The Fort Worth Press - A Kiev, la peur d'une attaque de missile russe "Orechnik"

USD -
AED 3.672502
AFN 64.99986
ALL 81.702348
AMD 362.80795
ANG 1.790365
AOA 918.00009
ARS 1516.729647
AUD 1.43437
AWG 1.8
AZN 1.698943
BAM 1.743938
BBD 2.012822
BDT 123.229468
BGN 1.683441
BHD 0.377513
BIF 2990.138384
BMD 1
BND 1.279692
BOB 11.837665
BRL 4.987701
BSD 0.999367
BTN 96.612663
BWP 13.748245
BYN 3.040173
BYR 19600
BZD 2.009969
CAD 1.42614
CDF 2309.999945
CHF 0.83241
CLF 0.024814
CLP 976.609859
CNY 6.69215
CNH 6.694285
COP 3204.51
CRC 455.982203
CUC 1
CUP 23.98552
CVE 98.316585
CZK 21.789801
DJF 177.965422
DKK 6.67741
DOP 60.568774
DZD 134.616991
EGP 52.717796
ERN 15
ETB 162.364852
EUR 0.893203
FJD 2.24725
FKP 0.755381
GBP 0.755315
GEL 2.589961
GGP 0.755381
GHS 11.747345
GIP 0.755381
GMD 73.497601
GNF 8791.522333
GTQ 7.640455
GYD 209.026954
HKD 7.84766
HNL 26.824484
HRK 6.7315
HTG 130.867038
HUF 326.243497
IDR 17923.6
ILS 3.077305
IMP 0.755381
INR 95.685002
IQD 1514.030191
IRR 1779470.000005
ISK 122.209567
JEP 0.755381
JMD 158.615801
JOD 0.709008
JPY 158.4495
KES 129.749931
KGS 87.449903
KHR 4057.921909
KMF 439.999636
KPW 900.000318
KRW 1332.605041
KWD 0.31139
KYD 0.832817
KZT 454.134882
LAK 22410.856791
LBP 89494.389286
LKR 330.661341
LRD 170.89155
LSL 16.534494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426158
MAD 9.81338
MDL 17.918619
MGA 4456.43209
MKD 54.946526
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.077948
MRU 39.936158
MUR 47.530408
MVR 15.450263
MWK 1732.88514
MXN 18.39114
MYR 4.082999
MZN 63.909849
NAD 16.534715
NGN 1331.029841
NIO 36.779949
NOK 9.578345
NPR 154.579215
NZD 1.785598
OMR 0.384505
PAB 0.999371
PEN 3.427374
PGK 4.53131
PHP 62.75703
PKR 276.743498
PLN 3.922025
PYG 5684.30063
QAR 3.652778
RON 4.765402
RSD 104.899031
RUB 84.131424
RWF 1473.096659
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.922366
SDG 601.50087
SEK 10.011375
SGD 1.28038
SHP 0.755572
SLE 24.669944
SLL 20969.491881
SOS 571.102482
SRD 37.692501
STD 20697.981008
STN 21.845158
SVC 8.744461
SYP 13002.000254
SZL 16.531284
THB 33.604502
TJS 9.194137
TMT 3.51
TND 2.982533
TOP 2.40776
TRY 49.336987
TTD 6.789061
TWD 31.929737
TZS 2642.496825
UAH 44.885491
UGX 4086.381996
UYU 40.141592
UZS 11893.000446
VES 875.701595
VND 25927
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 585.902708
XAG 0.016497
XAU 0.000239361288
XCD 2.70255
XCG 1.801143
XDR 0.707052
XOF 585.902708
XPF 106.339724
YER 236.204285
ZAR 16.556185
ZMK 9001.195535
ZMW 19.862507
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.077035
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A Kiev, la peur d'une attaque de missile russe "Orechnik"
A Kiev, la peur d'une attaque de missile russe "Orechnik" / Photo: © AFP

A Kiev, la peur d'une attaque de missile russe "Orechnik"

Inna ne s'abrite habituellement pas dans les refuges quand l'alarme anti-aérienne retentit dans Kiev, habituée à ce son strident qui rythme maintenant la vie de tous les Ukrainiens depuis bientôt trois ans.

