The Fort Worth Press - VIH et sida: peu à peu, la situation s'améliore

USD -
AED 3.67305
AFN 63.500068
ALL 79.869835
AMD 363.460172
ANG 1.790365
AOA 917.000203
ARS 1514.226905
AUD 1.406084
AWG 1.80125
AZN 1.698292
BAM 1.706252
BBD 2.014735
BDT 122.843521
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3000
BMD 1
BND 1.274916
BOB 11.003708
BRL 5.1092
BSD 1.000301
BTN 95.56554
BWP 13.547596
BYN 3.03039
BYR 19600
BZD 2.011865
CAD 1.40745
CDF 2311.000191
CHF 0.820965
CLF 0.023993
CLP 947.430113
CNY 6.699799
CNH 6.69874
COP 3209.17
CRC 446.324973
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.197131
CZK 21.2815
DJF 177.719993
DKK 6.534525
DOP 59.250224
DZD 133.913705
EGP 51.547653
ERN 15
ETB 161.774656
EUR 0.87414
FJD 2.238205
FKP 0.747949
GBP 0.749995
GEL 2.595024
GGP 0.747949
GHS 11.570347
GIP 0.747949
GMD 73.497903
GNF 8757.500575
GTQ 7.633554
GYD 209.220461
HKD 7.843945
HNL 26.851323
HRK 6.587804
HTG 130.739368
HUF 316.359501
IDR 17826
ILS 3.014602
IMP 0.747949
INR 95.55785
IQD 1310.441394
IRR 1374849.999988
ISK 120.979944
JEP 0.747949
JMD 157.757218
JOD 0.70898
JPY 157.369501
KES 129.450262
KGS 87.450258
KHR 4052.000124
KMF 430.000514
KPW 900.000318
KRW 1357.790866
KWD 0.308601
KYD 0.833584
KZT 447.358319
LAK 22408.7241
LBP 89579.323882
LKR 329.228662
LRD 173.059223
LSL 16.226232
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376417
MAD 9.55311
MDL 17.590327
MGA 4381.243184
MKD 53.670431
MMK 2099.019807
MNT 3596.806502
MOP 8.081186
MRU 40.053042
MUR 47.659781
MVR 15.459923
MWK 1734.612868
MXN 17.3004
MYR 4.075198
MZN 63.898252
NAD 16.225949
NGN 1323.820074
NIO 36.815543
NOK 9.446275
NPR 152.891351
NZD 1.74708
OMR 0.384488
PAB 1.000305
PEN 3.379266
PGK 4.456251
PHP 62.566032
PKR 277.214494
PLN 3.80185
PYG 5952.427688
QAR 3.636364
RON 4.612503
RSD 102.621036
RUB 84.248932
RWF 1476.460299
SAR 3.755168
SBD 8.026013
SCR 13.776759
SDG 601.502952
SEK 9.84912
SGD 1.27545
SHP 0.74758
SLE 24.64972
SLL 20969.491881
SOS 571.640424
SRD 37.739709
STD 20697.981008
STN 21.373953
SVC 8.752852
SYP 13002.000254
SZL 16.221592
THB 33.140026
TJS 9.227964
TMT 3.5
TND 2.947861
TOP 2.40776
TRY 48.819499
TTD 6.797006
TWD 31.686599
TZS 2645.003045
UAH 44.815682
UGX 3901.400648
UYU 40.165583
UZS 11818.48716
VES 851.341299
VND 26015
VUV 118.301728
WST 2.751033
XAF 573.398087
XAG 0.014921
XAU 0.000229
XCD 2.702551
XCG 1.802851
XDR 0.707052
XOF 573.398087
XPF 104.043167
YER 236.550186
ZAR 16.196498
ZMK 9001.201861
ZMW 19.481788
ZWL 321.999592
SSP 5712.529845
MXV 1.960886
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

VIH et sida: peu à peu, la situation s'améliore
VIH et sida: peu à peu, la situation s'améliore / Photo: © AFP/Archives

VIH et sida: peu à peu, la situation s'améliore

Une baisse mondiale des infections et des décès, une prévention et des traitements efficaces... La lutte contre le VIH et le sida progresse, même si la fin de l'épidémie reste lointaine. Etat des lieux avant la journée mondiale du sida dimanche.

Taille du texte:

- La maladie recule -

Les infections au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sont tombées en 2023 à leur plus bas niveau historique, dans une fourchette entre un million et 1,7 million, selon le bilan annuel publié mardi par l'agence Onusida.

