The Fort Worth Press - Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique

USD -
AED 3.672494
AFN 62.999798
ALL 81.54966
AMD 371.399838
ANG 1.789884
AOA 918.00001
ARS 1404.732042
AUD 1.396648
AWG 1.80125
AZN 1.69134
BAM 1.672231
BBD 2.013706
BDT 122.949593
BGN 1.668102
BHD 0.377346
BIF 2975
BMD 1
BND 1.276607
BOB 6.908463
BRL 4.9767
BSD 0.999756
BTN 94.471971
BWP 13.52189
BYN 2.82083
BYR 19600
BZD 2.010807
CAD 1.368845
CDF 2322.498342
CHF 0.789405
CLF 0.022655
CLP 891.620072
CNY 6.83745
CNH 6.83721
COP 3614.63
CRC 454.776694
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.400294
CZK 20.820302
DJF 177.719867
DKK 6.38733
DOP 59.250406
DZD 132.545029
EGP 52.860298
ERN 15
ETB 157.375006
EUR 0.854497
FJD 2.200301
FKP 0.737964
GBP 0.740555
GEL 2.694999
GGP 0.737964
GHS 11.139648
GIP 0.737964
GMD 73.50624
GNF 8777.488092
GTQ 7.638607
GYD 209.169998
HKD 7.836685
HNL 26.619715
HRK 6.438698
HTG 130.969532
HUF 311.188957
IDR 17323.85
ILS 2.961037
IMP 0.737964
INR 94.772799
IQD 1310
IRR 1315999.999983
ISK 122.380582
JEP 0.737964
JMD 157.527307
JOD 0.709026
JPY 159.711502
KES 129.150069
KGS 87.429599
KHR 4010.000234
KMF 421.000168
KPW 899.995813
KRW 1478.170222
KWD 0.307796
KYD 0.833202
KZT 458.273661
LAK 21944.999913
LBP 89541.398719
LKR 318.685688
LRD 183.750107
LSL 16.535047
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.345013
MAD 9.25625
MDL 17.291603
MGA 4149.000368
MKD 52.666883
MMK 2100.039346
MNT 3596.354975
MOP 8.070247
MRU 40.000104
MUR 46.830316
MVR 15.4497
MWK 1740.99992
MXN 17.400165
MYR 3.952022
MZN 63.909775
NAD 16.549444
NGN 1374.960174
NIO 36.714981
NOK 9.33336
NPR 151.155324
NZD 1.705445
OMR 0.384501
PAB 0.999761
PEN 3.51603
PGK 4.34475
PHP 61.587999
PKR 278.724991
PLN 3.631605
PYG 6267.180239
QAR 3.64325
RON 4.355498
RSD 100.291978
RUB 75.326263
RWF 1460.5
SAR 3.750764
SBD 8.025935
SCR 14.132711
SDG 600.497205
SEK 9.279351
SGD 1.277265
SHP 0.746601
SLE 24.625036
SLL 20969.496166
SOS 571.506935
SRD 37.46504
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.748402
SYP 110.549271
SZL 16.55014
THB 32.624967
TJS 9.378107
TMT 3.505
TND 2.88375
TOP 2.40776
TRY 45.070347
TTD 6.798138
TWD 31.595997
TZS 2607.622977
UAH 44.060757
UGX 3719.267945
UYU 39.45844
UZS 12069.999948
VES 484.618565
VND 26346.5
VUV 118.225603
WST 2.727813
XAF 560.845941
XAG 0.01357
XAU 0.000218
XCD 2.70255
XCG 1.801836
XDR 0.697718
XOF 559.500803
XPF 102.224979
YER 238.649718
ZAR 16.551015
ZMK 9001.195535
ZMW 18.969203
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.1000

    998.89

    -0.21%

  • BEL20

    -43.2100

    5291.53

    -0.81%

  • PX1

    -45.3800

    8058.25

    -0.56%

  • ISEQ

    61.4300

    12347.75

    +0.5%

  • OSEBX

    11.9600

    2005.22

    +0.6%

  • PSI20

    -27.8000

    9237.51

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -55.5400

    3883.5

    -1.41%

  • N150

    5.3400

    4111.13

    +0.13%

Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique / Photo: © AFP

Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique

Programmes scolaires inadaptés, pénurie d'enseignants, manuels obsolètes, classes surchargées et écoles délabrées: des maux que le Kirghizstan veut éradiquer pour moderniser son système éducatif et assurer le développement économique de ce pays d'Asie centrale.