Taille du texte:

Mais vendredi, les messages d'alerte des autorités, évoquant de potentiels missiles balistiques sur Telegram, l'ont poussée à se cacher dans la profonde station de métro Khrechtchatyk, dans le centre-ville de la capitale ukrainienne.

"Nous sommes habitués aux drones d'attaque Shahed, malheureusement. Mais un missile balistique, c'est bien pire", explique Inna à l'AFP dans la station de métro, refusant de donner son patronyme, par peur des représailles sur sa famille restée dans les territoires ukrainiens occupés par Moscou.

"Nous avons très peur", dit-elle.

La peur d'une frappe destructrice, potentiellement à l'aide du missile hypersonique russe "Orechnik", s'est renforcée depuis fin novembre au-dessus de la capitale.

L'arme, capable de frapper avec des ogives nucléaires des cibles à plusieurs milliers de kilomètres, a été utilisée pour la première fois avec des têtes conventionnelles le 21 novembre contre la ville de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a présenté le tir inédit comme une réponse aux récentes attaques ukrainiennes contre la Russie avec des missiles américaines et britanniques, et surtout menacé de frapper des "centres de décision" à Kiev, qui abrite le gouvernement ukrainien.

Vendredi, il a même évoqué la possibilité de déployer l'an prochain son missile "Orechnik" au Bélarus, son plus proche allié, dont la frontière avec l'Ukraine est située à 100 kilomètres de Kiev.

- "Comme la météo!" -

A la mi-journée donc, une centaine de personnes se sont réfugiées dans les souterrains, comme Inna, témoignant d'une certaine fébrilité générale à la suite des menaces du président russe, même si la frappe évoquée n'a finalement pas eu lieu.

Pavlo Tsimbaliouk, 32 ans, se dit lui si certain que le dirigeant russe finira par mettre sa menace à exécution sur Kiev qu'il a emmené son chat Vassélina avec lui.

"Aujourd'hui, il s'agit d'un missile dangereux, Orechnik ou autre, alors nous avons décidé de descendre", dit-il à l'AFP dans un léger sourire, son gros félin roux se retournant dans sa cage.

Les stations de métro de Kiev, construites à l'époque soviétique, servent d'abri depuis l'invasion russe. Mais comme la vie suit malgré tout son cours, dans un mélange d'habitude et d'épuisement, beaucoup ont ainsi choisi de rester en surface ce vendredi.

Kiev est relativement épargnée ces derniers mois par les grosses attaques aériennes, mais des civils ont été tués auparavant par des missiles russes sur la capitale.

Comme la plupart des personnes présentes dans la station bondée de Khrechtchatyk, Pavlo fait défiler les chaînes officielles et officieuses Telegram sur son téléphone pour obtenir des mises à jour sur la situation.

"Nous avons beaucoup de chaînes et d'applications qui nous indiquent si la situation est vraiment dangereuse, encore plus dangereuse ou un peu dangereuse. C'est comme vérifier la météo!", plaisante-t-il.

Un groupe d'écoliers applaudit alors que les autorités donnent le feu vert pour remonter à la surface après une quarantaine de minutes d'attente. Serrant son chat dans ses bras, Pavlo se contente d'un sourire.

Les autorités ukrainiennes n'ont pas encore fourni d'informations sur le type d'arme qui a déclenché l'alerte de vendredi, ni même si un missile a été tiré.

"Nous ne savons pas à quoi nous attendre de la part de nos voisins. Ils sont totalement imprévisibles", rumine Inna, toujours nerveuse.

"Ils ne se soucient pas de savoir s'ils touchent des enfants ou des adultes, des bâtiments résidentiels, des jardins d'enfants ou des écoles..."

P.McDonald--TFWP