The Fort Worth Press - Fin du procès de Lafarge pour financement du terrorisme, jugement le 13 avril 2026

USD -
AED 3.672498
AFN 64.99985
ALL 81.642835
AMD 377.219685
ANG 1.79008
AOA 916.999843
ARS 1444.993903
AUD 1.42456
AWG 1.8025
AZN 1.739919
BAM 1.653821
BBD 2.007458
BDT 121.808396
BGN 1.67937
BHD 0.376972
BIF 2953.360646
BMD 1
BND 1.26696
BOB 6.887396
BRL 5.239199
BSD 0.996711
BTN 90.052427
BWP 13.76724
BYN 2.855766
BYR 19600
BZD 2.004583
CAD 1.364735
CDF 2199.999662
CHF 0.775705
CLF 0.021794
CLP 860.539698
CNY 6.938198
CNH 6.93276
COP 3646.93
CRC 495.031923
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.239472
CZK 20.586902
DJF 177.491777
DKK 6.316395
DOP 62.762674
DZD 129.844036
EGP 46.980399
ERN 15
ETB 154.611983
EUR 0.84571
FJD 2.1993
FKP 0.732491
GBP 0.72983
GEL 2.695038
GGP 0.732491
GHS 10.919207
GIP 0.732491
GMD 73.000372
GNF 8744.661959
GTQ 7.645019
GYD 208.524474
HKD 7.814655
HNL 26.334616
HRK 6.373299
HTG 130.737911
HUF 322.122501
IDR 16769.95
ILS 3.082015
IMP 0.732491
INR 90.40995
IQD 1305.693436
IRR 42125.000158
ISK 122.629894
JEP 0.732491
JMD 156.204812
JOD 0.709
JPY 156.258503
KES 128.529975
KGS 87.449958
KHR 4021.613211
KMF 417.999855
KPW 899.987247
KRW 1452.425026
KWD 0.307159
KYD 0.830631
KZT 499.708267
LAK 21439.292404
LBP 89256.37795
LKR 308.507985
LRD 185.387344
LSL 15.964383
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.301423
MAD 9.14286
MDL 16.878982
MGA 4417.422775
MKD 52.122662
MMK 2100.119929
MNT 3568.429082
MOP 8.020954
MRU 39.790284
MUR 45.890364
MVR 15.450285
MWK 1728.325117
MXN 17.229695
MYR 3.926496
MZN 63.749894
NAD 15.964451
NGN 1388.150183
NIO 36.682353
NOK 9.630169
NPR 144.090313
NZD 1.657485
OMR 0.384517
PAB 0.996706
PEN 3.355418
PGK 4.270433
PHP 58.972499
PKR 278.75798
PLN 3.57305
PYG 6612.604537
QAR 3.624302
RON 4.309303
RSD 99.328011
RUB 76.999691
RWF 1454.737643
SAR 3.750016
SBD 8.058101
SCR 13.853199
SDG 601.501385
SEK 8.897095
SGD 1.27083
SHP 0.750259
SLE 24.475023
SLL 20969.499267
SOS 568.686313
SRD 38.1145
STD 20697.981008
STN 20.71794
SVC 8.721498
SYP 11059.574895
SZL 15.970032
THB 31.581504
TJS 9.314268
TMT 3.51
TND 2.882209
TOP 2.40776
TRY 43.500704
TTD 6.751283
TWD 31.581995
TZS 2584.039701
UAH 43.134476
UGX 3553.202914
UYU 38.389826
UZS 12201.979545
VES 371.640565
VND 25978.5
VUV 119.537583
WST 2.726316
XAF 554.697053
XAG 0.011471
XAU 0.000198
XCD 2.70255
XCG 1.796311
XDR 0.689842
XOF 554.678291
XPF 100.846021
YER 238.37502
ZAR 15.96065
ZMK 9001.200846
ZMW 19.560456
ZWL 321.999592
  • AEX

    -15.5500

    993.99

    -1.54%

  • BEL20

    40.4000

    5499.51

    +0.74%

  • PX1

    -1.6400

    8179.5

    -0.02%

  • ISEQ

    -5.3500

    13374.17

    -0.04%

  • OSEBX

    2.6400

    1759.71

    +0.15%

  • PSI20

    121.8900

    8828.16

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    11.8400

    3959.8

    +0.3%

Fin du procès de Lafarge pour financement du terrorisme, jugement le 13 avril 2026
Fin du procès de Lafarge pour financement du terrorisme, jugement le 13 avril 2026 / Photo: © AFP/Archives

Fin du procès de Lafarge pour financement du terrorisme, jugement le 13 avril 2026

Le tribunal correctionnel de Paris rendra le 13 avril son jugement dans le procès de la société Lafarge et de huit anciens responsables, soupçonnés d'avoir payé des groupes jihadistes en Syrie jusqu'en 2014 pour y maintenir l'activité d'une cimenterie, en dépit de la guerre civile qui y faisait rage.

