The Fort Worth Press - Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience

USD -
AED 3.672496
AFN 64.000312
ALL 81.375207
AMD 370.000033
ANG 1.789884
AOA 917.99991
ARS 1387.750048
AUD 1.380415
AWG 1.80125
AZN 1.706512
BAM 1.65949
BBD 2.021101
BDT 122.963617
BGN 1.668102
BHD 0.379212
BIF 2989.432289
BMD 1
BND 1.270424
BOB 6.911825
BRL 4.924104
BSD 1.003486
BTN 94.642615
BWP 13.42776
BYN 2.824803
BYR 19600
BZD 2.018207
CAD 1.363965
CDF 2316.000067
CHF 0.778902
CLF 0.022783
CLP 896.690128
CNY 6.81125
CNH 6.80535
COP 3726.81
CRC 457.86322
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.949929
CZK 20.705597
DJF 178.693485
DKK 6.359702
DOP 59.788646
DZD 132.187964
EGP 52.721401
ERN 15
ETB 156.68684
EUR 0.851102
FJD 2.18395
FKP 0.736622
GBP 0.735705
GEL 2.680032
GGP 0.736622
GHS 11.250454
GIP 0.736622
GMD 73.492751
GNF 8807.419104
GTQ 7.635589
GYD 209.238393
HKD 7.83245
HNL 26.677732
HRK 6.410701
HTG 131.332434
HUF 304.890113
IDR 17357
ILS 2.910398
IMP 0.736622
INR 94.900494
IQD 1310
IRR 1313000.000008
ISK 122.379981
JEP 0.736622
JMD 158.111346
JOD 0.708977
JPY 156.384499
KES 129.105074
KGS 87.420499
KHR 4021.944067
KMF 419.000123
KPW 900.003495
KRW 1452.930308
KWD 0.307903
KYD 0.83356
KZT 463.200855
LAK 21970.000327
LBP 89527.989724
LKR 320.221287
LRD 183.575018
LSL 16.534999
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.351692
MAD 9.1985
MDL 17.194712
MGA 4181.11942
MKD 52.461374
MMK 2099.549246
MNT 3579.649525
MOP 8.073157
MRU 40.050902
MUR 46.720135
MVR 15.455022
MWK 1740.033452
MXN 17.249301
MYR 3.909014
MZN 63.910059
NAD 16.535022
NGN 1360.52984
NIO 36.925277
NOK 9.304925
NPR 151.912666
NZD 1.678605
OMR 0.384501
PAB 1.000288
PEN 3.462505
PGK 4.363296
PHP 60.570118
PKR 279.609279
PLN 3.60185
PYG 6141.44475
QAR 3.644016
RON 4.481797
RSD 99.89302
RUB 74.750361
RWF 1467.392461
SAR 3.758223
SBD 8.019432
SCR 14.308264
SDG 600.501861
SEK 9.24185
SGD 1.267805
SHP 0.746601
SLE 24.650048
SLL 20969.496166
SOS 573.456872
SRD 37.411004
STD 20697.981008
STN 20.854614
SVC 8.752206
SYP 111.203697
SZL 16.353267
THB 32.315499
TJS 9.347679
TMT 3.505
TND 2.872499
TOP 2.40776
TRY 45.24397
TTD 6.778611
TWD 31.363503
TZS 2600.932969
UAH 43.996493
UGX 3761.369807
UYU 40.193288
UZS 12074.999941
VES 493.496435
VND 26312
VUV 118.250426
WST 2.722585
XAF 558.35394
XAG 0.012814
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.802793
XDR 0.694413
XOF 558.35394
XPF 101.875024
YER 238.625011
ZAR 16.39595
ZMK 9001.203025
ZMW 18.991237
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.8900

    1028.49

    -0.28%

  • BEL20

    -17.7800

    5537.59

    -0.32%

  • PX1

    1.6600

    8300.74

    +0.02%

  • ISEQ

    134.5500

    13071.72

    +1.04%

  • OSEBX

    -15.2100

    1986.21

    -0.76%

  • PSI20

    -25.9500

    9240.83

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    89.9300

    4086.79

    +2.25%

  • N150

    -16.5900

    4236.38

    -0.39%

Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience
Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience / Photo: © AFP/Archives

Cinq ans après la tempête Alex, les Alpes-Maritimes en quête de résilience

Les Alpes-Maritimes commémorent cette semaine les inondations meurtrières et dévastatrices de 2020 dans les vallées et de 2015 sur la côte, avec l'ambition d'être préparées aux prochaines. Mais le sujet est délicat, coûteux et sans recette miracle.

