The Fort Worth Press - Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024

USD -
AED 3.672499
AFN 66.000266
ALL 80.778943
AMD 366.25005
AOA 918.00007
ARS 1496.513997
AUD 1.420596
AWG 1.8025
AZN 1.698249
BAM 1.694243
BBD 2.013626
BDT 123.754743
BHD 0.376996
BIF 2988.071622
BMD 1
BND 1.281981
BOB 12.092258
BRL 5.108601
BSD 0.999753
BTN 95.145446
BWP 13.521485
BYN 2.960018
BYR 19600
BZD 2.010681
CAD 1.402805
CDF 2260.999588
CHF 0.81057
CLF 0.023103
CLP 912.480449
CNY 6.749509
CNH 6.748385
COP 3165.55
CRC 454.762008
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.518807
CZK 21.01155
DJF 178.03342
DKK 6.48206
DOP 58.256128
DZD 133.025013
EGP 49.694994
ERN 15
ETB 161.364703
EUR 0.86707
FJD 2.21295
FKP 0.742819
GBP 0.74295
GEL 2.615034
GGP 0.742819
GHS 11.751814
GIP 0.742819
GMD 73.496998
GNF 8780.470902
GTQ 7.628337
GYD 209.158083
HKD 7.844705
HNL 26.796086
HRK 6.532399
HTG 130.718954
HUF 316.080502
IDR 17901
ILS 3.007702
IMP 0.742819
INR 95.254898
IQD 1309.701703
IRR 1374800.000067
ISK 123.469731
JEP 0.742819
JMD 158.474679
JOD 0.70901
JPY 158.299704
KES 129.359593
KGS 87.450107
KHR 4056.705519
KMF 426.999942
KRW 1422.689712
KWD 0.30959
KYD 0.833171
KZT 468.495939
LAK 22589.41952
LBP 89528.70601
LKR 335.825291
LRD 180.459725
LSL 16.307022
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.373118
MAD 9.327951
MDL 17.39541
MGA 4298.392651
MKD 53.301108
MMK 2099.443841
MNT 3595.840223
MOP 8.078327
MRU 40.080389
MUR 46.939481
MVR 15.44974
MWK 1733.55625
MXN 17.20344
MYR 4.089799
MZN 63.909904
NAD 16.306951
NGN 1362.697181
NIO 36.790312
NOK 9.54857
NPR 152.231048
NZD 1.701795
OMR 0.384511
PAB 0.999749
PEN 3.37939
PGK 4.41709
PHP 60.704966
PKR 277.55765
PLN 3.72759
PYG 5946.889469
QAR 3.654602
RON 4.556702
RSD 101.731974
RUB 81.528891
RWF 1468.660802
SAR 3.755132
SBD 8.068348
SCR 14.493758
SDG 600.501
SEK 9.49685
SGD 1.28296
SLE 24.602353
SOS 571.386496
SRD 37.866495
STD 20697.981008
STN 21.223422
SVC 8.747553
SZL 16.293454
THB 33.080966
TJS 9.222706
TMT 3.5
TND 2.932323
TRY 47.594983
TTD 6.768972
TWD 32.253504
TZS 2654.998012
UAH 44.766628
UGX 3724.060864
UYU 40.264038
UZS 11914.620835
VES 754.21125
VND 26235
VUV 119.344278
WST 2.729216
XAF 568.230703
XAG 0.016229
XAU 0.000234
XCD 2.70255
XCG 1.801841
XDR 0.705886
XOF 568.233164
XPF 103.310868
YER 236.875004
ZAR 16.31955
ZMK 9001.201261
ZMW 19.020435
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024
Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024 / Photo: © AFP/Archives

Brésil: la surface végétale brûlée par les incendies a bondi de 79% en 2024

La surface végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024 à 30,8 millions d'hectares, supérieure à la superficie de l'Italie, selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié mercredi.

Taille du texte:

Il s'agit de la plus grande surface partie en fumée dans le pays d'Amérique latine sur un an depuis 2019.

L'Amazonie, gigantesque région naturelle à l'écosystème crucial pour la régulation du climat, a été la plus affectée avec quelque 17,9 millions d'hectares ravagés, soit 58% du total, et plus que l'ensemble des surfaces brûlées dans tout le pays en 2023, précise l'étude.

L'année 2024 a été "atypique et alarmante", résume Ane Alencar, coordinatrice de MapBiomas Incendie, la plateforme de surveillance de l'Observatoire du climat, un collectif brésilien réunissant des ONG, des experts et des universités.

Selon les données officielles publiées début janvier, plus de 140.000 départs de feux ont été enregistrés en Amazonie brésilienne en 2024, du jamais vu en 17 ans et une augmentation de 42% comparé à 2023.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Environnement a lié les feux à la sécheresse. "En 2024, le Brésil a enregistré la sécheresse la plus forte en étendue et en intensité depuis 74 ans, aggravée par le changement climatique", a-t-il expliqué.

Le ministère a souligné qu'en 2025 va être mise en place une nouvelle "Politique nationale de gestion intégrée du feu", qui doit renforcer "l'articulation avec les Etats et les municipalités, facteur crucial pour parvenir à des réponses plus rapides face aux incendies".

Les scientifiques estiment aussi que l'ampleur de ces incendies est liée au réchauffement climatique, qui rend la végétation plus sèche, facilitant la propagation des flammes.

Mais ils sont dans pratiquement tous les cas provoqués par des individus.

Mme Alencar alerte en particulier sur les incendies qui ont touché les forêts, zones-clés pour la capture de carbone responsable du réchauffement climatique: 8,5 millions d'hectares ont été dévastés en 2024, contre 2,2 millions en 2023.

Et pour la première fois en Amazonie, il y a eu plus de forêts brûlées que de pâturages.

"C'est un indicateur négatif, parce qu'une fois que les forêts succombent au feu, elles restent très vulnérables à de nouveaux incendies", prévient Ane Alencar.

- COP30 en novembre -

Ces résultats sont particulièrement mauvais pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, alors que la ville amazonienne de Belem doit accueillir la conférence des Nations unies sur le climat COP30 en novembre.

C'est d'ailleurs l'Etat du Para (nord), dont Belem est la capitale, qui a le plus souffert des incendies en 2024, avec 7,3 millions d'hectares dévastés, environ un quart du total national.

Lula a fait de la protection de l'environnement l'une des priorités de son mandat. La déforestation s'était d'ailleurs inscrite en baisse de plus de 30% sur un an au moins d'août, d'après les statistiques officielles, un plus bas en neuf ans.

En septembre, il avait cependant reconnu que le Brésil n'était pas "prêt à 100%" à lutter contre une telle flambée de feux de forêts, que le gouvernement a imputée au "terrorisme climatique".

Certains pratiquent le brûlis pour nettoyer des champs destinés aux cultures ou à l'élevage, ou mettent le feu à des zones de forêt pour s'approprier illégalement des terres.

"Les impacts de cette dévastation soulignent l'urgence d'agir (...) pour contenir une crise environnementale exacerbée par des conditions climatiques extrêmes, mais déclenchée par l'action humaine, comme ce fut le cas l'an passé", a insisté Mme Alencar.

A la COP30, le Brésil aura la lourde tâche d'essayer de mener à des avancées vers les objectifs de l'Accord de Paris, alors que le nouveau président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient de nouveau s'en retirer.

Le but principal de l'accord est de "maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels", avec un objectif à terme "à 1,5°C".

T.Gilbert--TFWP