The Fort Worth Press - La COP28 de Dubaï lance "le début de la fin" des fossiles

USD -
AED 3.672999
AFN 65.999829
ALL 81.750787
AMD 378.260601
ANG 1.79008
AOA 916.999753
ARS 1447.756099
AUD 1.429184
AWG 1.8025
AZN 1.705356
BAM 1.65515
BBD 2.013067
BDT 122.134821
BGN 1.67937
BHD 0.376967
BIF 2949.955359
BMD 1
BND 1.271532
BOB 6.906503
BRL 5.240099
BSD 0.999467
BTN 90.452257
BWP 13.162215
BYN 2.854157
BYR 19600
BZD 2.010138
CAD 1.36684
CDF 2200.000048
CHF 0.777199
CLF 0.021754
CLP 858.959666
CNY 6.938195
CNH 6.942025
COP 3630.33
CRC 495.478914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.31088
CZK 20.656302
DJF 177.719754
DKK 6.326403
DOP 62.700992
DZD 129.730387
EGP 46.897988
ERN 15
ETB 154.846992
EUR 0.847269
FJD 2.20415
FKP 0.729917
GBP 0.732535
GEL 2.695027
GGP 0.729917
GHS 10.974578
GIP 0.729917
GMD 73.000395
GNF 8771.298855
GTQ 7.666172
GYD 209.107681
HKD 7.81245
HNL 26.40652
HRK 6.385502
HTG 131.004367
HUF 321.635985
IDR 16799.3
ILS 3.094805
IMP 0.729917
INR 90.43035
IQD 1309.366643
IRR 42125.000158
ISK 122.696076
JEP 0.729917
JMD 156.730659
JOD 0.709024
JPY 156.930997
KES 128.949967
KGS 87.449995
KHR 4034.223621
KMF 417.999628
KPW 899.945137
KRW 1460.080274
KWD 0.30734
KYD 0.83291
KZT 496.518171
LAK 21498.933685
LBP 89504.332961
LKR 309.337937
LRD 185.901857
LSL 15.973208
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.316351
MAD 9.162679
MDL 16.911242
MGA 4427.744491
MKD 52.226256
MMK 2099.936125
MNT 3569.846682
MOP 8.043143
MRU 39.687396
MUR 45.879977
MVR 15.450081
MWK 1732.791809
MXN 17.32713
MYR 3.932029
MZN 63.749875
NAD 15.973816
NGN 1368.559882
NIO 36.779547
NOK 9.669775
NPR 144.74967
NZD 1.665765
OMR 0.384498
PAB 0.999458
PEN 3.359892
PGK 4.282021
PHP 58.946982
PKR 279.546749
PLN 3.57345
PYG 6615.13009
QAR 3.645472
RON 4.316195
RSD 99.439016
RUB 76.247469
RWF 1458.735317
SAR 3.750111
SBD 8.058101
SCR 13.714455
SDG 601.502622
SEK 8.98486
SGD 1.272905
SHP 0.750259
SLE 24.474995
SLL 20969.499267
SOS 570.224434
SRD 37.894027
STD 20697.981008
STN 20.734071
SVC 8.745065
SYP 11059.574895
SZL 15.972716
THB 31.719708
TJS 9.340239
TMT 3.51
TND 2.890703
TOP 2.40776
TRY 43.519303
TTD 6.770395
TWD 31.6525
TZS 2580.290195
UAH 43.116413
UGX 3558.598395
UYU 38.520938
UZS 12251.99609
VES 371.640565
VND 25982
VUV 119.556789
WST 2.72617
XAF 555.124234
XAG 0.011427
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.80131
XDR 0.68948
XOF 555.135979
XPF 100.927097
YER 238.375001
ZAR 16.06744
ZMK 9001.199239
ZMW 19.565181
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

La COP28 de Dubaï lance "le début de la fin" des fossiles

La COP28 de Dubaï lance "le début de la fin" des fossiles

Pour la première fois, les pays du monde entier ont approuvé mercredi lors de la 28e conférence sur climat de l'ONU à Dubaï un compromis historique ouvrant la voie à l'abandon progressif des énergies fossiles causant le réchauffement, malgré de nombreuses concessions aux pays riches en pétrole et en gaz.

Taille du texte:

"Nous avons une formulation sur les énergies fossiles dans l'accord final, pour la première fois", s'est félicité , président émirati de la COP28, qui avait été contesté ces derniers mois en raison de son poste à la direction de la compagnie pétrolière des Emirats arabes unis, Adnoc.

Il aura fallu près de trente ans de COP pour "arriver au début de la fin des énergies fossiles", a souligné le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra.

