The Fort Worth Press - Shell ne réduira plus sa production de pétrole d'ici 2030, ire des écologistes

USD -
AED 3.672499
AFN 63.99961
ALL 82.034979
AMD 362.140294
ANG 1.790365
AOA 917.999912
ARS 1520.631701
AUD 1.432767
AWG 1.8025
AZN 1.703552
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.37705
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.982796
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42143
CDF 2317.481055
CHF 0.83255
CLF 0.024652
CLP 973.389942
CNY 6.704597
CNH 6.703325
COP 3240.73
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 98.050042
CZK 21.69235
DJF 177.720235
DKK 6.644185
DOP 60.349837
DZD 134.518181
EGP 52.281398
ERN 15
ETB 161.019593
EUR 0.88888
FJD 2.24675
FKP 0.756613
GBP 0.753925
GEL 2.595002
GGP 0.756613
GHS 11.780375
GIP 0.756613
GMD 73.999933
GNF 8749.999935
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.847935
HNL 26.830073
HRK 6.6963
HTG 130.793628
HUF 324.5925
IDR 17862.4
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.37075
IQD 1310
IRR 1732150.000014
ISK 121.95001
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709018
JPY 158.413006
KES 129.789879
KGS 87.450216
KHR 4062.500677
KMF 437.999646
KPW 900.000318
KRW 1339.645004
KWD 0.30955
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22479.999927
LBP 89599.999618
LKR 330.203262
LRD 170.999693
LSL 16.529469
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429705
MAD 9.967501
MDL 17.823955
MGA 4449.999824
MKD 54.682782
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 40.159735
MUR 47.409919
MVR 15.409967
MWK 1740.999917
MXN 17.97222
MYR 4.085802
MZN 63.899783
NAD 16.630106
NGN 1324.049913
NIO 36.669827
NOK 9.554306
NPR 154.011674
NZD 1.77919
OMR 0.384504
PAB 0.998801
PEN 3.44625
PGK 4.453018
PHP 62.754503
PKR 276.999669
PLN 3.88604
PYG 5851.782097
QAR 3.643699
RON 4.753205
RSD 104.370051
RUB 84.748496
RWF 1474
SAR 3.74687
SBD 8.058541
SCR 13.999573
SDG 601.498917
SEK 9.99986
SGD 1.27802
SHP 0.75643
SLE 24.650311
SLL 20969.491881
SOS 571.496279
SRD 37.649671
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.630049
THB 33.623027
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.994502
TOP 2.40776
TRY 49.200705
TTD 6.770431
TWD 31.792043
TZS 2630.002987
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11789.999653
VES 870.279505
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 583.067316
XAG 0.016309
XAU 0.000240227544
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 583.067316
XPF 106.650213
YER 236.249982
ZAR 16.54319
ZMK 9001.202803
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.031744
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Shell ne réduira plus sa production de pétrole d'ici 2030, ire des écologistes
Shell ne réduira plus sa production de pétrole d'ici 2030, ire des écologistes / Photo: © AFP/Archives

Shell ne réduira plus sa production de pétrole d'ici 2030, ire des écologistes

Le géant pétrolier Shell table désormais sur une production de pétrole "stable" jusqu'en 2030, ce qui suscite la consternation parmi les écologistes, alors qu'il avait dévoilé en 2021 des objectifs de réduction de 1 à 2% par an.

Taille du texte:

Le groupe dope parallèlement les distributions aux actionnaires après une année 2022 de profits record dans la foulée de la guerre en Ukraine.

Dans un communiqué publié mercredi, Shell annonce qu'il va "stabiliser sa production de liquides jusqu'en 2030".

Le groupe soutient avoir déjà atteint ses objectifs de réduction de production sur la période.

Un porte-parole de Shell, joint par l'AFP, souligne que les objectifs de baisse de production d'or noir affichés en 2021, et basés sur la production de 2019, ont été atteints dès 2022 grâce à des cessions comme la vente de gisements de pétrole de schiste aux États-Unis.

"Nous investissons pour apporter la sécurité énergétique dont les clients ont besoin", justifie le directeur général Wael Sawan, cité dans le communiqué.

La guerre en Ukraine a ramené la sureté de l'approvisionnement en énergie sur le devant de la scène comparé à l'urgence climatique pour de nombreux gouvernements et compagnies du secteur.

Lors d'une présentation au début de la journée d'investisseurs, M. Sawan a ajouté que "le rythme de la transition des carburants fossiles vers les énergies à bas carbone dépendait de beaucoup de choses, dont les politiques gouvernementales, le coût de développement des énergies et la demande des consommateurs".

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a d'ailleurs esquissé pour la première fois un pic de la demande globale de pétrole "avant la fin de la décennie" grâce à l'essor de la voiture électrique.

La directrice financière de Shell Sinead Gorman a fait valoir que les investissements dans le gaz seraient privilégiés, notamment en raison de la plus faible intensité carbone de cette énergie comparé au pétrole ou charbon, et parce qu'il était facile à transporter.

- "Virage à 180 degrés" -

Shell a par ailleurs révélé mercredi une série de cadeaux aux actionnaires, avec une hausse de 15% du dividende par action effective au 2e trimestre 2023, et des rachats d'actions d'au moins 5 milliards de dollars au deuxième semestre de cette année.

L'ONG Global Witness fustige ce "virage à 180 degrés" amorcé "sur le dos de la crise énergétique au lieu d'accélérer les investissements verts".

“Comme d'autres géants des carburants fossiles qui ont également revu à la baisse leurs ambitions, Shell admet maintenant qu'il n'a pas le projet de changer son modèle d'entreprise, incompatible avec les efforts" contre "l'effondrement climatique", commente pour sa part l'ONG Les amis de la Terre.

L'autre "major" britannique, BP, a aussi annoncé en février, en marge de résultats record, qu'elle comptait doper ses bénéfices d'ici 2030 en investissant davantage à la fois dans les énergies renouvelables, mais aussi dans les hydrocarbures, ralentissant le rythme de sa transition énergétique.

Interrogé par l'AFP, Simon Evans, du site Carbon Brief, estime pour sa part qu'il est "très clair que nous ne sommes pas sur la bonne voie pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré" comme prévu dans le cadre des accords de Paris.

Il relève par ailleurs que les compagnies pétrolières européennes restent "en avance sur les autres" et notamment leurs rivales américaines, en matière d'investissements dans les énergies vertes.

L'action prenait 1,44% à 2.329 pence à la Bourse vers 13H40 GMT.

La banque Berenberg estime que la stratégie dévoilée mercredi est "positive", notamment la réduction des coûts envisagée et celle des investissements, prévus entre 22 et 25 milliards de dollars par an en 2024 et 2025, dont 10 à 15 milliards de 2023 à 2025 dans les énergies à bas carbone.

Derren Nathan, analyste de Hargreaves Lansdown, juge cependant que l'"accent à long terme sur les versements aux actionnaires va restreindre le montant de capital disponible pour investir dans les nouvelles technologies" vertes.

Le titre de Shell avait dévissé pendant la pandémie quand l'activité économique était quasi paralysée par les confinements, et se rapproche désormais de ses sommets de 2018.

Sinead Gorman a toutefois insisté: "nous trouvons toujours notre action sous-évaluée".

J.Ayala--TFWP