The Fort Worth Press - A l'Assemblée, le retour périlleux du budget... en attendant le 49.3 ?

USD -
AED 3.672499
AFN 66.000151
ALL 82.759153
AMD 381.320119
ANG 1.789948
AOA 916.999903
ARS 1467.562981
AUD 1.491836
AWG 1.8
AZN 1.701514
BAM 1.678186
BBD 2.018319
BDT 122.453182
BGN 1.676547
BHD 0.376996
BIF 2964.141991
BMD 1
BND 1.289052
BOB 6.949396
BRL 5.372801
BSD 1.002119
BTN 90.378188
BWP 13.391624
BYN 2.911298
BYR 19600
BZD 2.015402
CAD 1.38788
CDF 2175.000461
CHF 0.797915
CLF 0.022621
CLP 887.398212
CNY 6.973199
CNH 6.973895
COP 3717.6
CRC 498.271024
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.613553
CZK 20.79975
DJF 178.449922
DKK 6.40513
DOP 63.616004
DZD 130.014968
EGP 47.202376
ERN 15
ETB 156.03331
EUR 0.857197
FJD 2.27485
FKP 0.742679
GBP 0.742025
GEL 2.689952
GGP 0.742679
GHS 10.742004
GIP 0.742679
GMD 73.503276
GNF 8771.011558
GTQ 7.683892
GYD 209.648841
HKD 7.80067
HNL 26.426298
HRK 6.457296
HTG 131.144728
HUF 331.058501
IDR 16865
ILS 3.141205
IMP 0.742679
INR 90.290504
IQD 1312.739988
IRR 42125.000158
ISK 125.840608
JEP 0.742679
JMD 158.937045
JOD 0.709015
JPY 158.987499
KES 129.270017
KGS 87.450254
KHR 4025.123774
KMF 422.000169
KPW 899.961917
KRW 1473.530187
KWD 0.307811
KYD 0.83506
KZT 511.418581
LAK 21662.483643
LBP 89737.306133
LKR 309.749662
LRD 179.874295
LSL 16.457344
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.435762
MAD 9.225647
MDL 17.025549
MGA 4633.502799
MKD 52.744343
MMK 2099.824978
MNT 3561.696985
MOP 8.048394
MRU 39.977519
MUR 46.709932
MVR 15.450078
MWK 1737.649355
MXN 17.90565
MYR 4.055963
MZN 63.910313
NAD 16.457344
NGN 1424.640305
NIO 36.87925
NOK 10.088403
NPR 144.604138
NZD 1.733385
OMR 0.384504
PAB 1.002124
PEN 3.36787
PGK 4.275693
PHP 59.327496
PKR 280.484199
PLN 3.611398
PYG 6631.05734
QAR 3.653088
RON 4.361803
RSD 100.554024
RUB 78.524667
RWF 1461.005809
SAR 3.750166
SBD 8.123611
SCR 13.729212
SDG 601.493084
SEK 9.181698
SGD 1.287145
SHP 0.750259
SLE 24.150336
SLL 20969.504736
SOS 571.720309
SRD 38.174995
STD 20697.981008
STN 21.022374
SVC 8.768475
SYP 11059.574895
SZL 16.454871
THB 31.480174
TJS 9.324495
TMT 3.51
TND 2.928974
TOP 2.40776
TRY 43.152404
TTD 6.806101
TWD 31.603799
TZS 2501.116034
UAH 43.382714
UGX 3610.699959
UYU 39.032971
UZS 12156.938456
VES 331.293304
VND 26284
VUV 121.13078
WST 2.787068
XAF 562.845473
XAG 0.011661
XAU 0.000218
XCD 2.70255
XCG 1.806036
XDR 0.700002
XOF 562.845473
XPF 102.331767
YER 238.397327
ZAR 16.41206
ZMK 9001.202308
ZMW 19.46586
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.0900

