The Fort Worth Press - Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 80.878301
AMD 368.276037
ANG 1.789884
AOA 918.000367
ARS 1391.78814
AUD 1.37836
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.65809
BBD 2.008732
BDT 122.377178
BGN 1.668102
BHD 0.376584
BIF 2968.504938
BMD 1
BND 1.264635
BOB 6.891611
BRL 4.915095
BSD 0.997329
BTN 94.180832
BWP 13.389852
BYN 2.818448
BYR 19600
BZD 2.00585
CAD 1.36715
CDF 2265.000362
CHF 0.776755
CLF 0.022636
CLP 890.873638
CNY 6.80075
CNH 6.796265
COP 3727.014539
CRC 458.479929
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.480565
CZK 20.636704
DJF 177.601628
DKK 6.340404
DOP 59.310754
DZD 132.326735
EGP 52.579797
ERN 15
ETB 155.726591
EUR 0.84804
FJD 2.18304
FKP 0.733957
GBP 0.733272
GEL 2.67504
GGP 0.733957
GHS 11.234793
GIP 0.733957
GMD 73.503851
GNF 8750.794795
GTQ 7.614768
GYD 208.672799
HKD 7.83165
HNL 26.513501
HRK 6.393304
HTG 130.575219
HUF 300.190388
IDR 17377.45
ILS 2.901304
IMP 0.733957
INR 94.425504
IQD 1306.515196
IRR 1311500.000352
ISK 122.010386
JEP 0.733957
JMD 157.187063
JOD 0.70904
JPY 156.678504
KES 128.803357
KGS 87.420504
KHR 4001.526006
KMF 418.00035
KPW 899.983822
KRW 1461.810383
KWD 0.30766
KYD 0.831164
KZT 460.946971
LAK 21871.900301
LBP 89311.771438
LKR 321.097029
LRD 183.01047
LSL 16.361918
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.306642
MAD 9.121445
MDL 17.054809
MGA 4165.995507
MKD 52.257217
MMK 2099.83295
MNT 3581.379784
MOP 8.041456
MRU 39.863507
MUR 46.820378
MVR 15.403739
MWK 1729.049214
MXN 17.177604
MYR 3.921039
MZN 63.910377
NAD 16.361918
NGN 1365.000344
NIO 36.700437
NOK 9.209304
NPR 150.68967
NZD 1.682794
OMR 0.384681
PAB 0.997329
PEN 3.448264
PGK 4.404222
PHP 60.515038
PKR 277.958713
PLN 3.59545
PYG 6092.153787
QAR 3.645458
RON 4.426304
RSD 99.504048
RUB 74.053665
RWF 1462.082998
SAR 3.767486
SBD 8.019432
SCR 14.874401
SDG 600.503676
SEK 9.215704
SGD 1.267404
SHP 0.746601
SLE 24.650371
SLL 20969.496166
SOS 569.963122
SRD 37.399038
STD 20697.981008
STN 20.770633
SVC 8.727057
SYP 110.56358
SZL 16.351151
THB 32.203038
TJS 9.305159
TMT 3.5
TND 2.896867
TOP 2.40776
TRY 45.347504
TTD 6.759357
TWD 31.316038
TZS 2598.109449
UAH 43.809334
UGX 3737.018354
UYU 39.777881
UZS 12097.83392
VES 499.23597
VND 26308
VUV 118.45862
WST 2.707065
XAF 556.107838
XAG 0.012445
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.797465
XDR 0.69162
XOF 556.107838
XPF 101.106354
YER 238.625037
ZAR 16.38071
ZMK 9001.203584
ZMW 18.98775
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?
Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ? / Photo: © AFP

Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?

Le budget 2026, qui a été adopté lundi après le rejet de deux motions de censure, est décrit comme "socialiste" par une partie de la droite et le RN, "d'austérité" par la gauche radicale. Il reflète surtout le difficile compromis noué par le gouvernement avec le Parlement.