Le texte adopté par consensus, sans qu'aucun des 194 pays ni l'Union européenne n'objecte, est un compromis imparfait, pour de nombreux délégués et ONG. Il n'appelle pas directement à la sortie des énergies fossiles, décevant la centaine de pays qui l'exigeaient, et comporte des failles pour les pays souhaitant poursuivre l'exploitation de leurs réserves d'hydrocarbures.

"Nous avons fait un pas en avant (...), mais c'est d'un changement exponentiel dont nous avions vraiment besoin", a regretté Anne Rasmussen, la représentante des îles Samoa, qui préside l'alliance des petits Etats insulaires (Aosis).

Le Brésil a exhorté les pays riches à apporter "les moyens nécessaires" aux nations en développement, pour qu'elles installent des centrales solaires par exemple.

L'accord, huit ans après celui de Paris, est adopté à la fin d'une année 2023 qui sera la plus chaude jamais enregistrée.

- Chine constructive -

Malgré les réserves, une ovation debout a accueilli le coup de maillet de Sultan Al Jaber. Jamais dans l'histoire des conférences climatiques des Nations unies les énergies fossiles dans leur ensemble - pétrole, gaz, charbon - n'avaient été désignées, alors que leur combustion depuis le XIXe siècle est la première cause du réchauffement.

Dans un monde en proie aux conflits, cet accord est "une raison d'être optimiste", a lancé l'émissaire américain pour le climat, John Kerry.

"Au cours des dernières 48 heures, certains d'entre nous ont pensé que cela pourrait échouer", mais "un certain nombre de pays producteurs de pétrole et de gaz (...) se sont mobilisés et ont dit +vous savez, nous voulons que cela réussisse+", a-t-il affirmé.

Le ministre saoudien de l'Energie, le prince Abdulaziz bin Salman, s'adressant à Al Arabiya Business, a salué le texte final, tout en soulignant qu'il n'y avait "pas d'accord sur la fin immédiate ou progressive des combustibles fossiles, mais sur un processus de transition".

La Russie a d'ailleurs mis en garde contre toute sortie non organisée des fossiles : "Nous avons, à chaque occasion, souligné les conséquences d'une sortie chaotique, et sans le soutien de la science, du charbon, du pétrole et du gaz", a déclaré le chef de la délégation russe Rouslan Edelgueriev, cité par l'agence TASS.

La Chine, et son émissaire pour le climat Xie Zhenhua arrivé à la plénière les deux pouces levés, ont été jugés essentiels au compromis forgé ces derniers jours.

- Décennie cruciale -

Que dit le texte de 21 pages exactement?

Le 28e paragraphe, sur 196, appelle à "transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d'une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l'action dans cette décennie cruciale, afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques".

La transition concerne donc l'énergie, et non d'autres secteurs comme la pétrochimie. Mais l'appel à agir dès la décennie en cours était une exigence de l'Union européenne.

En choisissant le terme de "transitioning away" ("transitionner hors de", "s'éloigner", "abandonner" selon les traductions possibles en français), le texte ne parle plus de "phase-out" ("sortie") du pétrole, du gaz et du charbon, un terme devenu depuis des mois la bannière derrière laquelle s'étaient ralliés une centaine de pays et des milliers d'ONG.

Une source proche de la présidence émiratie raconte que le texte a été finement "calibré" pour éviter, notamment, un blocage de l'Arabie saoudite. Mais tout en laissant suffisamment d'ambiguïté dans les formulations pour que chacun y trouve son compte.

- Un premier pas -

De nombreuses ONG et experts, analysant les finesses diplomatiques du texte, ont émis des réserves. Mais elles soulignent l'importance d'avoir brisé le tabou des fossiles dans une COP.

"Si Glasgow (2021) était la première fissure dans le barrage, avec l'appel à réduire le charbon, c'est désormais une grosse rupture avec l'extension au pétrole et au gaz", estime Alden Meyer, du groupe de réflexion E3G. "Les Saoudiens essaient de colmater furieusement le barrage mais le sens de l'histoire est clair".

"Le génie ne retournera jamais dans la bouteille", ajoute Mohamed Adow, directeur de Power Shift Africa, autre groupe de réflexion.

Dans l'accord figure aussi une reconnaissance du rôle joué par des "énergies de transition", allusion au gaz, pour assurer la "sécurité énergétique" des pays en développement, là encore une concession faite aux producteurs de gaz fossile.

Le texte contient aussi de multiples appels liés à l'énergie : tripler les capacités d'énergies renouvelables et doubler le rythme d'amélioration de l'efficacité énergétique d'ici à 2030; accélérer les technologies "zéro carbone" et "bas carbone", dont le nucléaire, l'hydrogène bas carbone, et le balbutiant captage et stockage du carbone, défendu par les pays producteurs de pétrole pour pouvoir continuer à pomper des hydrocarbures.

bl-jmi-ico-nal-lth-sct-ho/jg/mm

A.Williams--TFWP