Taille du texte:

"Mon fils n'a pas eu de professeur de mathématiques au premier trimestre, des lycéens enseignaient à sa place", raconte à l'AFP Azamat Bekenov, père de trois écoliers à Bichkek, la capitale kirghize.

Une situation courante au Kirghizstan, où environ un millier de professeurs manquaient en 2025, obligeant les familles à se débrouiller.

"Avec les parents d'élèves nous cherchions les professeurs, j'écrivais sur Facebook", explique M. Bekenov, qui a fini par dénicher un remplaçant.

Les besoins sont exponentiels en raison de la forte croissance démographique du Kirghizstan, où quelque 40% des sept millions d'habitants sont mineurs.

Selon le dirigeant Sadyr Japarov, 500.000 élèves ont intégré l'école ces dix dernières années. Une augmentation de 50% que le système peine à absorber, avec de nombreuses classes surpeuplées, comme l'a constaté l'AFP.

"Il y a 52 élèves dans la classe de mon fils et 50 dans celle de ma fille. Mon aîné s'en sort bien, ils sont seulement 38", ironise M. Bekenov.

Quant au contenu des cours, les autorités pointent un programme scolaire "irrémédiablement obsolète et de très mauvaise qualité" et relèvent le faible niveau des enseignants eux-mêmes, formés après l'indépendance en 1991.

- "Au bord du gouffre" -

Après trois décennies post-soviétiques marquées par un effondrement économique, une immigration massive et l'instabilité sociale, le système éducatif est "au bord du gouffre", selon les syndicats.

Parmi les mesures mises en oeuvre : le passage de onze à douze ans de scolarité obligatoire, la construction d'écoles, la hausse des salaires des professeurs, la fourniture de manuels par Moscou, 22% du budget étatique alloué pour l'Education...

Selon le gouvernement, ces mesures doivent former une jeunesse qualifiée pour assurer la croissance économique à long terme et enfin endiguer l'émigration de centaines de milliers de Kirghiz en Russie.

Corollaire d'un système éducatif médiocre, la productivité du travail au Kirghizstan est la plus faible d'Europe et d'Asie centrale, selon un rapport des Nations unies en 2023, et un quart de la population vit avec moins de cinquante euros par mois.

Dernier en 2006 et 2009 du test international PISA, le Kirghizstan a retenté sa chance en 2025 et attend son résultat pour bénéficier des conseils de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

La tâche est considérable pour combler le retard accumulé.

"J'enseigne l'histoire. La matière devrait prendre vie, avec des cartes, des images d'archives. Je veux faire découvrir le monde aux enfants (..) mais il n'y a rien dans la salle de classe", explique Goulmira Oumetalieva, enseignante à Karakol (est), jointe par l'AFP au téléphone.

"Il n'y a pas d'ordinateur, pas de projecteur, même pas un simple écran. Les salles de classe sont vétustes, les tables sont branlantes, les chaises grincent", regrette-t-elle.

Son cas n'est pas une exception: 113 écoles sont en très mauvais état, bien que 400 bâtiments aient été construits entre 2021 et 2025, selon Bichkek.

- Méthodes "modernes" -

Mais les volontaires pour y enseigner ne se bousculent pas.

"Quand un enseignant se demande comment survivre et subvenir à ses besoins essentiels, il est difficile de parler d'une mission noble", dit Mme Oumetalieva, qui attend en avril le doublement du salaire moyen des enseignants (250 euros), promis par M. Japarov.

Alors, les autorités tentent de recruter autrement et s'appuient sur le programme "Teach For All".

Financé par des fonds privés, ce programme mondial récemment implanté dans quatre pays centrasiatiques envoie des diplômés de divers horizons professionnels enseigner deux ans en zone rurale.

A Boukara, la directrice d'école Nassikhat Sarieva a voulu "remédier à la grave pénurie d'enseignants" dans l'établissement le plus isolé du nord-ouest kirghiz.

"Nous avons accueilli deux nouveaux enseignants, d'anglais et de russe", explique à l'AFP Mme Sarieva. Selon elle, ils "utilisent des méthodes pédagogiques modernes" plus interactives pour impliquer les élèves, rompant avec la tradition soviétique rigide.

Cette initiative offre aussi aux écoliers l'accès à des ateliers culturels, comme la venue d'une troupe d'opéra dans ce village éloigné, aux pieds des montagnes Ala-Too.

De quoi faire rêver ces enfants, dont Arououke Chaïmaratova, 14 ans, qui va seulement "une fois par mois en ville".

"Nous avons participé à un atelier de chant, ça m'a donné envie de devenir chanteuse".

B.Martinez--TFWP