The Fort Worth Press - Michel Aoun, le général qui ne s'avoue jamais vaincu

USD -
AED 3.672497
AFN 64.999463
ALL 81.8702
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 918.000482
ARS 1524.853202
AUD 1.440922
AWG 1.8
AZN 1.696211
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37687
BIF 3016.29395
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.222902
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.423945
CDF 2309.999691
CHF 0.82654
CLF 0.024883
CLP 982.497688
CNY 6.704603
CNH 6.70756
COP 3322.13
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.130217
CZK 21.79525
DJF 178.038427
DKK 6.65723
DOP 59.696976
DZD 133.633317
EGP 52.312102
ERN 15
ETB 163.30358
EUR 0.89075
FJD 2.250799
FKP 0.757935
GBP 0.757425
GEL 2.594992
GGP 0.757935
GHS 11.742144
GIP 0.757935
GMD 73.503345
GNF 8794.81726
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.84719
HNL 26.843171
HRK 6.7078
HTG 130.925789
HUF 328.884987
IDR 17980
ILS 3.06495
IMP 0.757935
INR 96.12585
IQD 1309.809331
IRR 1746538.999905
ISK 122.039894
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.709042
JPY 157.692498
KES 129.702942
KGS 87.450312
KHR 4055.388942
KMF 438.000264
KPW 900.000318
KRW 1348.269829
KWD 0.30893
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22458.151269
LBP 89529.691296
LKR 330.631023
LRD 170.963522
LSL 16.71656
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403012
MAD 9.93361
MDL 17.867027
MGA 4417.588481
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 39.951768
MUR 48.149766
MVR 15.449988
MWK 1733.663199
MXN 18.33138
MYR 4.085101
MZN 63.910101
NAD 16.717378
NGN 1328.960271
NIO 36.788196
NOK 9.648225
NPR 154.976729
NZD 1.78175
OMR 0.384496
PAB 0.999831
PEN 3.464622
PGK 4.52806
PHP 62.620077
PKR 276.912159
PLN 3.89903
PYG 5849.556144
QAR 3.64447
RON 4.765303
RSD 104.616051
RUB 83.575377
RWF 1480.746469
SAR 3.756424
SBD 8.064852
SCR 13.768316
SDG 601.497909
SEK 10.05642
SGD 1.27976
SHP 0.757461
SLE 24.601015
SLL 20969.491881
SOS 571.400603
SRD 37.672497
STD 20697.981008
STN 21.803457
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.713089
THB 33.598499
TJS 9.20325
TMT 3.51
TND 2.979331
TOP 2.40776
TRY 49.142099
TTD 6.77945
TWD 31.880497
TZS 2642.502968
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11792.713098
VES 865.477978
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 584.293931
XAG 0.016399
XAU 0.00023915864
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 584.293931
XPF 106.128696
YER 236.374994
ZAR 16.72956
ZMK 9001.204567
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.074163
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Michel Aoun, le général qui ne s'avoue jamais vaincu
Michel Aoun, le général qui ne s'avoue jamais vaincu / Photo: © DALATI AND NOHRA/AFP/Archives

Michel Aoun, le général qui ne s'avoue jamais vaincu

Il avait promis d'être un président "fort". Mais son mandat a été marqué par l'effondrement économique du Liban, une explosion qui a ravagé Beyrouth et un soulèvement populaire inédit: Michel Aoun quitte le pouvoir le 31 octobre dans un pays ruiné.

Taille du texte:

Pourtant, à presque 88 ans, cet ancien commandant en chef de l'armée est déterminé à continuer son combat politique à la tête de son mouvement, le Courant patriotique libre (CPL).

Lorsqu'il accède à la présidence en 2016, Michel Aoun promet de lutter contre la corruption et se pose en "président fort", défenseur des droits des chrétiens, la communauté dont il est issu qui voit son poids politique et démographique s'amenuiser.

Cet homme trapu, au verbe franc, aime se poser en sauveur de la nation et ne cache pas son admiration pour Napoléon ou Charles de Gaulle.

Mais son alliance improbable en 2005 avec le Hezbollah chiite pro-iranien, allié du régime syrien, qui lui a permis d'accéder au pouvoir, a entamé en grande partie sa popularité.

Et le soulèvement d'octobre 2019, accompagné par un naufrage économique qui a appauvri la quasi-totalité des Libanais, l'a encore affaibli.

Le coup fatal viendra de l'explosion sur le port de Beyrouth en août 2020 (plus de 200 morts), qui a dévasté des quartiers entiers de la capitale, due au stockage de centaines de tonnes de nitrate d'ammonium sans précaution et imputée par la population à la négligence de ses dirigeants.

"La présidence a été une déception, même pour lui", reconnaît son neveu, le député Alain Aoun. "Il a dû subir une bombe atomique financière et économique et l'explosion de Beyrouth. Même s'il n'en était pas responsable, il s'est retrouvé en première ligne".

- Noyau dur -

Mais le chef de l'Etat s'est enfermé dans le déni, selon plusieurs personnes l'ayant côtoyé qui ont requis l'anonymat, conseillant même aux Libanais qui n'étaient pas satisfaits de "partir" et prévenant que le pays se dirigeait vers "l'enfer".

Ses détracteurs dénoncent un homme animé par "une ambition destructrice", qui était "prêt à tout pour devenir président", selon un membre de son entourage qui l'a lâché par la suite.

Ce militaire opiniâtre reste cependant adulé par un noyau dur de ses partisans, qui voient en lui un personnage incorruptible ne faisant pas partie de la classe politique traditionnelle.

"C'est un dirigeant tenace, qui ne baisse jamais les bras", affirme Alain Aoun, qui l'a accompagné pendant la sombre période de son exil.

Car beaucoup pensaient que Michel Aoun était fini en 1990. Nommé en 1988 à la tête d'un gouvernement de militaires, pendant une des périodes les plus noires de la guerre civile, il mène deux guerres sans succès contre l'armée syrienne au Liban, puis contre la milice chrétienne des Forces Libanaises.

Retranché au palais présidentiel, il refuse l'accord conclu à Taëf, en Arabie saoudite, en 1989 pour mettre fin à la guerre civile, et n'accepte pas de remettre le pouvoir à un président élu.

Le 13 octobre 1990, l'armée syrienne le déloge du palais présidentiel et il est contraint de passer 15 ans en exil en France, où il fondera le CPL, hostile à la Syrie.

- "Dynastie politique" -

Mais celui qui avait drainé les foules en se posant en champion de la lutte contre la domination de la Syrie au Liban fait volte-face en 2005.

Il effectue un retour triomphal au Liban, remporte un score éclatant aux élections législatives et dans un nouveau coup de théâtre, il signe en février 2006 un document d'entente avec le Hezbollah. Les nouveaux partenaires bloquent pendant deux ans et demi le processus d'élection du chef de l'Etat.

Père de trois filles, ce chrétien maronite issu d'un milieu modeste, féru de poésie arabe classique, a eu une brillante carrière militaire avant d'être projeté dans l'arène politique.

La plus grande erreur de sa présidence, selon une personnalité qui l'a accompagné dans son parcours politique, a été "d'utiliser son mandat non pas pour couronner son parcours mais pour fonder une dynastie politique".

Il a pour cela privilégié son gendre Gebran Bassil, qui a occupé plusieurs postes ministériels, poussant ses opposants à le qualifier de "président de l'ombre" et devenant la personnalité la plus conspuée par le soulèvement populaire d'octobre 2019 qui n'a pas abouti.

K.Ibarra--TFWP