'identité" de ses clubs de Lyon et de Molenbeek en Europe, Textor est un homme complexe, inclassable, qui semble avoir insufflé dans ses entreprises plus d'espoir que de confiance.

"Les historiques virés, l’empire vendu, les valeurs bafouées la formation insultée, que reste-t-il de l’OL?". "Textor en trois ans c’est 4 entraîneurs, 2 directeurs généraux, 2 directeur financiers, 1000 promesses": ces deux banderoles, déployées dans le stade par le plus important groupe d'ultras, résument leurs griefs contre l'homme d'affaire.

Pour eux, l'identité historique du club sept fois champion de France d'affilée entre 2002 et 2008 n'a pas été respectée et la gestion est chaotique.

Au départ, l'objectif était de revenir en Ligue des champions. Le club a pris exactement le chemin inverse, avec un effectif - et donc des résultats - indignes de cette ambition.

Certes Textor a cherché à redynamiser les finances et l'organisation du club. Il s'est séparé d'actifs non essentiel comme l’Arena de Décines ou la section féminine. Il a réduit la masse salariale des joueurs et du personnel.

Mais localement, selon la presse lyonnaise, les prestataires courent après leurs factures et leur règlement est reporté chaque fois que c’est possible...

- "Despotisme et mépris" -

A Molenbeek (Belgique), l'ambiance n'est pas meilleure. L'Américain a récemment débaptisé le RWDM (Rarcing White Daring Molenbeek) en Daring Brussels et modifié le logo du club.

"Le despotisme de John Textor et son mépris des supporters ont largement dépassé les limites. Notre groupe ne cautionnera pas ces décisions d'un ego surdimensionné", a écrit un groupe de fans, le BB85.

Via Eagle Football Holdings, dont il est actionnaire majoritaire, John Textor possède Botafogo depuis 2022. Et il a ramené ce club historique sur le devant de la scène avec le gain d'une première Copa Libertadores, s'ajoutant au titre de champion national en 2024.

"Aussi longtemps que cet homme existera, je le remercierai", dit à l'AFP Francisco Correia un supporter de Botafogo, toujours en course dans la Coupe du monde des clubs qui se déroule aux Etats-Unis.

- "John est un chat" -

Avant le football, John Textor avait connu des débuts mouvementés d'investisseur en capital-risque aux Etats-Unis.

Après un premier joli coup dans l'internet grandissant des années 1990, le Floridien a connu pas mal d'échecs avec sa marque de snowboard Sims, sa société de réalité virtuelle Jester ou encore avec son site de vente de produits pour nourrissons (Baby Universe).

Sa chute la plus spectaculaire a été la banqueroute de Digital Domain, société productrice d'effets spéciaux (récompensée pour le vieillissement de Brad Pitt dans L'Etrange Histoire de Benjamin Button), malgré 135 millions de dollars d'argent public reçus en Floride pour monter un studio de 280 employés, fermé brutalement, et une école de cinéma, jamais lancée.

L'Etat de Floride attaquera ensuite Textor pour "fraude", l'accusant d'avoir masqué les dettes de sa société et d'avoir usé de méthodes de lobbying illégal. Un "procès politique", rétorqua l'Américain, dont le management fut finalement mis hors de cause par la justice.

Des investisseurs accusent par ailleurs Textor, qui avait lancé l'entreprise en Bourse dix mois avant la banqueroute, d'en avoir manipulé le cours et de les avoir trompés avec des comptes frauduleux.

"John est un chat, il retombe toujours sur ses pattes", se désole le créateur de Digital Domain Scott Ross, qui mène bataille depuis des années contre Textor, l'accusant sur ses réseaux sociaux de "s'y connaître en corruption".

J.P.Estrada--TFWP