Dans les années 2010, le nombre de nouvelles infections a reculé d'un cinquième à travers le monde, montre un autre bilan qui vient, lui, d'être publié dans la revue Lancet HIV.

Les décès, généralement provoqués par des maladies opportunistes quand le sida se déclare au dernier stade de l'infection, ont chuté d'environ 40% pour passer nettement sous le seuil du million par an.

Cette tendance est avant tout alimentée par une franche amélioration en Afrique subsaharienne, de loin la région du monde la plus exposée à l'épidémie de sida.

Le tableau reste néanmoins mitigé puisque les infections rebondissent dans d'autres régions, comme l'Europe de l'Est ou le Moyen-Orient. On est loin des objectifs de l'Onu qui voudrait quasiment éradiquer l'épidémie d'ici à 2030.

- Des outils efficaces -

Un point fait consensus chez les experts du VIH: les traitements préventifs, dits PrEP - prophylaxie pré-exposition -, sont devenus cruciaux dans la lutte contre l'épidémie.

Pris par des personnes qui ne sont pas infectées mais ont des comportements jugés à risque, ils fonctionnent très bien pour éviter l'infection.

Les spécialistes poussent donc pour leur élargissement. Ainsi, en France, les autorités sanitaires viennent d'en faire le point saillant de nouvelles recommandations: la PrEP ne doit plus être réservée aux hommes ayant des relations homosexuelles.

"C'est quelque chose qui peut être utilisé par toute personne qui en aurait besoin à un moment de sa vie sexuelle", a souligné l'infectiologue Pierre Delobel lors d'une conférence de presse organisée par l'institut ANRS, qui a cosigné ces recommandations.

Les personnes déjà infectées, elles, disposent de traitements de plus en plus efficaces et pratiques, notamment parce qu'ils nécessitent d'être pris beaucoup moins fréquemment.

- Des freins demeurent -

Pour autant, le déploiement des traitements - préventifs ou non - se heurte encore à de nombreux freins. C'est notamment le cas dans les pays pauvres, comme en Afrique, où le coût des médicaments reste un problème.

Selon l'Onusida, une dizaine de millions de patients infectés - environ un quart d'entre eux - ne disposent pas de traitement antirétroviral, une thérapie dont le déploiement a permis à d'innombrables personnes de vivre avec la maladie.

Un cas a alimenté la polémique ces derniers mois. Le laboratoire Gilead propose un médicament, le lenacapavir, qui promet une efficacité sans précédent, que ce soit en prévention ou en traitement.

Les experts estiment qu'il pourrait changer la donne mais son coût est astronomique - 40.000 dollars par personne et par an.

Sous la pression des acteurs de la lutte contre le sida, Gilead a annoncé début octobre qu'il permettrait la production à coût réduit de son traitement par plusieurs laboratoires génériques, à destination des pays les plus pauvres.

Reste que les barrières ne sont pas uniquement financières, en particulier pour les traitements préventifs. Il faut également faire accepter l'idée de les prendre sans peur d'être stigmatisés, alors que des comportements comme l'homosexualité restent, de fait, inacceptables dans de nombreux pays.

"Le déploiement de la PrEP en Afrique se heurte à un défi majeur: que les personnes à haut risque s'aperçoivent et reconnaissent qu'elles sont à risque", résumait en 2021 un article du Lancet Global Health.

Le problème est le même pour le dépistage, particulièrement important puisque de nombreuses infections sont détectées à un stade déjà bien avancé, compliquant leur traitement.

- Et les vaccins ? -

Enfin, certains points font l'objet d'une attention médiatique qui peut apparaître disproportionnée. Ainsi, la recherche sur les vaccins qui n'a donné pour l'heure aucun résultat probant.

Avec l'efficacité des traitements préventifs, "est-ce que, finalement on n'a pas quasiment un vaccin?", se demandait mi-octobre en conférence de presse l'infectiologue Yazdan Yazdanpanah, à la tête de l'ANRS, admettant pour autant que "la recherche vaccinale ne doit pas s'arrêter".

Autre développement à ne pas monter en épingle, les quelques cas de rémission observés ces dernières années: moins de dix au total. Certes spectaculaires, ils sont la conséquence de greffes de cellules souches, des opérations risquées qui ne sont envisageables que dans des cas très particuliers.

J.Ayala--TFWP