The Fort Worth Press - COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent

USD -
AED 3.673097
AFN 64.500451
ALL 81.34983
AMD 369.279941
ANG 1.789884
AOA 917.999922
ARS 1395.624804
AUD 1.38259
AWG 1.8
AZN 1.701457
BAM 1.66265
BBD 2.014749
BDT 122.739232
BGN 1.668102
BHD 0.377297
BIF 2976
BMD 1
BND 1.266375
BOB 6.912147
BRL 4.940497
BSD 1.000319
BTN 94.284014
BWP 13.393294
BYN 2.82688
BYR 19600
BZD 2.011842
CAD 1.36364
CDF 2315.999651
CHF 0.778795
CLF 0.022624
CLP 890.409986
CNY 6.80185
CNH 6.80419
COP 3741.06
CRC 458.882886
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.225027
CZK 20.693601
DJF 177.719797
DKK 6.36078
DOP 59.549955
DZD 132.081898
EGP 52.718598
ERN 15
ETB 157.29611
EUR 0.85121
FJD 2.212022
FKP 0.735472
GBP 0.736385
GEL 2.679994
GGP 0.735472
GHS 11.269915
GIP 0.735472
GMD 72.999971
GNF 8777.494952
GTQ 7.638065
GYD 209.28562
HKD 7.83245
HNL 26.609557
HRK 6.415902
HTG 131.015429
HUF 303.388008
IDR 17333.35
ILS 2.901355
IMP 0.735472
INR 94.411098
IQD 1310
IRR 1312899.999774
ISK 122.410095
JEP 0.735472
JMD 157.559837
JOD 0.708961
JPY 156.657496
KES 129.149891
KGS 87.420497
KHR 4012.517817
KMF 419.000263
KPW 900.010907
KRW 1456.689972
KWD 0.307879
KYD 0.833606
KZT 463.246483
LAK 21949.999902
LBP 89549.999964
LKR 322.106516
LRD 183.449924
LSL 16.369859
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.329955
MAD 9.142501
MDL 17.210233
MGA 4165.000253
MKD 52.491304
MMK 2099.841446
MNT 3580.445259
MOP 8.06845
MRU 39.935026
MUR 46.710186
MVR 15.455027
MWK 1742.000354
MXN 17.261435
MYR 3.910167
MZN 63.900068
NAD 16.369724
NGN 1360.640193
NIO 36.705012
NOK 9.29575
NPR 150.856686
NZD 1.67956
OMR 0.384501
PAB 1.00031
PEN 3.457501
PGK 4.340234
PHP 60.448026
PKR 278.600215
PLN 3.59908
PYG 6122.509702
QAR 3.642967
RON 4.480181
RSD 99.89701
RUB 74.662723
RWF 1460.5
SAR 3.775297
SBD 8.032258
SCR 14.060977
SDG 600.47226
SEK 9.246535
SGD 1.26803
SHP 0.746601
SLE 24.605582
SLL 20969.496166
SOS 571.502518
SRD 37.431018
STD 20697.981008
STN 21.275
SVC 8.752758
SYP 110.548305
SZL 16.370219
THB 32.2515
TJS 9.348017
TMT 3.51
TND 2.869499
TOP 2.40776
TRY 45.247197
TTD 6.76678
TWD 31.3943
TZS 2597.502706
UAH 43.802978
UGX 3741.312987
UYU 39.99779
UZS 12125.000044
VES 496.20906
VND 26310
VUV 118.093701
WST 2.711513
XAF 557.627717
XAG 0.012556
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.80278
XDR 0.694413
XOF 556.497009
XPF 101.895554
YER 238.606151
ZAR 16.41005
ZMK 9001.209585
ZMW 19.055796
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent
COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent / Photo: © AFP

COP29: le Bangladais Yunus déplore une bataille "humiliante" pour l'argent

La bataille des pays en développement pour obtenir de l'argent en faveur du climat est "humiliante", a déploré mercredi le dirigeant par intérim du Bangladesh à la COP29, marquée par ailleurs par un regain des tensions entre la France et le pays hôte, l'Azerbaïdjan.

