The Fort Worth Press - A Téhéran, les Iraniens s'adaptent "tant bien que mal" à la guerre

USD -
AED 3.673023
AFN 63.506681
ALL 82.550228
AMD 377.409941
ANG 1.789731
AOA 917.000237
ARS 1399.475019
AUD 1.397998
AWG 1.8
AZN 1.680379
BAM 1.681779
BBD 2.015728
BDT 122.589549
BGN 1.647646
BHD 0.37749
BIF 2812.5
BMD 1
BND 1.272761
BOB 6.915529
BRL 5.146501
BSD 1.000856
BTN 91.891288
BWP 13.37438
BYN 2.939449
BYR 19600
BZD 2.012847
CAD 1.357125
CDF 2174.999893
CHF 0.777135
CLF 0.022474
CLP 887.409903
CNY 6.877028
CNH 6.868375
COP 3705.8
CRC 472.609542
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.15035
CZK 20.950496
DJF 177.719936
DKK 6.419245
DOP 60.650138
DZD 131.365856
EGP 51.99835
ERN 15
ETB 156.54991
EUR 0.859098
FJD 2.194499
FKP 0.746518
GBP 0.743155
GEL 2.719764
GGP 0.746518
GHS 10.849995
GIP 0.746518
GMD 72.999483
GNF 8777.499786
GTQ 7.673886
GYD 209.392118
HKD 7.82475
HNL 26.570249
HRK 6.472198
HTG 131.232264
HUF 328.85097
IDR 16820.75
ILS 3.07759
IMP 0.746518
INR 91.80005
IQD 1310
IRR 1321700.000156
ISK 125.129756
JEP 0.746518
JMD 157.033712
JOD 0.708996
JPY 157.689503
KES 129.250366
KGS 87.449702
KHR 4015.000137
KMF 423.000256
KPW 900.029469
KRW 1466.20975
KWD 0.30696
KYD 0.834039
KZT 487.690575
LAK 21425.000405
LBP 89549.999941
LKR 311.094869
LRD 183.249731
LSL 16.370386
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.363495
MAD 9.334984
MDL 17.224255
MGA 4169.999641
MKD 52.874944
MMK 2099.938629
MNT 3586.279594
MOP 8.064508
MRU 40.12947
MUR 45.950252
MVR 15.459709
MWK 1736.503157
MXN 17.523785
MYR 3.924031
MZN 63.903281
NAD 16.36974
NGN 1395.020042
NIO 36.720257
NOK 9.616445
NPR 147.016867
NZD 1.67956
OMR 0.384504
PAB 1.000877
PEN 3.433502
PGK 4.3045
PHP 58.898499
PKR 279.401107
PLN 3.65265
PYG 6516.019192
QAR 3.640993
RON 4.372602
RSD 100.872978
RUB 79.039112
RWF 1458.5
SAR 3.753009
SBD 8.05166
SCR 13.862781
SDG 600.999956
SEK 9.14273
SGD 1.270985
SHP 0.750259
SLE 24.602246
SLL 20969.49935
SOS 571.499262
SRD 37.538952
STD 20697.981008
STN 21.067929
SVC 8.757153
SYP 110.55686
SZL 16.369696
THB 31.453975
TJS 9.577821
TMT 3.51
TND 2.9015
TOP 2.40776
TRY 44.033595
TTD 6.79084
TWD 31.742
TZS 2596.000158
UAH 43.912634
UGX 3707.955508
UYU 40.363738
UZS 12170.00029
VES 435.696595
VND 26235
VUV 119.79372
WST 2.734505
XAF 564.067572
XAG 0.011246
XAU 0.000191
XCD 2.70255
XCG 1.803673
XDR 0.702035
XOF 562.999973
XPF 102.849915
YER 238.602922
ZAR 16.203435
ZMK 9001.199023
ZMW 19.416282
ZWL 321.999592
  • AEX

    19.4600

    1002.42

    +1.98%

  • BEL20

    94.3000

    5247.51

    +1.83%

  • PX1

    141.6900

    8057.36

    +1.79%

  • ISEQ

    357.2800

    12762.85

    +2.88%

  • OSEBX

    -4.3900

    1905.68

    -0.23%

  • PSI20

    148.2200

    9023.78

    +1.67%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    76.1200

    3864.86

    +2.009%

  • N150

    63.3700

    3903.67

    +1.65%

A Téhéran, les Iraniens s'adaptent "tant bien que mal" à la guerre
A Téhéran, les Iraniens s'adaptent "tant bien que mal" à la guerre / Photo: © AFP

A Téhéran, les Iraniens s'adaptent "tant bien que mal" à la guerre

Ils ne s'éloignent guère de leur logement, protègent leurs fenêtres et s'entraident entre voisins: les habitants de Téhéran tentent de s'acclimater à la guerre qui a bouleversé la vie quotidienne dans la capitale iranienne.

