The Fort Worth Press - Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 82.732897
AMD 367.370222
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1478.086972
AUD 1.450326
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.716442
BBD 2.015885
BDT 123.112028
BGN 1.69088
BHD 0.377375
BIF 2972.662249
BMD 1
BND 1.295099
BOB 6.916495
BRL 5.177041
BSD 1.000921
BTN 93.946202
BWP 13.602176
BYN 2.902892
BYR 19600
BZD 2.012989
CAD 1.41895
CDF 2267.50392
CHF 0.809775
CLF 0.023439
CLP 922.497696
CNY 6.79815
CNH 6.804685
COP 3438.325508
CRC 454.429769
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.770372
CZK 21.30904
DJF 178.235113
DKK 6.565804
DOP 58.809075
DZD 133.424898
EGP 49.510392
ERN 15
ETB 161.36601
EUR 0.877704
FJD 2.266104
FKP 0.756395
GBP 0.757719
GEL 2.64504
GGP 0.756395
GHS 11.285269
GIP 0.756395
GMD 73.000355
GNF 8770.020624
GTQ 7.63614
GYD 209.469481
HKD 7.843504
HNL 26.780464
HRK 6.617804
HTG 130.8175
HUF 310.850388
IDR 17860.6
ILS 3.00205
IMP 0.756395
INR 94.360504
IQD 1311.158892
IRR 1375250.000352
ISK 126.490386
JEP 0.756395
JMD 157.637457
JOD 0.70904
JPY 161.70504
KES 129.518627
KGS 87.450384
KHR 4017.727851
KMF 434.00035
KPW 900.00035
KRW 1535.130383
KWD 0.30961
KYD 0.834087
KZT 485.637808
LAK 21969.371188
LBP 89630.523498
LKR 336.443021
LRD 182.31603
LSL 16.452675
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.42503
MAD 9.385493
MDL 17.746281
MGA 4233.621484
MKD 54.091886
MMK 2099.386013
MNT 3578.909161
MOP 8.085217
MRU 39.945588
MUR 47.250378
MVR 15.450378
MWK 1735.574181
MXN 17.504204
MYR 4.088039
MZN 63.903729
NAD 16.452675
NGN 1376.130377
NIO 36.83356
NOK 9.933039
NPR 150.313748
NZD 1.769755
OMR 0.384504
PAB 1.000921
PEN 3.41305
PGK 4.39247
PHP 61.312038
PKR 278.550353
PLN 3.76695
PYG 6109.087718
QAR 3.648427
RON 4.603104
RSD 103.014612
RUB 77.756812
RWF 1465.794901
SAR 3.758743
SBD 8.051953
SCR 14.057835
SDG 600.000339
SEK 9.73761
SGD 1.294204
SHP 0.746601
SLE 24.803667
SLL 20969.503664
SOS 572.030366
SRD 37.483038
STD 20697.981008
STN 21.501602
SVC 8.757734
SYP 110.532098
SZL 16.443021
THB 33.378038
TJS 9.263329
TMT 3.5
TND 2.966607
TOP 2.40776
TRY 46.553304
TTD 6.802405
TWD 31.859804
TZS 2632.322612
UAH 44.926675
UGX 3673.702225
UYU 40.177279
UZS 12022.46698
VES 620.752985
VND 26300
VUV 119.628449
WST 2.780038
XAF 575.678617
XAG 0.017058
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.803853
XDR 0.715959
XOF 575.678617
XPF 104.664531
YER 238.625037
ZAR 16.987795
ZMK 9001.203584
ZMW 18.029751
ZWL 321.999592
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs
Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs / Photo: © AFP

Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs

Des frappes israélo-américaines ont touché vendredi deux sites nucléaires iraniens, avant que Washington n'annonce vouloir atteindre tous ses objectifs dans "les deux semaines", dans une guerre qui embrase le Moyen-Orient et déstabilise l'économie mondiale depuis fin février.

Taille du texte:

Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis près de Paris, ont exhorté ensemble "à un arrêt immédiat des attaques contre les populations et les infrastructures civiles" de la région, et réaffirmé "la nécessité absolue" de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.

Ils ont aussi pressé le chef de la diplomatie américaine d'expliquer une stratégie, jugée par certaines chancelleries complètement illisible jusqu'ici.

"Quand nous en aurons fini avec (les Iraniens), dans les deux prochaines semaines, ils seront plus affaiblis qu'ils ne l'ont été dans l'histoire récente", a affirmé Marco Rubio, estimant que les Etats-Unis pouvaient encore atteindre leurs objectifs sans l'envoi de troupes au sol.

