The Fort Worth Press - Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE

USD -
AED 3.672494
AFN 64.000493
ALL 81.450493
AMD 370.780251
ANG 1.789884
AOA 917.999881
ARS 1392.559404
AUD 1.38748
AWG 1.8
AZN 1.695216
BAM 1.669697
BBD 2.01454
BDT 122.725158
BGN 1.668102
BHD 0.37765
BIF 2976
BMD 1
BND 1.275896
BOB 6.911331
BRL 4.954702
BSD 1.000226
BTN 94.881811
BWP 13.592996
BYN 2.822528
BYR 19600
BZD 2.011629
CAD 1.35921
CDF 2319.999847
CHF 0.780701
CLF 0.022861
CLP 899.749905
CNY 6.82825
CNH 6.816975
COP 3657.25
CRC 454.73562
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.449942
CZK 20.76365
DJF 177.719703
DKK 6.36849
DOP 59.49346
DZD 132.464709
EGP 53.495099
ERN 15
ETB 156.999734
EUR 0.85227
FJD 2.190603
FKP 0.736618
GBP 0.735645
GEL 2.679571
GGP 0.736618
GHS 11.202571
GIP 0.736618
GMD 72.99985
GNF 8774.999794
GTQ 7.641507
GYD 209.25239
HKD 7.833965
HNL 26.619786
HRK 6.4231
HTG 131.024649
HUF 308.5225
IDR 17376
ILS 2.94745
IMP 0.736618
INR 94.92485
IQD 1310
IRR 1313999.999982
ISK 122.559434
JEP 0.736618
JMD 156.725146
JOD 0.708968
JPY 156.774502
KES 129.095472
KGS 87.420496
KHR 4012.502072
KMF 420.000157
KPW 899.999976
KRW 1468.440084
KWD 0.307899
KYD 0.833543
KZT 463.288124
LAK 21979.999983
LBP 89550.000285
LKR 319.671116
LRD 183.875001
LSL 16.659854
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.349683
MAD 9.251249
MDL 17.233504
MGA 4150.000427
MKD 52.539606
MMK 2099.490131
MNT 3577.850535
MOP 8.070846
MRU 39.969687
MUR 46.76048
MVR 15.455009
MWK 1741.552774
MXN 17.429855
MYR 3.952497
MZN 63.895715
NAD 16.660055
NGN 1375.980277
NIO 36.71013
NOK 9.27605
NPR 151.803598
NZD 1.689805
OMR 0.384489
PAB 1.000201
PEN 3.507503
PGK 4.33875
PHP 61.469602
PKR 278.77498
PLN 3.61942
PYG 6151.626275
QAR 3.643499
RON 4.429904
RSD 99.996991
RUB 75.001641
RWF 1461.5
SAR 3.74998
SBD 8.04211
SCR 14.88162
SDG 600.499176
SEK 9.213799
SGD 1.27268
SHP 0.746601
SLE 24.599275
SLL 20969.496166
SOS 571.000167
SRD 37.457968
STD 20697.981008
STN 21.21
SVC 8.7523
SYP 110.524981
SZL 16.659994
THB 32.417043
TJS 9.381822
TMT 3.505
TND 2.88175
TOP 2.40776
TRY 45.19573
TTD 6.789386
TWD 31.590949
TZS 2610.000207
UAH 43.949336
UGX 3760.987334
UYU 39.889518
UZS 11949.999996
VES 488.942755
VND 26338.5
VUV 117.651389
WST 2.715189
XAF 560.041494
XAG 0.013321
XAU 0.000218
XCD 2.70255
XCG 1.80265
XDR 0.69563
XOF 559.99986
XPF 102.15034
YER 238.600947
ZAR 16.58375
ZMK 9001.195339
ZMW 18.67895
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.1200

    1015.23

    +0.11%

  • BEL20

    20.3400

    5372.76

    +0.38%

  • PX1

    -25.9700

    8089.26

    -0.32%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    10.3000

    2028.99

    +0.51%

  • PSI20

    -57.0100

    9288.23

    -0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    23.6800

    4178.04

    +0.57%

Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE / Photo: © AFP/Archives

Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE

Les émissions de méthane liées aux énergies fossiles restent "à des niveaux très élevés", avertit l’Agence internationale de l’énergie, qui souligne que la récupération de ces rejets pourrait fournir d'énormes quantités de gaz aux marchés sous tension depuis la guerre au Moyen‑Orient.

Taille du texte:

En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, selon un communiqué de l'AIE.

Elle dévoile lundi son rapport annuel "Global Methane Tracker" à l'occasion d'une réunion internationale à Paris, dans le cadre de la présidence française du G7.

En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., "cette rencontre vise à accélérer la mobilisation mondiale dans les principaux secteurs émetteurs: énergie, déchets et agriculture", selon le ministère français de la Transition écologique.

Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie.

Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, il est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", rappelle l’AIE.

En légère hausse (121 Mt en 2024), les émissions liées au secteur fossile restent proches du record de 2019, dominées par le pétrole (45 Mt), suivi du charbon (43 Mt) et du gaz (36 Mt).

Il n'y a "aucun signe que les émissions mondiales de méthane liées à l’énergie aient diminué en 2025", souligne l'AIE, malgré un engagement signé par une centaine de pays en 2021, dont ceux de l'Union européenne et les Etats-Unis, pour réduire le méthane, et une accélération de la mobilisation du secteur fossile ces dernières années.

La France souhaite surtout "que les entreprises s'engagent plus sur cette question qu'elles ne le font aujourd'hui", a souligné la ministre de la Transition écologique Monique Barbut lors d'une conférence de presse fin avril.

- Peu coûteux à réduire -

Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.

Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou l'arrêt du torchage, permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu.

L'AIE relève que la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de renforcer la sécurité énergétique mise à l'épreuve avec la guerre au Moyen-Orient en fournissant aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Cela prendrait du temps mais l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement.

Ces 200 milliards de m3 représentent le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre.

En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'engagement du Global Methane Pledge n’ont pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020.

Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie.

Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.

En outre, l’intensité moyenne mondiale des émissions de la production pétrogazière - combien de méthane rejeté par rapport à la quantité d’énergie produite - a diminué d’environ 10% depuis 2019, compensant la hausse de la production.

La Norvège affiche l’intensité la plus faible, tandis que certains producteurs du Moyen-Orient obtiennent des résultats relativement satisfaisants. À l'inverse, le Turkménistan et le Venezuela présentent les pires niveaux.

W.Matthews--TFWP