The Fort Worth Press - Fin des fossiles ? Le président de la COP28 attendu au tournant à une conférence climat de l'ONU

USD -
AED 3.672496
AFN 65.00037
ALL 81.643894
AMD 362.139857
ANG 1.790365
AOA 917.999777
ARS 1520.9949
AUD 1.432696
AWG 1.8
AZN 1.700325
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.376608
BIF 3002.04786
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.976299
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.422735
CDF 2320.000129
CHF 0.8309
CLF 0.024568
CLP 970.160139
CNY 6.70455
CNH 6.702415
COP 3221.07
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 97.952385
CZK 21.667297
DJF 177.86405
DKK 6.638405
DOP 60.226192
DZD 134.495016
EGP 52.3194
ERN 15
ETB 161.524186
EUR 0.88814
FJD 2.24625
FKP 0.756613
GBP 0.753155
GEL 2.595013
GGP 0.756613
GHS 11.755822
GIP 0.756613
GMD 74.000495
GNF 8787.508607
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84765
HNL 26.812312
HRK 6.693297
HTG 130.793628
HUF 324.363014
IDR 17872
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.37005
IQD 1308.469336
IRR 1730149.999909
ISK 121.849971
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.708963
JPY 158.064017
KES 129.81032
KGS 87.450153
KHR 4045.680477
KMF 438.999575
KPW 900.000318
KRW 1337.854997
KWD 0.30949
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22397.725758
LBP 89440.192599
LKR 330.203262
LRD 170.794762
LSL 16.542767
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420348
MAD 9.960378
MDL 17.823955
MGA 4424.110514
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 39.991472
MUR 47.410267
MVR 15.455033
MWK 1731.942094
MXN 17.963795
MYR 4.085897
MZN 63.910066
NAD 16.543869
NGN 1324.603137
NIO 36.754874
NOK 9.56401
NPR 154.011674
NZD 1.778297
OMR 0.384508
PAB 0.998801
PEN 3.439606
PGK 4.458995
PHP 62.764502
PKR 276.639156
PLN 3.881715
PYG 5851.782097
QAR 3.640773
RON 4.749803
RSD 104.285961
RUB 85.399582
RWF 1475.275848
SAR 3.74737
SBD 8.058541
SCR 14.024499
SDG 601.500474
SEK 9.980815
SGD 1.277465
SHP 0.75643
SLE 24.649653
SLL 20969.491881
SOS 570.811752
SRD 37.650386
STD 20697.981008
STN 21.765396
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.537472
THB 33.6065
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.979461
TOP 2.40776
TRY 49.178801
TTD 6.770431
TWD 31.784983
TZS 2630.00301
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11765.751039
VES 870.279505
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.581751
XAG 0.016338
XAU 0.000240347639
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.581751
XPF 105.955676
YER 236.249872
ZAR 16.52215
ZMK 9001.199794
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.030791
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Fin des fossiles ? Le président de la COP28 attendu au tournant à une conférence climat de l'ONU
Fin des fossiles ? Le président de la COP28 attendu au tournant à une conférence climat de l'ONU / Photo: © AFP/Archives

Fin des fossiles ? Le président de la COP28 attendu au tournant à une conférence climat de l'ONU

Des négociations climat sous l'égide de l'ONU s'ouvrent lundi en Allemagne, avec tous les yeux tournés vers le président émirati de la prochaine COP à Dubaï, Sultan al-Jaber, dont des ONG, experts et élus attendent qu'il prouve son indépendance vis-à-vis des énergies fossiles.

Taille du texte:

Le choix par les Emirats arabes unis pour présider la COP28 de Sultan al-Jaber, patron du géant pétrolier émirati ADNOC, a suscité de vives critiques chez les défenseurs de l'environnement et certains responsables politiques. Dernièrement, une centaine d'élus du Congrès américain et du Parlement européen ont appelé à son retrait.