Taille du texte:

Avec Lafarge, avalé en 2015 par le groupe suisse Holcim, ont été jugés pendant cinq semaines pour financement du terrorisme l'ancien PDG du cimentier français Bruno Lafont, cinq ex-responsables de la chaîne opérationnelle ou de la chaîne de sûreté de l'entreprise et deux intermédiaires syriens, dont l'un, central dans le dossier, ne s'est pas présenté au procès. Le groupe et certains prévenus devaient aussi répondre de violation d'embargo.

Lafarge est soupçonné d'avoir versé en 2013 et 2014, via sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), plusieurs millions d'euros à des groupes rebelles jihadistes - dont certains, comme l'EI et Jabhat al-Nosra, ont été classés comme "terroristes" - afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, alors que les autres entreprises étrangères avaient plié bagage.

Sur les trois derniers jours du procès, les avocats de la défense ont plaidé la relaxe.

Mardi, dans leurs réquisitions, les deux représentantes du parquet national antiterroriste avaient insisté sur l'"extrême gravité des faits" et requis jusqu'à huit ans de prison ferme pour les personnes physiques.

En particulier, elles ont réclamé à l'encontre de l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui a réfuté tout au long de la procédure avoir été au courant des versements illicites, six ans d'emprisonnement, 225.000 euros d'amende et une interdiction d'exercer une fonction commerciale ou industrielle ou de gérer une entreprise pendant 10 ans.

Selon le Pnat, il était bien informé et a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme".

- "Histoire hors du commun" -

Dans ses derniers mots, M. Lafont a répété avoir "dit la vérité" et être "innocent". "Si j'avais été informé plus tôt (...), j'aurais décidé de fermer l'usine plus tôt et j'aurais pu épargner toutes ces souffrances", a-t-il déclaré.

"Bruno Lafont est le patron, c'est ce grand capitaine d'industrie, et je sais bien que dans l'imaginaire collectif, on préfère que le capitaine coule avec le navire", a plaidé une de ses conseils, Me Jacqueline Laffont.

"Depuis le début, on a cherché à inscrire cette histoire hors du commun dans un schéma des plus communs: une entreprise et son chef qui voudraient tout sacrifier à l'échelle du profit, parce que c'est un schéma rassurant, qui donne sens à ce désastre économique, moral et judiciaire", a-t-elle déploré.

Les avocates de l'ancien directeur général adjoint Christian Herrault et l'ancien directeur de la filiale syrienne Bruno Pescheux, contre qui le parquet a requis cinq ans de prison, se sont employées à démontrer qu'à l'époque des faits, il était bien difficile de s'y retrouver dans le chaos syrien et la multitude de factions armées, dans un contexte où la France n'a eu pendant longtemps qu'une seule obsession, la chute de Bachar al-Assad.

"Je défends quelqu'un qui dit +on s'est lourdement trompés+", a déclaré Me Solange Doumic, conseil de M. Herrault. Mais "il a fait au mieux de ce qu'il savait, de ce qu'il pouvait", a-t-elle ajouté, appelant à "quitter la simplicité de la caricature".

Contre la société, le ministère public a requis une amende de 1,125 million d'euros et la confiscation de son patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros.

En 2022, Lafarge, qui avait mené une enquête interne ayant servi de base à l'enquête judiciaire, avait déjà accepté de payer une amende de 778 millions de dollars aux États-Unis dans le cadre d'un accord de plaider-coupable.

Selon le Pnat, "Lafarge SA n'aurait pas pris la bonne mesure, aurait fait le choix de l'esquive", a observé mercredi Christophe Ingrain, un des deux avocats de la société. Or, "toute l'histoire de Lafarge depuis la révélation des faits dans la presse dit le contraire", a-t-il plaidé, énumérant l'"enquête interne", le "changement complet de management", "une refonte totale des règles internes" ou encore l'accord de plaider coupable.

F.Carrillo--TFWP