The Fort Worth Press - Un incendie fait dérailler les dernières 24 heures de négociations de la COP30

USD -
AED 3.673104
AFN 63.000368
ALL 83.025041
AMD 377.503986
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1391.524104
AUD 1.42193
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.377548
BIF 2970
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.303943
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.370945
CDF 2275.000362
CHF 0.788304
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.905615
COP 3715.51
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.850394
CZK 21.21404
DJF 177.720393
DKK 6.46329
DOP 59.000359
DZD 132.032419
EGP 52.23604
ERN 15
ETB 157.150392
EUR 0.86509
FJD 2.21445
FKP 0.749058
GBP 0.749504
GEL 2.71504
GGP 0.749058
GHS 10.90504
GIP 0.749058
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.834085
HNL 26.560388
HRK 6.515304
HTG 131.155614
HUF 340.21804
IDR 16969
ILS 3.109125
IMP 0.749058
INR 93.76335
IQD 1310
IRR 1315625.000352
ISK 124.403814
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.70904
JPY 159.213504
KES 129.603801
KGS 87.447904
KHR 4010.00035
KMF 427.00035
KPW 899.950845
KRW 1502.120383
KWD 0.30659
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21485.000349
LBP 89550.000349
LKR 311.869854
LRD 183.375039
LSL 17.010381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380381
MAD 9.360504
MDL 17.410687
MGA 4170.000347
MKD 53.380613
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.130379
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.91731
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1356.230377
NIO 36.720377
NOK 9.565955
NPR 149.542319
NZD 1.71305
OMR 0.384488
PAB 0.999784
PEN 3.479039
PGK 4.31175
PHP 59.981504
PKR 279.203701
PLN 3.700335
PYG 6529.758871
QAR 3.644504
RON 4.406504
RSD 101.626038
RUB 83.131517
RWF 1459
SAR 3.754803
SBD 8.05166
SCR 14.985813
SDG 601.000339
SEK 9.35191
SGD 1.28129
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 571.503662
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.515
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.830369
THB 32.840369
TJS 9.602575
TMT 3.51
TND 2.909038
TOP 2.40776
TRY 44.309704
TTD 6.782897
TWD 31.969038
TZS 2586.664038
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12195.000334
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.014413
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 570.503593
XPF 103.550363
YER 238.603589
ZAR 17.06135
ZMK 9001.203584
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Un incendie fait dérailler les dernières 24 heures de négociations de la COP30
Un incendie fait dérailler les dernières 24 heures de négociations de la COP30 / Photo: © AFP

Un incendie fait dérailler les dernières 24 heures de négociations de la COP30

Un incendie a bouleversé la dernière ligne droite des négociations climatiques de la COP30 au Brésil, privant les délégués de précieuses heures pour forger un compromis sur la finance et les énergies fossiles avant la fin prévue vendredi soir.

Taille du texte:

Le site à Belem a été fermé pendant près de sept heures jeudi, forçant les négociateurs à interrompre leurs travaux et à rentrer dans leurs hôtels. Il n'a rouvert que dans la soirée, après une inspection des pompiers. Les négociations, déjà mal engagées jeudi au lever du jour, ne reprendront pleinement que vendredi matin.

C'est le troisième incident perturbant la conférence de l'ONU, démarrée la semaine dernière dans cette ville d'Amazonie brésilienne. Une incursion de manifestants indigènes, puis le blocage de l'entrée, avaient déjà désorganisé les travaux du sommet, organisé par le Brésil avec l'ONU.

Le feu a éclaté vers 14H00 heure locale (17H00 GMT) en plein coeur du site temporaire érigé au Parque da Cidade, constitué d'immenses tentes climatisées. "Au feu! Sortez!" criaient des participants affolés en courant vers les sorties.

En quelques minutes, la fumée a envahi la zone et les hautes flammes ont consumé une partie du toit dans le secteur des stands nationaux, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le pavillon de la communauté d'Afrique de l'Est est l'un de ceux détruits par le feu. Le secteur des pavillons nationaux est fermé, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des agents avec extincteurs puis des pompiers ont éteint l'incendie en six minutes, selon la présidence brésilienne de la conférence et l'ONU Climat.

Dix-neuf personnes ont été traitées par les secours à cause des fumées, et deux pour des crises d'anxiété, selon le ministère de la Santé. Neuf d'entre elles restaient prises en charge dans la soirée.

Aucune alarme n'a retenti, si bien que l'évacuation du très grand site a été menée par des agents de sécurité dans un certain désordre.

- "Détresse émotionnelle" -

"Les difficultés opérationnelles juste avant le démarrage de la COP pouvaient laisser penser que ce type d'incident puisse se produire", a confié à l'AFP une source proche de l'organisation, sous couvert d'anonymat.

Le patron de l'ONU Climat, Simon Stiell, s'était plaint dans une lettre aux Brésiliens, au début de la conférence, de problèmes de sécurité, de climatisation et de fuites d'eau.

"Cela aurait pu arriver n'importe où dans le monde", s'est défendu Celso Sabino, ministre brésilien du Tourisme, sur place.

Mais de multiples participants ont signalé des problèmes de systèmes de câblages électriques ces derniers jours. L'AFP a constaté dans son propre espace de travail des fuites d'eau venant du plafond pendant les fortes pluies tropicales quotidiennes.

Il y a eu "des personnes en état de détresse émotionnelle et de choc", a témoigné Kimberly Humphrey, spécialiste en médecine d'urgence, participant à la COP avec Doctors for the Environment Australia.

- Tout retarder -

La présidence brésilienne de la conférence, déjà en retard sur son calendrier, devait publier jeudi un projet d'accord pour les 194 pays et l'Union européenne membres de l'accord de Paris, pour une adoption par consensus, toujours une épreuve.

A l'extérieur, la frustration des participants qui espéraient envoyer un signal fort sur la coopération climatique est palpable.

"Cela va retarder le processus" alors que c'est le "moment crucial" où "l'on doit prendre des décisions", a dit à l'AFP Windyo Laksono, un délégué indonésien.

- Blocages sur les fossiles -

L'UE a tenu sa réunion de coordination en visioconférence.

"La situation est volatile. On attendait des nouvelles de la présidence en début d'après midi, là c'est compliqué pour eux, ils faut qu'ils relancent un processus clair et propre", confie un négociateur d'un pays développé.

L'un des sujets les plus conflictuels est l'idée de créer une "feuille de route" pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement, afin d'aller plus loin que l'engagement à une sortie progressive des énergies fossiles pris à la COP28 il y a deux ans.

Le président brésilien Lula l'a remise au centre du jeu mercredi lors de sa visite à Belem.

Mais selon un négociateur qui souhaite rester anonyme, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite, le Nigeria et le Russie s'y sont fermement opposés. Et cette "feuille de route" ne figurait pas dans une ébauche d'accord proposée par les Brésiliens aux délégations jeudi, et obtenue par l'AFP.

C.M.Harper--TFWP