The Fort Worth Press - Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne

USD -
AED 3.672504
AFN 65.502706
ALL 83.268
AMD 380.541304
ANG 1.79008
AOA 918.000258
ARS 1442.006298
AUD 1.492014
AWG 1.8025
AZN 1.703195
BAM 1.684996
BBD 2.018161
BDT 122.553771
BGN 1.67937
BHD 0.376986
BIF 2966.361251
BMD 1
BND 1.290239
BOB 6.92418
BRL 5.367498
BSD 1.002059
BTN 90.539021
BWP 13.380603
BYN 2.914595
BYR 19600
BZD 2.015318
CAD 1.389155
CDF 2205.000201
CHF 0.802698
CLF 0.022509
CLP 883.009821
CNY 6.966394
CNH 6.965395
COP 3685.86
CRC 495.728926
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.99748
CZK 20.917851
DJF 178.43389
DKK 6.436805
DOP 63.908884
DZD 130.431029
EGP 47.229699
ERN 15
ETB 155.883141
EUR 0.86148
FJD 2.2795
FKP 0.74706
GBP 0.747215
GEL 2.69497
GGP 0.74706
GHS 10.826947
GIP 0.74706
GMD 73.497688
GNF 8772.179217
GTQ 7.683195
GYD 209.638025
HKD 7.799435
HNL 26.425953
HRK 6.489596
HTG 131.289765
HUF 331.800498
IDR 16907.35
ILS 3.1404
IMP 0.74706
INR 90.61455
IQD 1312.639192
IRR 42125.000158
ISK 125.949851
JEP 0.74706
JMD 157.980891
JOD 0.708977
JPY 158.387994
KES 128.9501
KGS 87.448899
KHR 4029.412905
KMF 424.000074
KPW 900.008925
KRW 1474.345039
KWD 0.30813
KYD 0.835003
KZT 511.994762
LAK 21669.40205
LBP 89732.49132
LKR 310.076117
LRD 180.362966
LSL 16.401098
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.444943
MAD 9.239133
MDL 17.144605
MGA 4652.32487
MKD 53.020154
MMK 2099.811473
MNT 3562.208717
MOP 8.04978
MRU 39.790129
MUR 46.310249
MVR 15.449748
MWK 1737.197601
MXN 17.65605
MYR 4.058503
MZN 63.909928
NAD 16.401098
NGN 1424.570465
NIO 36.873823
NOK 10.117745
NPR 144.862434
NZD 1.737395
OMR 0.384498
PAB 1.002055
PEN 3.366632
PGK 4.279259
PHP 59.409503
PKR 280.420174
PLN 3.62995
PYG 6767.409603
QAR 3.663604
RON 4.384299
RSD 101.124008
RUB 78.249015
RWF 1461.002318
SAR 3.749981
SBD 8.130216
SCR 14.349772
SDG 600.999794
SEK 9.225775
SGD 1.287715
SHP 0.750259
SLE 24.12498
SLL 20969.499267
SOS 571.63288
SRD 38.260184
STD 20697.981008
STN 21.107679
SVC 8.767872
SYP 11059.574895
SZL 16.394276
THB 31.349672
TJS 9.333902
TMT 3.5
TND 2.936121
TOP 2.40776
TRY 43.276895
TTD 6.801842
TWD 31.567498
TZS 2520.000302
UAH 43.583669
UGX 3557.290119
UYU 38.691668
UZS 12026.207984
VES 338.72555
VND 26272.5
VUV 121.060293
WST 2.785521
XAF 565.134271
XAG 0.010972
XAU 0.000217
XCD 2.702549
XCG 1.805956
XDR 0.702846
XOF 565.134271
XPF 102.747014
YER 238.425033
ZAR 16.346925
ZMK 9001.229093
ZMW 19.815458
ZWL 321.999592
  • AEX

    14.2500

    1011.01

    +1.43%

  • BEL20

    47.7200

    5350.06

    +0.9%

  • PX1

    -17.4900

    8313.12

    -0.21%

  • ISEQ

    72.7700

    13067.12

    +0.56%

  • OSEBX

    2.2500

    1731.49

    +0.13%

  • PSI20

    34.2700

    8601.78

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    6.4700

    4052.08

    +0.16%

  • N150

    20.7200

    3929.28

    +0.53%

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne
Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne / Photo: © AFP/Archives

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne

Nostalgique assumé de la dictature, il a multiplié les défis aux institutions quand il présidait le Brésil. Condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, Jair Bolsonaro a toujours juré n'être "jamais sorti du cadre de la Constitution".