Taille du texte:

Le 2 octobre 2020, la tempête Alex a déversé un demi-mètre d'eau en quelques heures dans l'arrière-pays de Nice et Menton, transformant la Vésubie, la Tinée et la Roya, trois rivières habituellement bucoliques en torrents monstrueux.

Dix personnes ont été tuées et huit portées disparues. Des routes, ponts, habitations, bâtiments publics, entreprises, cimetières ont été emportés et quelque 13.000 habitants se sont retrouvés coupés du monde.

Cinq ans plus tôt, dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, de violents orages stationnaires avaient provoqué un déluge autour de Cannes et Antibes. Bilan: 20 morts dans des parkings souterrains de Mandelieu-la-Napoule, sur des routes inondées ou encore dans une maison de retraite à Biot. Et des centaines de millions d'euros de dégâts.

Face à ces désastres, État et collectivités se sont mobilisés, avec des moyens financiers conséquents.

Dès le départ, l'objectif a été de reconstruire vite mais "de manière durable et résiliente, en tirant les leçons de la tempête et en préparant le territoire à des événements climatiques intenses plus récurrents et plus violents" dus changement climatique, rappelle Emmanuel Acchiardi, directeur de la mission interministérielle pour la reconstruction des vallées.

L'idée a donc été de laisser aux rivières l'espace qu'elles s'étaient octroyées. Les nouveaux ponts sont plus longs, plus hauts, les berges plus solides mais plus espacées, de nombreux bâtiments trop proches de l'eau ont été condamnés.

Via le fonds Barnier, 120 millions d'euros ont été alloués pour indemniser les propriétaires de 250 habitations condamnées et beaucoup des bâtisses éventrées qui hantaient les vallées au lendemain de la tempête ont désormais disparu, leur terrain rendu à la nature.

L’État a engagé 300 millions d'euros pour des chantiers de reconstruction, au départ à parité avec les collectivités, et dégagé 50 millions pour des projets de relance de l'activité (tourisme, agriculture, habitat...).

Les deux-tiers des chantiers sont désormais achevés: l'essentiel du réseau routier est rénové, les travaux sur les berges avancent. Mais il reste les réseaux d'eau et d'assainissement.

- Rendre les gens plus résilients -

Et la pente se raidit pour les collectivités, parce que les montants alloués par l’État sont fixes alors que l'inflation et les aléas des chantiers ont fait grimper les factures.

"Il y a deux ans, on devait refaire les ponts, il y en avait pour 3 millions. Aujourd'hui, on en est à 6 millions. Les matériaux augmentent, tout augmente", explique Ivan Mottet, maire de Saint-Martin-Vésubie.

"Après la tempête Alex, tout le monde était à notre chevet et faisait en sorte de nous aider. Aujourd'hui c'est plus compliqué", abonde Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya.

Les obstacles sont variés. Une information judiciaire est en cours sur de possibles malversations impliquant des entrepreneurs et des fonctionnaires de la métropole Nice Côte d'Azur autour des reconstructions.

Sur la côte, les élus de l'agglomération Cannes-Pays de Lérins pestent régulièrement contre les normes environnementales qui ralentissent les projets de bassins de rétention des eaux pluviales en amont des zones habitées.

À Saint-Martin-Vésubie, le chantier de la nouvelle gendarmerie est bloqué par une riveraine inquiète de voir sa vue sur le village partiellement obstruée.

Mais si la tempête Alex avait chassé des centaines d'habitants des vallées, au moins les maires peuvent-ils se réjouir de voir que beaucoup ont pu revenir, accompagnés de nouveaux venus. Dans les écoles, le nombre d'enfants est revenu à son niveau d'avant-Alex à Saint-Martin-Vésubie et il a même progressé à Breil-sur-Roya.

Et autorités comme habitants sont mieux préparés. Dans les vallées, où des repères de crues viennent rappeler le danger, des téléphones satellitaires et radios à alimentations solaire sont prêts à parer un nouveau black-out, des réseaux de bénévoles sont organisés.

Sur la côte, les habitants savent désormais qu'ils ne doivent pas se précipiter dans leur sous-sol pour tenter de sauver leur voiture. Et les critiques ont été rares quand le préfet a fermé les établissements scolaires à deux reprises l'automne dernier après des alertes météo.

T.Gilbert--TFWP