The Fort Worth Press - Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN

USD -
AED 3.673037
AFN 63.999892
ALL 80.977186
AMD 362.830155
ANG 1.790365
AOA 917.999844
ARS 1524.953906
AUD 1.439263
AWG 1.8025
AZN 1.698534
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.376952
BIF 2995
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.1786
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.42275
CDF 2309.999448
CHF 0.83523
CLF 0.024658
CLP 973.639829
CNY 6.70475
CNH 6.709005
COP 3314.43
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.750022
CZK 21.56055
DJF 177.719792
DKK 6.597021
DOP 55.980195
DZD 133.838825
EGP 51.939199
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.882515
FJD 2.24625
FKP 0.756991
GBP 0.75375
GEL 2.604982
GGP 0.756991
GHS 11.694587
GIP 0.756991
GMD 73.504454
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.8476
HNL 26.859007
HRK 6.649602
HTG 130.939066
HUF 323.429923
IDR 18336.7
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.94315
IQD 1310.606294
IRR 1693792.50032
ISK 120.899758
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.709015
JPY 157.383971
KES 129.739459
KGS 87.448702
KHR 4057.22564
KMF 434.999706
KPW 900.000318
KRW 1357.87998
KWD 0.308899
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.712993
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.701561
MVR 15.45005
MWK 1734.754084
MXN 18.068165
MYR 4.080503
MZN 63.910056
NAD 16.385685
NGN 1327.689877
NIO 36.821108
NOK 9.487685
NPR 153.428035
NZD 1.773855
OMR 0.38435
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.715498
PKR 277.158584
PLN 3.85065
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.654798
RSD 103.721994
RUB 83.366336
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.871312
SDG 601.504398
SEK 10.010135
SGD 1.2764
SHP 0.755829
SLE 24.650172
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.621497
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.580062
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.978703
TOP 2.40776
TRY 49.024415
TTD 6.787408
TWD 31.887102
TZS 2640.027998
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 578.891892
XAG 0.016554
XAU 0.000240557805
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 578.891892
XPF 105.029547
YER 236.403721
ZAR 16.41148
ZMK 9001.203741
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.045277
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN
Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN / Photo: © POOL/AFP

Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN

La cryptographie par ADN, développée par une équipe franco-japonaise et testée mercredi par Emmanuel Macron à Tokyo, représente une possible alternative aux approches quantiques pour sécuriser les échanges d'informations sensibles.

Taille du texte:

Ordres militaires, missives diplomatiques, données financières... La confidentialité de ces messages numériques repose sur des clés de chiffrement.

Ces codes, une suite de 0 et de 1 qui masquent le véritable message lui aussi composé de bits, offrent un nombre de combinaisons colossal. Mais cette protection se fragilise face au développement de calculateurs surpuissants, capables de les casser.

Un protocole d'encodage, appelé chiffrement de Vernam est, lui, réputé inviolable.

Il repose sur un principe très simple: chaque bit est caché par un autre bit. Si les deux ont la même valeur (0 et 0 ou 1 et 1) c'est un 0 qui sera lu par l'ordinateur, si les deux ont une valeur différente (0 et 1 ou 1 et 0), c'est un 1 qui s'affichera. En appliquant le même masque, le message est décrypté.

Trois conditions doivent cependant être remplies: la clé de chiffrement doit être aussi longue que le message, elle doit être générée de façon totalement aléatoire et être à usage unique.

"Ça pose un problème de mise en pratique parce qu'il faut à l'avance avoir partagé ces deux grosses clés du côté de l'émetteur et du côté du récepteur" en s'assurant qu'elles ne sont pas interceptées, a expliqué le physico-chimiste Matthieu Labousse à Paris quelques jours avant la démonstration du président de la République.

Avec ses collègues du laboratoire Gulliver (CNRS/EPSCI Paris - PSL), de l'Université de Tokyo, de l'Université de Limoges et de l'IMT Atlantique, il a mis à profit les propriétés de l'ADN.

La molécule est elle-même un code composé de "lettres", les bases chimiques A, T, C et G.

"Son intérêt est qu'elle est stable et extrêmement dense. Un milligramme d'ADN, ce sont des hexa-octets d'information, c'est-à-dire des millions de disques durs", a souligné Yannick Rondelez, directeur de recherche au laboratoire Gulliver.

"On peut tout à fait envisager qu'un émetteur et un récepteur (appelés Alice et Bob en cryptographie, ndlr) partagent au départ une quantité d'ADN minime en masse mais qui permet la génération de clés pendant des dizaines, voire des centaines d'années", a-t-il détaillé.

- Échanges longue distance -

Concrètement, Alice synthétise - ou fait synthétiser par un industriel - des chaînes d'ADN contenant une centaines de lettres, assemblées dans un ordre aléatoire. Cet ADN synthétique n'a aucune fonction biologique et ne contient aucune information génétique.

Alice mélange ces milliards de brins, dont certains contiennent un index (une étiquette permettant d'identifier la séquence) et d'autres la "charge utile" (le code). Grâce à un processus enzymatique, index et charges utiles s'assemblent par paires de façon aléatoire.

Alice duplique ces paires en deux copies, puis en expédie à l'avance la moitié à Bob sous forme de petites fioles de liquide transparent, semblables à du simple sérum physiologique pouvant contenir des millions de brins - et donc de clés potentielles.

Quand Alice et Bob veulent s'échanger une donnée confidentielle, ils choisissent une séquence ADN commune, grâce à son index. Et ils la transforment en un code binaire qui permettra de chiffrer puis de déchiffrer le message, envoyé par voie numérique.

La densité informationnelle de l'ADN facilite le stockage en sécurité des clés, mais si une partie des séquences a été interceptée, "Alice et Bob vont se rendre compte qu'il manque une des deux copies au moment de réconcilier les clés et n'utiliseront pas cet échantillon", a détaillé M. Labousse.

"Au moment du séquençage, il existe également des techniques pour mesurer le nombre de copies" effectuées et repérer si un espion a dupliqué l'ADN avant de le remettre discrètement en place, a noté le chercheur.

Un des principaux avantages de cette technologie est qu'elle permet de partager des clés de chiffrement "quelle que soit la distance qui les sépare", a souligné M. Rondelez. Contrairement à ce qu'il est actuellement possible de faire avec la cryptographie quantique, qui repose sur les propriétés très fragiles des particules.

La "latence (le temps de séquençage, ndlr) et le coût" restent cependant des "considérations majeures", écrivent les chercheurs dans leurs travaux qui font l'objet d'une prépublication sur HAL et Arxiv, non encore évaluée par des pairs.

J.M.Ellis--TFWP