The Fort Worth Press - La motion de destitution du président sud-coréen vouée à l'échec

USD -
AED 3.672502
AFN 64.99986
ALL 81.702348
AMD 362.80795
ANG 1.790365
AOA 918.00009
ARS 1516.729647
AUD 1.43437
AWG 1.8
AZN 1.698943
BAM 1.743938
BBD 2.012822
BDT 123.229468
BGN 1.683441
BHD 0.377513
BIF 2990.138384
BMD 1
BND 1.279692
BOB 11.837665
BRL 4.987701
BSD 0.999367
BTN 96.612663
BWP 13.748245
BYN 3.040173
BYR 19600
BZD 2.009969
CAD 1.42614
CDF 2309.999945
CHF 0.83241
CLF 0.024814
CLP 976.609859
CNY 6.69215
CNH 6.694285
COP 3204.51
CRC 455.982203
CUC 1
CUP 23.98552
CVE 98.316585
CZK 21.789801
DJF 177.965422
DKK 6.67741
DOP 60.568774
DZD 134.616991
EGP 52.717796
ERN 15
ETB 162.364852
EUR 0.893203
FJD 2.24725
FKP 0.755381
GBP 0.755315
GEL 2.589961
GGP 0.755381
GHS 11.747345
GIP 0.755381
GMD 73.497601
GNF 8791.522333
GTQ 7.640455
GYD 209.026954
HKD 7.84766
HNL 26.824484
HRK 6.7315
HTG 130.867038
HUF 326.243497
IDR 17923.6
ILS 3.077305
IMP 0.755381
INR 95.685002
IQD 1514.030191
IRR 1779470.000005
ISK 122.209567
JEP 0.755381
JMD 158.615801
JOD 0.709008
JPY 158.4495
KES 129.749931
KGS 87.449903
KHR 4057.921909
KMF 439.999636
KPW 900.000318
KRW 1332.605041
KWD 0.31139
KYD 0.832817
KZT 454.134882
LAK 22410.856791
LBP 89494.389286
LKR 330.661341
LRD 170.89155
LSL 16.534494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426158
MAD 9.81338
MDL 17.918619
MGA 4456.43209
MKD 54.946526
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.077948
MRU 39.936158
MUR 47.530408
MVR 15.450263
MWK 1732.88514
MXN 18.39114
MYR 4.082999
MZN 63.909849
NAD 16.534715
NGN 1331.029841
NIO 36.779949
NOK 9.578345
NPR 154.579215
NZD 1.785598
OMR 0.384505
PAB 0.999371
PEN 3.427374
PGK 4.53131
PHP 62.75703
PKR 276.743498
PLN 3.922025
PYG 5684.30063
QAR 3.652778
RON 4.765402
RSD 104.899031
RUB 84.131424
RWF 1473.096659
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.922366
SDG 601.50087
SEK 10.011375
SGD 1.28038
SHP 0.755572
SLE 24.669944
SLL 20969.491881
SOS 571.102482
SRD 37.692501
STD 20697.981008
STN 21.845158
SVC 8.744461
SYP 13002.000254
SZL 16.531284
THB 33.604502
TJS 9.194137
TMT 3.51
TND 2.982533
TOP 2.40776
TRY 49.336987
TTD 6.789061
TWD 31.929737
TZS 2642.496825
UAH 44.885491
UGX 4086.381996
UYU 40.141592
UZS 11893.000446
VES 875.701595
VND 25927
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 585.902708
XAG 0.016497
XAU 0.000239361288
XCD 2.70255
XCG 1.801143
XDR 0.707052
XOF 585.902708
XPF 106.339724
YER 236.204285
ZAR 16.556185
ZMK 9001.195535
ZMW 19.862507
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.077035
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La motion de destitution du président sud-coréen vouée à l'échec
La motion de destitution du président sud-coréen vouée à l'échec / Photo: © AFP

La motion de destitution du président sud-coréen vouée à l'échec

Les députés sud-coréens ont commencé à voter samedi sur la motion de destitution du président sud-coréen Yoon Suk Yeol pour sa tentative ratée d'imposer la loi martiale, cependant vouée à l'échec, après le départ du Parlement de presque tous les députés du parti au pouvoir, dans le but d'empêcher le quorum d'être atteint.

Taille du texte:

Au moins 200 voix sur 300 sont nécessaires à l'Assemblée nationale sud-coréenne pour destituer le président. Le Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon dispose de 108 sièges et les partis d'opposition de 192.

