The Fort Worth Press - Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche

USD -
AED 3.672504
AFN 65.496031
ALL 80.791633
AMD 365.573238
AOA 917.000165
ARS 1496.506299
AUD 1.418098
AWG 1.8
AZN 1.699019
BAM 1.693949
BBD 2.013026
BDT 123.715983
BHD 0.376932
BIF 2982.370289
BMD 1
BND 1.281592
BOB 12.13835
BRL 5.112704
BSD 0.999498
BTN 95.018556
BWP 13.553788
BYN 2.956053
BYR 19600
BZD 2.010125
CAD 1.404715
CDF 2259.999881
CHF 0.808735
CLF 0.023146
CLP 913.919674
CNY 6.75355
CNH 6.74838
COP 3205.64
CRC 453.238407
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.502261
CZK 20.940198
DJF 177.971203
DKK 6.46991
DOP 58.289594
DZD 132.769018
EGP 49.7512
ERN 15
ETB 161.315515
EUR 0.86553
FJD 2.21195
FKP 0.743223
GBP 0.741945
GEL 2.609743
GGP 0.743223
GHS 11.71809
GIP 0.743223
GMD 73.999778
GNF 8778.949921
GTQ 7.623551
GYD 209.07221
HKD 7.84311
HNL 26.788962
HRK 6.522701
HTG 130.679554
HUF 313.367501
IDR 17870
ILS 3.00085
IMP 0.743223
INR 95.06825
IQD 1309.307281
IRR 1375125.000354
ISK 122.72988
JEP 0.743223
JMD 158.828319
JOD 0.708965
JPY 157.587502
KES 129.449745
KGS 87.449967
KHR 4050.806134
KMF 427.999805
KRW 1423.594996
KWD 0.30911
KYD 0.83294
KZT 469.017006
LAK 22593.007998
LBP 89500.13208
LKR 335.394689
LRD 180.402482
LSL 16.396785
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.361621
MAD 9.315335
MDL 17.365547
MGA 4254.268776
MKD 53.292106
MMK 2099.302342
MNT 3598.197717
MOP 8.074676
MRU 40.078643
MUR 46.460209
MVR 15.459872
MWK 1733.030205
MXN 17.21205
MYR 4.093797
MZN 63.902996
NAD 16.396785
NGN 1362.390528
NIO 36.783939
NOK 9.50615
NPR 152.030834
NZD 1.703245
OMR 0.384507
PAB 0.999476
PEN 3.383395
PGK 4.481283
PHP 60.744997
PKR 277.52646
PLN 3.72685
PYG 5960.609053
QAR 3.654056
RON 4.541503
RSD 101.576026
RUB 80.998256
RWF 1468.233175
SAR 3.752529
SBD 8.071551
SCR 13.41902
SDG 600.497124
SEK 9.48921
SGD 1.28147
SLE 23.90005
SOS 571.205855
SRD 37.890992
STD 20697.981008
STN 21.219838
SVC 8.745171
SZL 16.383518
THB 33.130118
TJS 9.224886
TMT 3.51
TND 2.932668
TRY 47.575798
TTD 6.779955
TWD 32.311197
TZS 2649.998025
UAH 44.726481
UGX 3727.762476
UYU 40.187774
UZS 11881.376778
VES 754.21125
VND 26251
VUV 119.564009
WST 2.736752
XAF 568.132273
XAG 0.016088
XAU 0.000238
XCD 2.70255
XCG 1.801269
XDR 0.707453
XOF 568.134733
XPF 103.292972
YER 238.349878
ZAR 16.34745
ZMK 9001.198901
ZMW 19.079252
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.8900

    1117.36

    +0.44%

  • BEL20

    65.6400

    5773.04

    +1.15%

  • PX1

    6.9300

    8672.94

    +0.08%

  • ISEQ

    99.3500

    13897.77

    +0.72%

  • OSEBX

    7.6700

    2026.73

    +0.38%

  • PSI20

    48.6000

    9217.59

    +0.53%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    33.5800

    4338.22

    +0.78%

Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche
Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche / Photo: © AFP/Archives

Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche

Un virus de la famille des orthobunyavirus a été mis en évidence dans un temps record après une multiplication de cas de fièvre et de diarrhée chez les vaches en Suisse, en France et en Allemagne, mais "pas de panique", affirme le chercheur Jean-Luc Guérin.