Taille du texte:

"Les gens sont calmes", témoigne un habitant du nord de la capitale, interrogé par l'AFP depuis Paris. "Ils s'habituent à vivre malgré tout et s'adaptent, tant bien que mal, à cette situation."

L'incertitude est permanente car les Téhéranais ne sont pas prévenus à l'avance lorsque des frappes américano-israéliennes s'apprêtent à toucher la capitale.

Mardi, au onzième jour de la guerre, de puissantes explosions ont de nouveau été entendues dans le centre et plusieurs quartiers, selon des médias iraniens qui n'ont pas précisé quelles étaient les cibles touchées.

Une quadragénaire se rassure en pensant que les bombardements "ne visent pas les immeubles ordinaires", mais plutôt "les commissariats, les mosquées, les sites militaires". "Mais imaginez: un commissariat est touché au bout de votre rue. Toutes vos fenêtres volent en éclats. C'est ce que beaucoup de gens ont vécu", ajoute-t-elle.

- Ecoles fermées -

Pour s'en protéger, certains ont collé du ruban adhésif sur leurs vitres pour éviter la dispersion de débris coupants.

Au-delà des dégâts, c'est "le bruit des bombardements qui est extrêmement dérangeant", selon l'habitante.

Dans un tel contexte, "les gens restent dans leur quartier, ils ne vont pas très loin, sauf ceux qui doivent aller travailler. Et les femmes restent télétravailler", précise une septuagénaire.

"De manière générale, les gens s'aident beaucoup entre eux", souligne-t-elle, en donnant l'exemple d'une famille ayant mis à disposition un logement à une autre ayant perdu son toit.

Les écoles sont toujours fermées, de même que la plupart des bureaux, banques et administrations. Les communications restent étroitement restreintes, seul l'intranet local fonctionnant tandis que les contacts avec l'étranger restent quasiment impossibles.

Dans les rues, "des livreurs en camionnettes et en deux-roues", constate un résident de la capitale. "Des bus circulent mais ils sont plutôt vides".

Adelshah Mansoori, un ressortissant afghan travaillant dans un supermarché de Téhéran, livre désormais les courses au domicile des clients cloîtrés chez eux, raconte-t-il.

De nombreux magasins et centres commerciaux gardent leurs rideaux baissés, à l'exception des épiceries de proximité et les boulangeries.

"Il y a de la nourriture (...) mais les gens n'achètent que ce dont ils ont besoin au quotidien, pas plus. C'est leur façon de veiller les uns sur les autres", raconte un homme de 40 ans.

- "Comme en apnée" -

Le plus frappant est la présence très visible des forces de sécurité sur les grands axes.

"Il y a des hommes armés dans les rues. A bord de gros véhicules. La seule chose qu'on voit d'eux, ce sont leurs yeux", a raconté une habitante. "C'est comme cela qu'ils font peur aux gens".

Selon elle, "les Iraniens sont très partagés: à la fois effrayés et pas effrayés, et oscillent entre espoir et tristesse".

Dans la nuit de lundi à mardi, sont apparues dans les rues de nombreuses affiches et banderoles à la gloire du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, nommé la nuit précédente.

Le fils du défunt guide suprême, Ali Khamenei, tué par des frappes le 28 février, ne s'est toujours pas adressé aux Iraniens et n'est pas apparu en public, suscitant ainsi des spéculations sur le lieu où il se trouve.

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu'il n'était "pas content" de son élection, tandis que les Israéliens ont affirmé qu'il représentait une cible à abattre.

Lundi, des milliers d'Iraniens s'étaient rassemblés sur l'emblématique place Enghelab, dans le centre, pour prêter allégeance à Mojtaba Khamenei, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Loin de Téhéran, à Mahabad, une ville moyenne du Kurdistan iranien située à proximité de la frontière avec l'Irak, l'ambiance est aussi loin de l'effervescence habituelle à dix jours de Norouz, le Nouvel An iranien, qui sera célébré le 21 mars.

"Le centre-ville est comme en apnée. Les commerces traditionnellement fréquentés en cette période — ceux vendant des vêtements neufs, des pâtisseries et des produits festifs — sont délaissés", témoigne un quadragénaire, interrogé depuis Paris.

A la place, "les bijouteries sont désormais presque plus bondées que les supermarchés", selon cet homme, car les habitants achètent de l'or "par précaution en raison des incertitudes".

L.Rodriguez--TFWP