    995.6

    +0.21%

  • BEL20

    28.1600

    5242.26

    +0.54%

  • PX1

    -39.2900

    8319.33

    -0.47%

  • ISEQ

    -60.1400

    13012.97

    -0.46%

  • OSEBX

    9.7100

    1713.34

    +0.57%

  • PSI20

    -30.5800

    8463.65

    -0.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -61.9300

    3933.39

    -1.55%

  • N150

    -5.0600

    3888.71

    -0.13%

A l'Assemblée, le retour périlleux du budget... en attendant le 49.3 ?
A l'Assemblée, le retour périlleux du budget... en attendant le 49.3 ? / Photo: © AFP/Archives

A l'Assemblée, le retour périlleux du budget... en attendant le 49.3 ?

Faute d'accord trouvé en fin d'année, le projet de budget de l'Etat revient mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, sans majorité en vue et avec, en toile de fond, un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter.

Taille du texte:

Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d'être censuré, et qui joue sa crédibilité.

"Rien n'est exclu", a répété mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur TF1 à propos du recours au 49.3 ou même aux ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. "Mais personne ne pourra faire l'économie du compromis, quelle que soit la procédure législative que vous utilisez, vous devez vous mettre d'accord sur le fond du budget", a-t-elle insisté.

La loi spéciale, votée dans l'urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l'Etat et des administrations, mais ne permet que de pallier temporairement l'absence de véritable texte budgétaire.

Dans une séquence budgétaire à rallonge, le gouvernement veut aller vite, il assure même qu'il y aura un budget "fin janvier". Son objectif: ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.

En fin d'après-midi mardi, les députés entameront donc une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre.

Les députés, qui avaient rejeté à la quasi-unanimité le texte en première lecture, repartiront de la version du Sénat et commenceront par examiner en priorité les articles relatifs aux collectivités.

Les économies à demander aux collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, "font partie des quelques points bloquants", selon Mme Bregeon.

Autre point bloquant, les mesures fiscales, au cœur des tensions entre la droite et les socialistes. Celles-ci seront de facto débattues plus tard, comme la surtaxe sur les bénéfices des entreprises que les socialistes veulent porter à huit milliards d'euros.

"A J-1 de l'examen, nous sommes encore loin d'un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions", soulignait lundi à l'AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l'issue d'une réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des "convergences".

- Fébrilité -

L'exécutif continue d'afficher sa volonté d'aboutir à un accord pour faire voter le budget, alors même qu'un tel scénario semble impossible, les écologistes et les communistes ayant martelé leur opposition.

Ainsi le recours à l'article 49.3 de la Constitution semble quasi inéluctable pour doter la France d'un budget.

Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex‑Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une motion de censure.

Pour Sébastien Lecornu, c'est en effet prendre le risque d'être renversé. Mais aussi de se dédire puisqu'il s'était engagé à ne pas utiliser ce 49.3 en échange de la clémence des socialistes.

"Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l'image qu'il renvoie", affirme à l'AFP une ministre.

Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.

Sebastien Lecornu a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l'accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.

- Faire trainer -

L'inquiétude est autre sur le budget.

Le rejet du texte la semaine dernière en commission a encore renforcé les interrogations.

Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? L'exécutif semble, pour l'heure, privilégier la première option.

Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du "climat" ambiant, alors que la colère agricole persiste et que de nouveaux tracteurs sont attendus mardi matin à Paris.

Sébastien Lecornu "veut traîner le plus longtemps possible", confie à l'AFP l'un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un "échec" pour lui, et "s'il l'utilise, c'est qu'il est allé jusqu'au bout ".

Un jeu délicat s’est instauré entre Sébastien Lecornu et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a de nouveau refusé dimanche d’appeler explicitement à son utilisation.

Pour les socialistes, la question centrale demeure la version du texte que l'exécutif mettra sur la table, pour appuyer ou non sur le bouton censure.

M.McCoy--TFWP