Taille du texte:

Ce virus, a priori non transmissible aux humains et diffusé par des petits insectes piqueurs, entraîne des baisses de production laitière pendant quelques jours et aura possiblement un impact sur la reproduction des animaux.

Il a été détecté dans le Doubs, en Savoie, en Haute-Savoie et dans l'Ain, selon le ministère de l'Agriculture qui affirme qu'un point est prévu mercredi après-midi mais que "qu'en termes de gravité cela n'a rien à voir avec la dermatose nodulaire contagieuse".

Le virus est proche de la maladie de Schmallenberg qui avait touché les troupeaux d'Europe de l'Ouest à partir de 2011 et entraîné avortements et malformations fœtales.

A priori il n'a "pas d'impact pour la santé publique, y compris pour la consommation du lait", affirme Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'Inrae.

Question: Comment est apparu le virus ?

Réponse: C'est un phénomène qui a couvé pendant quelques semaines, on ne saura pas exactement le remonter, et qui s'est développé dans l'est de la France, dans les Alpes pendant le mois de juillet, et a circulé en Suisse et dans le sud de l'Allemagne.

C'est une zone d'élevage laitier avec des éleveurs très attentifs à leurs animaux parce que l'année dernière, à la même époque, ils étaient atteints par la dermatose, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. Il y avait beaucoup de craintes, mais aussi une culture d'attention aux animaux. Ce qui a aidé à la détection.

Il y a eu un facteur de confusion, puisque les fortes chaleurs entraînent aussi des pertes de production laitière.

Ce virus ne correspond pas à un virus qui aurait circulé à l'échelle internationale et été recensé dans les banques de données génétiques internationales. Il est transmis par des petits moucherons qui ont peut-être profité des conditions climatiques très particulières.

Il y a eu tout un dialogue avec les vétérinaires pour identifier les bons individus, les bons prélèvements, puisqu'on a un phénomène qui se caractérise par de la fièvre ou de l'abattement et de la baisse de production. Ces chutes de production sont transitoires, ça dure quelques jours et puis les vaches reprennent a priori leur activité, sans caractère de gravité important.

On est fortement sollicités, nous allons tester des dizaines d'élevages.

Q: Comment le virus a-t-il été identifié ?

R: Sur la base des échantillons reçus il y a une semaine, nous avons mis en évidence en fin de semaine dernière un virus proche du virus de Schmallenberg, bien connu dans la filière bovine depuis son émergence en 2011 en Europe.

Il appartient au groupe des orthobunyavirus.

Nous avons procédé à une analyse méta-génomique, qui permet de séquencer massivement des échantillons pour chercher des agents infectieux inconnus.

Par rapport à il y a dix ans, on a des outils et des laboratoires pour traiter des cas difficiles d'émergence de maladies complètement inattendues et pour les résoudre en quelques jours.

Nous avons ce week-end mis le virus en évidence en même temps que nos collègues allemands et suisses.

Entre le diagnostic et le moment où nous avons eu les génomes complets, ensuite partagés à l'échelle européenne, il s'est écoulé quelques jours.

Les choses vont à une vitesse incroyable: nous allons déployer des solutions de diagnostic dans les laboratoires de terrain au niveau des départements à partir de la semaine prochaine.

Un effort massif de recherche est en cours pour partager les connaissances à l'échelle européenne.

Q: Quelles sont les prochaines étapes?

R: Il ne sera pas forcément nécessaire de tester tous les animaux.

La prise en charge est relativement simple puisque les signes cliniques sont modérés. C'est une maladie virale avec des traitements symptomatiques de type anti-inflammatoire.

Il va falloir surveiller les impacts sur la reproduction, les avortements et les malformations fœtales.

Les recherches par les entreprises de vaccins sont déjà en train d'être mises en place, mais elles prendront des mois.

Il faut être très prudent: il y a effectivement un phénomène sur le terrain, qui nécessite que les éleveurs soient informés, mais pas de panique.

C.M.Harper--TFWP