Washington n'exclut pas cependant de dérouter pour cette guerre des armes destinées à l'Ukraine, a-t-il ajouté. Selon le Wall Street Journal et le site d'informations Axios, Washington envisagerait d'envoyer au moins 10.000 soldats supplémentaires dans la région.

"Si nous avons besoin de quelque chose pour l'Amérique et que c'est américain, nous allons le garder d'abord pour l'Amérique", a-t-il assuré, regrettant par ailleurs que l'Iran ait envoyé des "messages" à la Maison Blanche sans répondre au plan de paix en 15 points qu'elle a proposé il y a quelques jours.

- "Plus jamais la même personne" -

De fait, la seule journée de vendredi a témoigné de la volonté des protagonistes de poursuivre les combats. Israël, qui reste muet sur les intentions de Washington, a frappé deux installations nucléaires iraniennes en promettant de ne pas laisser Téhéran "avancer dans son programme d'armes" atomiques.

L'usine d'Ardakan, dans la province de Yazd (centre), a été visée par une attaque qui n'a "entraîné aucun rejet de matières radioactives", selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

Et le complexe à eau lourde de Khondab (nouveau nom du réacteur d'Arak), à deux heures de la capitale, "a été ciblé en deux temps par une agression de l'ennemi américain et sioniste", selon l'agence Fars, citant un responsable local.

Deux complexes sidérurgiques majeurs d'Iran dans la région d'Ispahan (centre) et la province du Khouzestan (sud-ouest) ont aussi été frappés. En réaction, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont promis de cibler à leur tour des sites industriels.

- "Plus jamais la même" -

Les civils de tous bords payent un tribut exorbitant. Comme à Téhéran où, depuis un mois, les nuits sont rythmées par les frappes et perturbées par l'angoisse, et où les attaques n'ont pas cessé de la journée, notamment sur des sites de stockage et de fabrication d'armements.

Ensieh, une dentiste de Téhéran, dit "perdre un peu plus espoir chaque jour". Aujourd'hui, "nous sommes pris en étau entre trois puissances devenues folles (...). Je sais que je ne serai plus jamais la même personne. La guerre a arraché une partie de moi", soupire cette femme de 46 ans.

Signe de l'intensité des frappes, au moins 120 musées et bâtiments historiques ont été "directement ciblés et ont subi de lourds dégâts structurels", selon un responsable du ministère du patrimoine culturel iranien.

- L'Iran défiante -

La République islamique, toujours aussi défiante, a appelé de son côté les civils à se tenir à l'écart des forces américaines présentes au Moyen-Orient, et notamment d'éviter les hôtels de la région accueillant des militaires américains.

"Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ont averti les Gardiens de la Révolution.

Une façon de répondre aux propos de Donald Trump la veille qui, tout en se disant optimiste sur les négociations, avait repoussé au 6 avril son ultimatum de détruire les centrales électriques en Iran si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert. Les Gardiens ont forcé vendredi trois navires à faire demi-tour.

Les opérations iraniennes se sont poursuivies sur tous les fronts: en Israël, ainsi que sur des bases américaines aux Emirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahreïn.

"Posez le pied sur le sol iranien, et 150 dollars deviendra le prix plancher du pétrole", a promis le vice-président iranien Esmael Saghab Esfahani sur X, alors que le cours du Brent est repassé vendredi en Europe sous les 110 dollars.

Samedi marquera le premier mois de la guerre, déclenchée par l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février. Elle s'est rapidement étendue à l'ensemble du Moyen-Orient, alimentant les craintes pour l'économie mondiale et l'approvisionnement en hydrocarbures.

- "Chacun pense gagner la guerre"

"Les États-Unis, Israël et l'Iran pensent chacun qu'ils sont en train de gagner la guerre", explique Ali Vaez, expert de l'Iran pour l'International Crisis Group (ICG). "Si les trois pensent que leur plan fonctionne, chacun croit aussi avoir encore des cartes dans sa manche".

Le Liban, pour sa part, continue de payer un très lourd tribut, après avoir été entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi puis à nouveau dans l'après-midi, sans avertissement israélien préalable. Densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le Hezbollah, le mouvement pro-iranien a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes menant une incursion terrestre dans le sud du Liban.

La situation du Liban est "extrêmement préoccupante", avec un risque "réel" de "catastrophe humanitaire", a alerté l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), s'inquiétant de la situation de plus d'un million de personnes déplacées à travers le pays.

burx-dla/

L.Davila--TFWP