Interrogé par l'AFP en avril, M. al-Jaber s'était défendu en rappelant qu'il était aussi le fondateur de Masdar, société nationale émiratie spécialisée dans les énergies renouvelables. Les négociateurs américain et européen sur le climat, John Kerry et Frans Timmermans, ont défendu sa nomination. M. Kerry a rencontré ce week-end à Abu Dhabi des responsables émiratis, dont M. al-Jaber.

Si les décisions prises pendant les COP relèvent des Etats, les présidences des COP ont un rôle de coordination et de gestion des négociations.

Le chef d'ADNOC a insisté dernièrement sur l'importance des énergies fossiles pour l'économie mondiale. Plutôt que d'appeler à une sortie du pétrole et du gaz, comme de nombreux négociateurs le souhaiteraient, il a préféré parler d'éliminer "les émissions" des énergies fossiles, ouvrant la voie à leur continuation, avec diverses techniques encore embryonnaires pour en capter les rejets.

"Cette présidence doit montrer rapidement quelle est son ambition: accélérer dans les renouvelables en fait partie mais cela ne suffira pas pour cette COP", estime Laurence Tubiana, architecte des accords de Paris de 2015 et présidente de la Fondation européenne du climat. "Il est maintenant plus que jamais critique de reconnaître aussi que l'ère des fossiles se termine".

La conférence de Bonn sur les changements climatiques, organisée chaque année pour préparer la prochaine COP, sera l'occasion pour le président de la COP28 de s'adresser à ceux qui doutent de lui.

- "Ambition" -

La conférence, qui doit durer 15 jours, doit aussi permettre des avancées techniques sur des dossiers comme le financement concret des "pertes et dommages" ou sur les 100 milliards de dollars annuels promis aux pays pauvres pour s'adapter au changement climatique et effectuer leur transition énergétique.

Les observateurs espèrent aussi des informations sur le prochain "bilan mondial", attendu en septembre, qui quantifiera les efforts de différents pays à la suite de l'accord de Paris.

Ce dernier ambitionne de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en dessous de 2°C" par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts "pour limiter l'augmentation de la température à 1,5°C", ce qui paraît de plus en plus difficile.

Mais il laisse les pays fixer leurs propres objectifs pour y parvenir.

- "Coupable" -

"Les énergies fossiles sont certainement le principal coupable", dit à l'AFP Samuelu Laloniu, émissaire des Tuvalu, qui comme d'autres petits Etats insulaires menacés de submersion est déterminé à s'attaquer au pétrole, au gaz et au charbon.

Les Tuvalu et le Vanuatu réclament ainsi l'adoption d'un "traité de non-prolifération" des combustibles fossiles.

Les pays industrialisés du G7 se sont pour leur part engagés récemment à "accélérer" leur "sortie" des énergies fossiles mais sans fixer de nouvelle échéance et seulement pour celles qui ne sont pas assorties de dispositifs de capture et de stockage du CO2, des techniques loin d'être disponibles à grande échelle mais vantées par les pays pétrogaziers.

Les appels de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à accélérer l'investissement dans les renouvelables sont en revanche bien reçus par de nombreux gouvernements. Sultan al-Jaber lui-même a appelé à tripler la capacité des renouvelables d'ici 2030, lors d'un discours début mai en Allemagne.

Poussé par les crises énergétique et climatique, l'investissement dans les technologies décarbonées (renouvelables mais aussi nucléaire, batteries, etc.) devrait atteindre 1.700 milliards de dollars en 2023, selon l'AIE. Mais environ 1.000 milliards iront encore aux pétrole, gaz et charbon.

Les Emirats, importants producteurs de pétrole, vantent leurs investissements dans les renouvelables.

Mais si le pays cesse à terme d'utiliser pour lui-même son pétrole, cela ne signifie pas pour autant qu'il renoncera à produire pour l'exporter, souligne Karim El Gendy, de l'institut de réflexion Chatham House.

Selon lui, les Emirats peuvent "être enclins à répéter, par exemple, que le monde aura besoin de pétrole simplement parce qu'ils ont besoin de conserver des clients".

F.Carrillo--TFWP