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Quelques centaines de personnes sont rassemblées samedi dans le calme sur un terrain agricole de Cambounet-sur-le-Sor (Tarn) pour s'opposer à l'autoroute A69 qui doit être mise en service début novembre, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les manifestants sont là "pour montrer que ce genre de projet ne va pas de soi et qu'on sera là jusqu'à la dernière goutte de bitume qui sera versée", a expliqué une des organisatrices, masquée, qui se présente sous le nom de "Lucie", lors d'un point de presse à l'entrée du campement.
Avec ce projet, "on s'est fait rouler dessus et on est là pour le dire", affirmait à ses côtés un autre jeune, également masqué et souhaitant garder l'anonymat.
Le campement des opposants est installé depuis jeudi après-midi, à un peu plus d'un kilomètre du tracé de l'autoroute contestée qui doit relier Castres à Toulouse et dont le concessionnaire Atosca a annoncé vendredi soir qu'elle devait être mise en service au cours de "la première semaine de novembre".
Sur place, les militants continuaient à arriver samedi à la mi-journée, garant voitures individuelles et camions aménagés sur un parking qui comptait alors plus de 200 véhicules.
Vendredi, le préfet du Tarn avait indiqué que "les manifestants déclar(aient) vouloir accueillir à peu près 1.000 à 1.500 participants", estimant cet ordre de grandeur "plausible".
Un grand chapiteau bleu trône au milieu d'un campement de tentes et de stands. A son sommet, une banderole proclame "Brûle NGE (maison mère du concessionnaire Atosca, NDLR), ni A69, ni LGV, ZAD partout".
Depuis le début des travaux au printemps 2023, il y a eu contre ce chantier d'autoroute "une alchimie des luttes et on veut surtout que ça serve d'exemple pour la suite", a souligné "Lucie", dénonçant un projet "écocide" autant qu'une "aberration économique et sociale", en raison du coût du péage jugé exorbitant.
Selon les opposants, le prix d'un aller-retour sur l'autoroute de 53 km avoisinerait les 20 euros par véhicule.
"Il reste du combat à mener, nous on appelle au boycott de cette autoroute et de toute façon, cela se fera naturellement, vu le prix du péage", a dit à l'AFP le militant écologiste Thomas Brail, porte-parole du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA).
Samedi après-midi, les anti-A69 prévoient d'organiser vers 14H une manifestation dont le parcours était encore en négociation avec la préfecture.
"Notre parcours a été un peu modifié, mais nous ce qu'on voulait, c'était marcher près de cette autoroute, donc on ira près de cette autoroute dans la mesure où les forces de l'ordre nous laisseront y aller", a indiqué un troisième organisateur.
X.Silva--TFWP