The Fort Worth Press - Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance

USD -
AED 3.672495
AFN 63.000154
ALL 82.897749
AMD 377.498158
ANG 1.790083
AOA 916.999935
ARS 1394.755099
AUD 1.420808
AWG 1.8025
AZN 1.701395
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.377776
BIF 2959.238332
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.296504
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.373505
CDF 2274.999864
CHF 0.78954
CLF 0.023323
CLP 920.710475
CNY 6.90045
CNH 6.90464
COP 3704.11
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.264631
CZK 21.235701
DJF 178.029289
DKK 6.4754
DOP 59.344438
DZD 132.12998
EGP 52.242202
ERN 15
ETB 157.561968
EUR 0.86672
FJD 2.216898
FKP 0.749058
GBP 0.751095
GEL 2.715009
GGP 0.749058
GHS 10.898095
GIP 0.749058
GMD 73.999651
GNF 8762.888825
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.83415
HNL 26.461796
HRK 6.526901
HTG 131.155614
HUF 340.910505
IDR 16951
ILS 3.119565
IMP 0.749058
INR 93.724003
IQD 1309.655458
IRR 1315124.999866
ISK 124.639709
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.709026
JPY 159.122974
KES 129.519967
KGS 87.447901
KHR 3994.988984
KMF 428.000076
KPW 899.950845
KRW 1504.19502
KWD 0.30645
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21468.74595
LBP 89536.308264
LKR 311.869854
LRD 182.950746
LSL 16.864973
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.400194
MAD 9.342013
MDL 17.410687
MGA 4168.646594
MKD 53.436835
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.019353
MUR 46.510173
MVR 15.450048
MWK 1733.638602
MXN 17.920205
MYR 3.939025
MZN 63.900738
NAD 16.864827
NGN 1355.730068
NIO 36.787131
NOK 9.569905
NPR 149.542319
NZD 1.71334
OMR 0.384512
PAB 0.999784
PEN 3.456418
PGK 4.315447
PHP 59.979501
PKR 279.125852
PLN 3.708775
PYG 6529.758871
QAR 3.655818
RON 4.4171
RSD 101.778982
RUB 83.368828
RWF 1454.663268
SAR 3.75512
SBD 8.048583
SCR 13.736729
SDG 600.999638
SEK 9.36871
SGD 1.28219
SHP 0.750259
SLE 24.649779
SLL 20969.510825
SOS 571.342175
SRD 37.487502
STD 20697.981008
STN 21.166855
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.870416
THB 32.859697
TJS 9.602575
TMT 3.5
TND 2.952659
TOP 2.40776
TRY 44.318702
TTD 6.782897
TWD 31.997499
TZS 2586.664029
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12188.70549
VES 454.68563
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.01438
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 566.7162
XPF 103.032842
YER 238.54997
ZAR 17.02116
ZMK 9001.199938
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance
Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance / Photo: © AFP/Archives

Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance

Le tribunal judiciaire de Paris rendra le 25 juin sa décision concernant TotalEnergies, accusé par des ONG et la Ville de Paris d'avoir manqué à son devoir de vigilance sur les risques environnementaux, ont fait savoir les juges vendredi à l'issue de deux jours de plaidoirie.

Taille du texte:

Les enjeux sont de taille pour le groupe pétrolier au regard des demandes des plaignants dans cette procédure inédite: la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% de celle du gaz à la même date.

Dans cette affaire, TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients.

Pour le groupe pétrolier, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives c'est-à-dire la déclaration dans la comptabilité extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats jeudi.

"On prend des engagements sur le sujet", mais "auprès de nos (...) investisseurs", a reconnu à la barre le directeur développement durable du groupe Aurélien Hamelle, disant que le non respect de ces engagements entraîne des "conséquences" mais que celles-ci ne sont "pas juridiques".

Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la loi sur le devoir de vigilance, lorsqu'elle évoque la "prévention" des "risques environnementaux", inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique.

"Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, ont ainsi justifié jeudi leurs avocats à la barre.

- "Principe de responsabilité" -

Cette question de droit était au cœur des plaidoiries jeudi et vendredi, avec l'intervention, fait rare pour un procès civil, du Parquet de Paris.

Si le procureur a reconnu jeudi que la "formulation employée par le législateur ne détermine pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'est pas envisageable," a-t-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies.

Plus particulièrement, les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 342 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an.

Vendredi, le tribunal entendait des scientifiques et des économistes du climat, à la demande des deux parties.

Notamment la climatologue du Giec Valérie Masson-Delmotte, qui a affirmé que si "le Giec ne donnait pas de feuille de route", "il y a le principe de responsabilité: plus un acteur émet et plus il a des ressources élevées, plus ses ambitions doivent être élevées", y compris sur les émissions indirectes.

Pour TotalEnergies, les mesures d'injonction demandées par les plaignants sont à la fois "déraisonnables" et "inefficaces".

"Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", ont affirmé jeudi les avocats du groupe.

Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", a estimé vendredi l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies.

- "Effet d'entraînement" -

Pour les plaignants, "dire que ces demandes sont folles, c'est nier le travail des scientifiques".

Les ONG ont également basé leur action sur le fondement d'un autre texte, la prévention du préjudice écologique introduit dans le Code civil en 2016.

Là aussi, l'action est inédite. Paul Mougeolle, de Notre Affaire à Tous, qui voit dans l'action un "contentieux climatique emblématique", a appelé à la barre les juges à prendre une décision "courageuse", qui "aura un effet d'entraînement".

Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape.

La Cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action.

Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir validé par le tribunal. Les procès contre de grandes entreprises polluantes se multiplient à mesure que la planète se réchauffe.

La justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.

G.George--TFWP