Les images de la séance retransmises en direct ont montré les députés du PPP quitter la chambre avant le passage au vote, alors même que des dizaines de milliers de manifestants sont massés devant le bâtiment pour réclamer le départ de Yoon.

Selon les médias sud-coréens, seuls deux députés du PPP a décidé de rester dans l'hémicycle.

Yoon Suk Yeol avait sidéré la Corée du Sud mardi soir en annonçant l'imposition de la loi martiale, une mesure sans précédent depuis le coup d'Etat du dictateur Chun Doo-hwan en 1980, et en envoyant l'armée au Parlement dans le but de le museler.

Dans des conditions rocambolesques, 190 députés avaient tout de même réussi à tenir une séance d'urgence dans la nuit, pendant que leurs assistants bloquaient les portes de l'hémicycle avec des meubles pour empêcher les soldats armés d'entrer. A l'unanimité, ces députés avaient voté contre la loi martiale, forçant l'impopulaire président conservateur à l'abroger au bout d'à peine six heures.

Dans une adresse télévisée à la nation d'à peine deux minutes samedi matin, M. Yoon, 63 ans, a annoncé qu'il confierait à sa formation le soin de prendre "des mesures visant à stabiliser la situation politique, y compris concernant mon mandat".

"Je ne fuirai pas mes responsabilités légales et politiques concernant la déclaration de la loi martiale", a-t-il ajouté.

Il a expliqué son coup de force par son "désespoir en tant que président", alors que le Parlement largement dominé par l'opposition torpillait pratiquement toutes ses initiatives.

"J'ai causé de l'anxiété et des désagréments au public. Je présente mes excuses sincères", a-t-il conclu avant de s'incliner profondément devant les téléspectateurs.

- Animosité générale -

Sa très courte allocution n'a en rien calmé l'animosité générale à son encontre.

Le chef du PPP, Han Dong-hoon, a aussitôt affirmé qu'"une démission anticipée du président est inévitable", l'exercice normal de ses fonctions étant selon lui "impossible dans ces circonstances".

Mais à l'issue d'une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, une majorité de députés du parti avaient réaffirmé la ligne officielle selon laquelle ils feraient échec à la destitution, alors que M. Han avait demandé la "suspension rapide" de M. Yoon.

"Il semble que le parti au pouvoir ait décidé de s'opposer à la destitution lors du vote à condition que le président lui cède le contrôle", a déclaré à l'AFP Chae Jin-won, chercheur au Humanitas College de l'université Kyung Hee.

"Le problème principal est que, tout en reconnaissant que le président a commis des actes répréhensibles et qu'il est un criminel, ils ne veulent tout simplement pas donner le pouvoir à Lee Jae-myung", le chef du Parti démocrate, principale force d'opposition, a ajouté M. Chae.

- "Démission immédiate" -

"Actuellement, le plus gros risque en Corée du Sud est l'existence même du président. Les seules solutions sont une démission immédiate (...) ou un départ anticipé par destitution", a estimé pour sa part Lee Jae-myung après l'allocution présidentielle.

Cette déclaration "ne fait qu'exacerber le sentiment de trahison et de colère parmi les citoyens", a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de manifestants sont massés samedi après-midi devant le Parlement pour attendre l'issue du vote.

"La population ne lui pardonnera pas", assure à l'AFP Lee Wan-pyo, retraité de 63 ans qui a regardé l'allocution du président dans la principale gare de Séoul.

La Corée du Sud "doit empêcher de tels événements de se reproduire", appelle Jeon Yeon-ho, 19 ans.

Un rassemblement pro-Yoon a également lieu samedi après-midi sur la place centrale de Gwanghwamun. Des manifestants y brandissent des affiches "Arrêtez Lee Jae-myung", d'autres agitent des drapeaux américains.

Craignant un nouveau coup de force nocturne du président, qui n'était pas apparu en public depuis mercredi, les députés de l'opposition ont campé toute la nuit à l'intérieur de l'Assemblée nationale.

Des autobus et d'autres véhicules ont été garés sur les esplanades autour du bâtiment pour empêcher les éventuels hélicoptères des forces spéciales d'atterrir.

Dans son allocution samedi matin, M. Yoon a cependant assuré qu'"il n'y aura jamais de deuxième loi martiale".

Outre la procédure de destitution, Yoon Suk Yeol est visé par une enquête de police pour "rébellion", un crime théoriquement passible de la peine de mort (qui n'a plus été appliquée dans le pays depuis 1997).

G.George--TFWP