Taille du texte:

- Le déficit à 5% du PIB

La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% du PIB en 2025. Il s'établira finalement à 5,0%, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l'État.

Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7% du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9%, selon des prévisions actualisées du gouvernement.

Le déficit est chiffré pour l'État à 134,6 milliards d'euros dans la version finale du texte, contre 124,7 en 2025.

Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR) fustige une copie qui "aggrave le déficit de plus de 10 milliards d'euros par rapport au budget initial", et qui va continuer de creuser la dette, "à 118,2% du PIB en 2026 (118,3 selon le dernier chiffre du gouvernement, NDLR), contre 115,9% en 2025". Le tout en faisant peser sur les entreprises "la part essentielle des hausses d'impôts".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a préféré souligner devant les députés la semaine dernière que "pour la première fois depuis longtemps (...) la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la dépense publique en volume tombe à 0,9% contre 1,7% en 2025 et plus de 2% les années précédentes".

- Impôts: le gouvernement plaide la "stabilité"

Par rapport à la version initiale du budget, les entreprises peuvent regretter plusieurs hausses d'impôts: la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises devrait ainsi rapporter 7,3 milliards en 2026, au lieu de 4 prévus au départ (et 8 milliards en 2025).

Le gouvernement est aussi revenu sur la diminution prévue de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), récupérant 1,3 milliard.

Si le patronat a dénoncé ces revirements, le gouvernement a mis en avant la stabilité du cadre fiscal: le budget n'"augmente pas" les impôts, a encore martelé lundi M. Lecornu.

Concernant les ménages, la stabilité prime aussi, le gouvernement ayant renoncé au gel du barème de l'impôt sur le revenu. Les retraités conservent leur abattement de 10% sur cet impôt.

Et les socialistes ont échoué à faire adopter les mesures de taxation des hauts revenus qu'ils avaient portées, qu'il s'agisse de la taxe Zucman ou d'une nouvelle version de l'Impôt sur la fortune.

La taxe sur les holdings, réduite à portion congrue, devrait rapporter environ 100 millions d'euros par an.

- Dépenses: des coupes sélectives

Mardi dernier, le Premier ministre a souligné que le "cœur politique" du budget résidait "dans l'effort militaire".

Les crédits de la Défense augmentent ainsi de 6,5 milliards, quand d'autres "missions" voient leur budget stagner voire diminuer, hors ministères régaliens.

Le programme d'investissements France 2030 a été amputé de 1,1 milliard d'euros, tandis que le "Fonds vert" pour accompagner la transition écologique dans les territoires a vu son budget passer de 1,15 milliard en 2025 à 850 millions en 2026 - une baisse certes moins forte que prévu.

Les socialistes se sont félicités d'avoir obtenu un coup de pouce pour la prime d'activité versée aux travailleurs modestes, pour un coût estimé à 700 millions d'euros en 2026.

Autres motifs de satisfaction pour eux, la généralisation des repas à un euro pour les étudiants, la revalorisation des Aides personnalisées au logement (APL) ou encore une ponction moindre qu'attendue des recettes des bailleurs sociaux.

Les autres forces de gauche ont plutôt mis l'accent sur les baisses de dépenses, accusant le gouvernement de reprendre d'une main ce qu'il a donné de l'autre.

"On a des coupes très importantes qui se confirment dans plusieurs ministères voire sont accrues", souligne le président LFI de la commission des Finances de l'Assemblée, Éric Coquerel, énumérant "la Cohésion des territoires, l'Aide au développement, le Sport, l'Agriculture, la Culture, ou l’Écologie".

Également dans le viseur de La France insoumise, la hausse des taxes pour renouveler des titres de séjour, ou le fait de réserver aux demandeurs d'emploi la possibilité de financer son permis de conduire via le Compte personnel de formation (CPF) - ce qu'a également critiqué le RN.

La gauche se retrouve en revanche unie pour dénoncer la suppression de 4.000 postes d'enseignants pour la rentrée 2026.

K.Ibarra--TFWP