Taille du texte:

Le capitaine de l'armée à la retraite n'a jamais renié les années de plomb de la dictature militaire (1964-1985), dont à ses yeux "l'erreur a été de torturer et non de tuer" les dissidents.

Cette déclaration datant de 2016, trois ans avant le début de son mandat à la tête de la première puissance d'Amérique latine (2019-2022), illustre son style, riche en sorties misogynes, racistes ou homophobes.

Le soutien tonitruant du président américain Donald Trump n'y a rien fait: il a été condamné jeudi à 27 ans de prison pour un projet de coup d'Etat lors de son procès historique devant la Cour suprême.

Déjà inéligible jusqu'en 2030 pour désinformation électorale, le leader de la droite brésilienne a été reconnu coupable d'avoir voulu empêcher l'investiture de son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, son tombeur au scrutin de 2022.

- Clan familial -

Pour accéder aux sommets, ce populiste à la syntaxe approximative, qui aime à se présenter en Brésilien ordinaire en short et maillot de foot, s'était habilement assuré le soutien des puissants lobbies de l'agronégoce et des évangéliques.

Une ascension en famille. Né le 21 mars 1955 dans la région de Sao Paulo, dans un foyer d'origine italienne, Jair Bolsonaro a eu cinq enfants avec trois femmes différentes. Les quatre premiers se sont lancés en politique.

Avec ses garçons et sa dernière épouse Michelle - une fidèle évangélique âgée de 27 ans de moins que ce catholique -, il forme un clan redoutablement efficace.

Par ses contacts entretenus avec l'administration Trump, son fils Eduardo, installé aux Etats-Unis et soutenu financièrement par son père, revendique d'avoir pesé dans les sanctions infligées par Washington au Brésil.

Référence avouée de l'ancien chef d'Etat brésilien, Donald Trump a infligé des surtaxes douanières punitives au pays sud-américain, en représailles à une supposée "chasse aux sorcières" contre son allié.

- 700.000 morts -

S'il promet de "rétablir l'ordre" à son investiture en janvier 2019, le mandat de celui qui avait été élu député continûment à partir de 1991 a été émaillé de crises, malgré un bilan économique plutôt positif.

Jugée calamiteuse par les experts, sa gestion de la pandémie de Covid-19, qui fait près de 700.000 morts au Brésil, donne lieu à d'intenses bras de fer avec la Cour suprême.

Climato-sceptique, il laisse la déforestation en Amazonie bondir.

Au deuxième tour en 2022, il perd d'un cheveu. Groggy, il rejoint la Floride deux jours avant la fin de son mandat.

Le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes prennent d'assaut les lieux de pouvoir, appelant - en vain - à une intervention militaire.

Une scène qui rappelle l'assaut du Capitole deux ans plus tôt par des partisans de son "ami" Donald Trump, qui en retour considère le Brésilien comme "un grand monsieur".

- "Humiliation" -

Avant même sa condamnation, M. Bolsonaro était affaibli comme jamais.

Après avoir subi à la mi-juillet, selon ses propres termes, la "suprême humiliation" d'un bracelet électronique, privé de réseaux sociaux dont il usait à profusion, il est assigné à résidence.

Il accumule les problèmes de santé, découlant d'un attentat à l'arme blanche qu'il avait subi durant la campagne présidentielle de 2018. Il s'en était sorti avec de graves blessures à l'abdomen.

En mai, il a été soumis à une lourde intervention chirurgicale. Paradoxe pour lui qui aime à poser en homme fort, il n'a pas hésité à se montrer en état de faiblesse, exhibant sondes, tubes et cicatrices dans des vidéos très crues.

Coup dur supplémentaire, il est interdit de contact avec son fils Eduardo: tous deux sont menacés d'inculpation pour entrave au procès du père pour tentative de coup d'Etat.

"Ma famille a été persécutée, visée par des enquêtes et ridiculisée dans les médias, sans pitié ni compassion", se lamentait Jair Bolsonaro il y a quelques mois.

S.Jones--TFWP