The Fort Worth Press - Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable

USD -
AED 3.672947
AFN 64.999747
ALL 81.166471
AMD 363.180255
ANG 1.790365
AOA 916.999979
ARS 1524.601498
AUD 1.43185
AWG 1.8
AZN 1.702324
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.37697
BIF 2996
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.206983
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.418545
CDF 2310.000009
CHF 0.833989
CLF 0.024655
CLP 973.515223
CNY 6.70335
CNH 6.70789
COP 3335.17
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.538602
DJF 177.719758
DKK 6.591199
DOP 59.478538
DZD 133.86074
EGP 52.058804
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.881695
FJD 2.257397
FKP 0.754339
GBP 0.75595
GEL 2.595028
GGP 0.754339
GHS 11.694976
GIP 0.754339
GMD 74.000318
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84595
HNL 26.851268
HRK 6.644602
HTG 130.898612
HUF 323.590311
IDR 17930.2
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.88965
IQD 1310.308056
IRR 1374850.00001
ISK 120.601876
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.709015
JPY 157.322994
KES 129.74028
KGS 87.4483
KHR 4059.204815
KMF 433.000259
KPW 900.000318
KRW 1352.790307
KWD 0.30871
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.609627
MVR 15.45991
MWK 1734.386774
MXN 18.04041
MYR 4.082698
MZN 63.89767
NAD 16.385877
NGN 1325.019785
NIO 36.812303
NOK 9.59125
NPR 153.522722
NZD 1.771985
OMR 0.384495
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.633976
PKR 277.081154
PLN 3.85305
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.653599
RSD 103.670187
RUB 83.728299
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 14.003606
SDG 601.49797
SEK 9.985695
SGD 1.27816
SHP 0.754404
SLE 24.606428
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.753013
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.544027
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 49.007297
TTD 6.785083
TWD 31.872097
TZS 2635.002964
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.354007
XAG 0.016266
XAU 0.000239128615
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.354007
XPF 105.104986
YER 236.62501
ZAR 16.39885
ZMK 9001.204833
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591902
MXV 2.042582
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable
Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable / Photo: © AFP

Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable

L'air est sec et chaud, pourtant, dans le ciel de Douchanbé, le soleil ne perce que difficilement. Recouverte d'un voile grisâtre, la capitale du Tadjikistan est une fois de plus frappée par une tempête de sable, un phénomène qui s'intensifie à travers l'Asie centrale.

Taille du texte:

Les imposantes montagnes entourant la ville ne sont quasiment plus visibles et seules les silhouettes de quelques immeubles en construction se devinent à travers le nuage que forme la tempête de sable et de poussière (TSP).

Ce phénomène météo va crescendo depuis des années et il n'y aucune raison de penser que la situation puisse s'améliorer. Les scientifiques ont quant à eux établi qu'avec le réchauffement de la planète, les évènements extrêmes (tempêtes, sécheresses, incendies, etc.) allaient se multiplier sur toute la planète.

Les particules charriées par les TSP sont loin d'être anodines pour la santé et, dans la clinique Sofia de Douchanbé, les patients défilent. En 2022, le Tadjikistan est entré dans le top 10 des pays à l'air le plus pollué, selon la société de surveillance de la qualité de l'air IQAir.

"Je n’en peux plus de tousser, j’en ai marre de cette poussière qui m'étouffe", se plaint Mounira Khouchkadamova pendant une consultation.

Cela fait deux ans que cette institutrice de 43 ans souffre d’insuffisance respiratoire, un diagnostic réalisé par le docteur Faïçal Sakhraï.

"Ces dernières années, je soigne de plus en plus de patients atteints de maladies cardio-vasculaires", explique à l'AFP le jeune thérapeute, qui pointe du doigt les particules fines transportées par les TSP.

- Forte exposition -

"Les plus grandes pénètrent dans l’organisme et se déposent dans les voies respiratoires supérieures, tandis que les plus fines pénètrent dans les voies respiratoires inférieures, puis dans les poumons, le coeur et d'autres organes", explique à l'AFP le docteur Sakhraï.

D'après les Nations unies, 80% de la population tadjike est exposée aux niveaux les plus élevés de concentrations de particules fines PM2,5.

Si le docteur Sakhraï recommande à tous de boire abondamment et de porter un masque, alors que les personnes se couvrant le visage se comptent sur les doigts d'une main dans les rues de Douchanbé, malgré l'air vicié.

En dépit de ses "difficultés à respirer" et de ses "maux de tête", Nigora Ioussoupova, une psychologue, refuse ainsi de porter un masque, qui selon elle "gêne sa respiration".

Autrefois rares, les TSP commencent désormais au printemps et frappent jusqu'à la fin de l'automne, touchant la majeure partie de l'Asie centrale.

"Dans les années 1990, il y avait deux ou trois phénomènes de TSP par an au Tadjikistan. Maintenant, il y en a jusqu'à 35", résume pour l'AFP Zebounisso Mouminzoda, la directrice de la filiale tadjike du Centre régional pour l'environnement en Asie centrale (Carec), une organisation semi-gouvernementale qui opère dans les cinq pays de la région (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan).

- Prise de conscience -

"En raison du changement climatique, les sécheresses prolongées mènent à la formation des TSP, en asséchant le sol, et les vents plus fréquents soulèvent ensuite cette terre", poursuit Mme Mouminzoda.

Un désastre écologique en amenant un autre, ces tempêtes se forment notamment sur les fonds asséchés de la mer d'Aral, en Ouzbékistan, mais proviennent également des steppes kazakhes ou de l'Afghanistan voisin.

Mme Mouminzoda souligne l'impact dévastateur du "facteur humain", avec la "coupe des forêts, une irrigation irrationnelle et l'élevage toute l'année, qui dégrade les sols".

Un cercle vicieux dans ce pays pauvre et essentiellement rural, où les TSP affectent négativement les rendements agricoles et la fertilité des sols.

Pis, la poussière et le sable déposés sur les glaciers, une source d'eau cruciale pour une région qui commence à en manquer, "accélèrent leur fonte", rappelle M. Mouminzoda.

Si les relations entre les Etats centrasiatiques sont régulièrement émaillées de tensions, ils tentent néanmoins désormais de coordonner leurs efforts sur des questions environnementales comme la gestion de l’eau et la dépollution des déchets nucléaires.

Mais la menace que représentent les TSP au Tadjikistan reste encore sous-étudiée "en tant que catastrophe naturelle", regrette le Carec.

L.Davila--TFWP