Taille du texte:

"C'est très humiliant pour les nations de venir demander de l'argent pour réparer (...) le problème que d'autres ont causé pour elles", a déclaré à l'AFP Muhammad Yunus, lauréat du prix Nobel de la paix, à Bakou où se déroule la conférence annuelle sur le climat de l'ONU.

La recherche d'un nouvel objectif financier pour aider les pays en développement à développer les énergies renouvelables ou résister aux désastres naturels est l'enjeu central à Bakou.

Les Occidentaux apparaissent peu enclins à débourser davantage en période d'austérité, appelant à la mobilisation du secteur privé - un "voeu pieux" pour les ONG.

La plupart des pays en développement sont favorables à un engagement annuel des pays riches d'au moins 1.300 milliards de dollars (contre une centaine aujourd'hui), et réclament davantage de subventions plutôt que des prêts.

Les négociateurs ont rendu public un nouveau projet d'accord sur le financement, avec une série d'options mais laissant en suspens les points de friction. Un nouveau texte de travail pourrait être publié dès jeudi.

Ces pourparlers habituellement vifs mais diplomatiques ne sont pas à l'abri de tensions géopolitiques sans lien avec la lutte contre le réchauffement climatique.

La ministre française de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a ainsi annoncé depuis Paris qu'elle ne se rendrait pas à la COP29 à Bakou après des attaques "inacceptables" du président azerbaïdjanais, Ilham Aliev.

Celui-ci avait un peu plus tôt dénoncé les "crimes" du "régime du président Macron" dans les territoires français d'outre-mer. Emmanuel Macron n'était pas venu au sommet du début de la COP29.

- "Réaliste" -

Sur le front du climat, le Brésil a présenté son nouveau plan climatique, l'un des pays à s'engager davantage dans une diplomatie climatique menacée de panne face au retour de Donald Trump et à l'austérité en Europe.

La ministre brésilienne de l'Environnement a déposé mercredi à Bakou auprès du chef de l'ONU Climat la nouvelle feuille de route de son pays à l'horizon 2035, document obligatoire dans le cadre de l'accord de Paris et qu'encore peu d'Etats ont formellement dévoilé.

Mais plusieurs dirigeants occidentaux traumatisés par l'inflation, les déficits publics et les mouvements sociaux des dernières années, ont de leur côté ouvertement déclaré vouloir appuyer sur le frein plutôt que sur l'accélérateur.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'il n'existait "aucune alternative unique" aux énergies fossiles, qu'il fallait avoir une vision "réaliste".

"On ne peut pas se précipiter dans les oubliettes industrielles au nom de la neutralité carbone", a déclaré le Premier ministre conservateur grec Kyriakos Mitsotakis.

- Que faisons-nous là? -

Ces débats se tiennent dans l'année qui sera vraisemblablement la plus chaude jamais mesurée, et battra encore un record d'émissions de CO2, générées par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, selon une nouvelle estimation des scientifiques du Global Carbon Project.

Cette étude ajoute que le monde doit viser zéro émission nette de CO2 d'ici à la fin des années 2030 pour espérer contenir le réchauffement mondial à 1,5°C, par rapport à la fin du XIXe siècle. Soit beaucoup plus tôt que 2050, l'horizon actuellement envisagé par une centaine de pays.

"C'est ce que la présidence promeut depuis le début de l'année: la fenêtre temporelle se rétrécit et nous devons agir de toute urgence", a réagi auprès de l'AFP Ialtchine Rafiev, le négociateur principal de l'Azerbaïdjan pour la COP29.

Pour lui, "il est encore possible de maintenir 1,5°C à portée de main" et un accord sur le financement climatique d'ici le 22 novembre "ouvrira sans aucun doute la voie".

L'ambiance générale de doutes a été bien résumée par le Premier ministre d'un petit pays habituellement discret dans cette enceinte, l'Albanie.

"La vie continue avec ses vieilles habitudes", a regretté Edi Rama. "Que diable faisons-nous dans cette assemblée, si encore et encore, il n'y a pas de volonté politique commune de s'unir et de passer des paroles aux actes ?"

M.T.Smith--TFWP