The Fort Worth Press - Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine

USD -
AED 3.672947
AFN 64.999747
ALL 81.166471
AMD 363.180255
ANG 1.790365
AOA 916.999979
ARS 1524.601498
AUD 1.43185
AWG 1.8
AZN 1.702324
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.37697
BIF 2996
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.206983
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.418545
CDF 2310.000009
CHF 0.833989
CLF 0.024655
CLP 973.515223
CNY 6.70335
CNH 6.70789
COP 3335.17
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.538602
DJF 177.719758
DKK 6.591199
DOP 59.478538
DZD 133.86074
EGP 52.058804
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.881695
FJD 2.257397
FKP 0.754339
GBP 0.75595
GEL 2.595028
GGP 0.754339
GHS 11.694976
GIP 0.754339
GMD 74.000318
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84595
HNL 26.851268
HRK 6.644602
HTG 130.898612
HUF 323.590311
IDR 17930.2
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.88965
IQD 1310.308056
IRR 1374850.00001
ISK 120.601876
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.709015
JPY 157.322994
KES 129.74028
KGS 87.4483
KHR 4059.204815
KMF 433.000259
KPW 900.000318
KRW 1352.790307
KWD 0.30871
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.609627
MVR 15.45991
MWK 1734.386774
MXN 18.04041
MYR 4.082698
MZN 63.89767
NAD 16.385877
NGN 1325.019785
NIO 36.812303
NOK 9.59125
NPR 153.522722
NZD 1.771985
OMR 0.384495
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.633976
PKR 277.081154
PLN 3.85305
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.653599
RSD 103.670187
RUB 83.728299
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 14.003606
SDG 601.49797
SEK 9.985695
SGD 1.27816
SHP 0.754404
SLE 24.606428
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.753013
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.544027
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 49.007297
TTD 6.785083
TWD 31.872097
TZS 2635.002964
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.354007
XAG 0.016266
XAU 0.000239128615
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.354007
XPF 105.104986
YER 236.62501
ZAR 16.39885
ZMK 9001.204833
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591902
MXV 2.042582
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine
Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine / Photo: © AFP/Archives

Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine

Le président argentin Javier Milei est en France à partir de mercredi, en quête d'investissements pour une économie stabilisée mais dont redécollage et retombées se font attendre, au point de semer un doute sur l'issue de la présidentielle dans un an.

Taille du texte:

Le président ultralibéral, à Paris jusqu'au 2 octobre pour le forum "Argentina week", prendra la tête d'une importante délégation d'une demi-douzaine de ministres, d'une dizaine de gouverneurs de provinces, minières notamment, et de chefs de grandes entreprises.

Son voyage comprendra une allocution jeudi à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et, le même jour, une rencontre privée à l'Elysée avec son homologue français Emmanuel Macron, selon son agenda officiel.

Le chef de l'Etat argentin doit par ailleurs se voir décerner vendredi un prix lors du Paris Economic Forum "pour la cohérence et l'ampleur du programme économique qu'il a porté comme président", selon un communiqué.

En France, plusieurs syndicats (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO) affiliés à la Fédération internationale des journalistes ont condamné sa venue, y voyant "une insulte à la liberté de la presse", en raison des attaques répétées du président Milei contre les médias.

- Vitrine de la "nouvelle Argentine" -

Dans une vidéo publiée mardi sur Instagram, le dirigeant au pouvoir depuis fin 2023 se représente en haut d'une tour Eiffel piquée d'un drapeau argentin, accompagné d'un lion.

L'"Argentina week" de Paris n'est que le second événement de ce type, après un précédent à New York en mars. Un égard salué de source diplomatique française, où l'on rappelle le bond de 63% des investissements directs en Argentine en 2024 (mines, énergie, agro-industrie).

La France y est le 7e investisseur, 5e si l'on exclut les juridictions de transit, type Pays-Bas.

Même au cœur de cette Europe "en train de couler", qu'il critiquait encore il y a quelques jours, Milei "a besoin de montrer que le monde ouvre sa porte à la +nouvelle Argentine+" qu'il incarne, analyse pour l'AFP Federico Zapata, politologue directeur du cabinet EscenariosAR.

Besoin aussi de capter, ou annoncer, de nouveaux investissements, "même s'ils auront difficilement un impact d'ici la présidentielle d'octobre 2027. Au moins, cela aide son narratif", ajoute l'expert.

Car l'économiste-président, qui se décrit comme "anarcho-capitaliste", a besoin d'aide. Si la stabilisation macro-économique ne fait aucun doute, avec une maîtrise de l'inflation - ramenée de 161% sur un an à 33% -, l'équilibre des comptes, la reconstitution partielle de réserves de change, ces trois ans d'austérité ont saigné industrie, emploi et consommation.

La pauvreté, rompant avec une tendance à la baisse, a rebondi de quatre points au premier semestre 2026, touchant près d'un Argentin sur trois.

Et l'économie, quoique officiellement en croissance (2% sur un an), s'est contractée de 0,6% au deuxième trimestre. Puis de nouveau en juillet.

C'est la "stabilisation récessive" diagnostiquée par de nombreux spécialistes, qui parlent d'une économie "planchada" (à plat), "aletargada" (léthargique) voire "congelada" (gelée).

Les secteurs des mines et hydrocarbures ont certes aimanté une bonne partie des quelque 50 milliards de dollars de projets d'investissements, au titre du "RIGI", un Régime d'incitation aux grands investissements assorti d'avantages fiscaux, douaniers et de change.

- L'espoir évanoui -

Mais l'industrie, désormais plus exposée à la concurrence étrangère avec l'ouverture commerciale du pays, a perdu 90.000 emplois en trois ans, avec des conséquences pour les partenaires de l'Argentine, dont la France.

"La destruction de l'industrie nationale (automobile, textile, électroménager, pharmaceutique) contribue à affaiblir" la position de pays "qui avaient une forte présence d'investissements directs dans ces secteurs", relève une analyse économique issue de la diplomatie européenne, à laquelle l'AFP a eu accès.

Et pour Javier Milei, un risque électoral prend forme. Lui qui ces derniers mois répétait à l'envi "Je suis en compétition avec moi-même", confiant dans sa réélection en 2027, voit sa cote de popularité au plus bas niveau depuis le début de sa présidence, avec une désapprobation autour de 55-60% selon les sondages.

"Il vit le pire moment de sa relation avec l'opinion, qui était jusque-là sa force, ce soutien sans intermédiaires, sans parti", estime Federico Zapata. "Derrière l'austérité, l'idée que les choses allaient s'améliorer dans un an permettait de supporter la dureté du présent. Cela s'est évanoui".

Sa chance, c'est peut-être l'absence de contre-proposition ou de leadership clairs de l'opposition péroniste (centre gauche). Ainsi que le souvenir encore frais dans l'opinion d'une inflation hors de contrôle.

Javier Milei projette désormais un peu plus loin l'échéance du bout du tunnel. "Si notre gouvernement est réélu en 2027, 2028 sera la meilleure année économique de l'histoire argentine", lançait-il jeudi à un cénacle d'investisseurs à New York.

X.Silva--TFWP