The Fort Worth Press - Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï

USD -
AED 3.672497
AFN 65.496392
ALL 80.950045
AMD 366.423744
AOA 918.000162
ARS 1499.744031
AUD 1.420989
AWG 1.8
AZN 1.699932
BAM 1.697824
BBD 2.017891
BDT 124.016338
BHD 0.377796
BIF 2994.283829
BMD 1
BND 1.284641
BOB 12.117713
BRL 5.110079
BSD 1.001871
BTN 95.346152
BWP 13.550126
BYN 2.966287
BYR 19600
BZD 2.01494
CAD 1.401975
CDF 2260.000304
CHF 0.811025
CLF 0.023195
CLP 915.880237
CNY 6.74905
CNH 6.746405
COP 3160.36
CRC 455.750926
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.718223
CZK 21.04795
DJF 178.411296
DKK 6.48647
DOP 58.379523
DZD 133.069676
EGP 49.781403
ERN 15
ETB 161.7072
EUR 0.86772
FJD 2.21395
FKP 0.743241
GBP 0.743915
GEL 2.614958
GGP 0.743241
GHS 11.776297
GIP 0.743241
GMD 74.000045
GNF 8798.496547
GTQ 7.644462
GYD 209.601111
HKD 7.845145
HNL 26.852845
HRK 6.538201
HTG 130.990152
HUF 317.973979
IDR 17878.8
ILS 3.00728
IMP 0.743241
INR 95.24685
IQD 1312.470159
IRR 1374850.000229
ISK 123.560122
JEP 0.743241
JMD 158.809665
JOD 0.709002
JPY 158.381499
KES 129.413261
KGS 87.450129
KHR 4064.574925
KMF 426.999707
KRW 1417.704991
KWD 0.309006
KYD 0.834936
KZT 469.48422
LAK 22637.365499
LBP 89717.564641
LKR 336.535164
LRD 180.841182
LSL 16.341492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.38659
MAD 9.347628
MDL 17.432256
MGA 4307.49732
MKD 53.409668
MMK 2099.552715
MNT 3596.040078
MOP 8.095403
MRU 40.165112
MUR 47.07029
MVR 15.459779
MWK 1737.235719
MXN 17.17252
MYR 4.0911
MZN 63.902631
NAD 16.341492
NGN 1364.690247
NIO 36.866479
NOK 9.524965
NPR 152.554158
NZD 1.702835
OMR 0.384495
PAB 1.001866
PEN 3.386533
PGK 4.426427
PHP 60.911017
PKR 278.144356
PLN 3.732765
PYG 5959.485913
QAR 3.6622
RON 4.560696
RSD 101.822965
RUB 82.152892
RWF 1471.771656
SAR 3.753349
SBD 8.068348
SCR 14.492263
SDG 600.502614
SEK 9.497301
SGD 1.281575
SLE 24.600298
SOS 572.596782
SRD 37.8665
STD 20697.981008
STN 21.268377
SVC 8.766044
SZL 16.328036
THB 33.057501
TJS 9.242241
TMT 3.505
TND 2.938406
TRY 47.704802
TTD 6.78331
TWD 32.289959
TZS 2647.503048
UAH 44.861256
UGX 3731.93281
UYU 40.348973
UZS 11939.75433
VES 754.21125
VND 26197.5
VUV 119.010387
WST 2.728415
XAF 569.434305
XAG 0.015545
XAU 0.000232
XCD 2.70255
XCG 1.805642
XDR 0.708194
XOF 569.434305
XPF 103.529248
YER 236.849903
ZAR 16.286398
ZMK 9001.200564
ZMW 19.060806
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.3400

    1114.85

    +0.21%

  • BEL20

    49.5400

    5809.94

    +0.86%

  • PX1

    29.5800

    8729.44

    +0.34%

  • ISEQ

    275.2200

    14317.19

    +1.96%

  • OSEBX

    5.2500

    2025.22

    +0.26%

  • PSI20

    -25.8200

    9197.25

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    3.8900

    4329.18

    +0.09%

Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï
Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï / Photo: © AFP

Monarques, carbone et dollars: une COP28 hors norme s'ouvre à Dubaï

Les Emirats ont vu les choses en grand: le petit pays pétrolier du Golfe a dépensé sans compter pour accueillir à partir de jeudi la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique, censée inciter les pays à passer la vitesse supérieure sur la transition énergétique.

Taille du texte:

Aux portes du désert, à Dubaï, le site de l'Exposition universelle de 2020 devient pour deux semaines le coeur battant de la diplomatie climatique, les Emirats et l'ONU espérant une COP aussi historique que celle de Paris en 2015.

"Evidemment, je suis fortement en faveur d'un texte qui inclue la sortie (des énergies fossiles)", même avec un calendrier progressif, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres mercredi dans un entretien à l'AFP, avant de s'envoler pour Dubaï.

"C'est la COP la plus importante depuis Paris", a déclaré le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, mercredi. "Nous avançons aujourd'hui à petits pas, alors qu'on attend des pas de géants."

C'est la deuxième fois qu'un pays du Golfe accueille une COP, après le Qatar en 2012. Les conférences de l'ONU Climat changent généralement de continent chaque année; il y a deux ans, les pays d'Asie Pacifique avaient désigné les Emirats pour cette COP.

- Conflits d'intérêts? -

Mais le président de la COP28, Sultan Al Jaber, également directeur général de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, est sous le feu des critiques après la publication par la BBC et le Centre for Climate Reporting de notes internes de préparation de réunions officielles énumérant des arguments pour la promotion des projets d'Adnoc à l'étranger. Il a rejeté ces accusations mercredi.

Si des personnalités et ONG crient au scandale, un boycott de la COP28 n'est pas à l'ordre du jour, tant les enjeux sont vertigineux et évidents à la fin d'une année de surchauffe météo.

Antonio Guterres a lui-même défendu l'intérêt d'avoir l'Emirati aux commandes de la COP pour parler de la sortie des énergies fossiles: "Je pense qu'il est dans une meilleure position pour dire ça à ses collègues de l'industrie des énergies fossiles que s'il était membre d'une ONG avec un bilan pro-climat solide".

La première grande décision de la COP28 pourrait intervenir dès jeudi, avec l'adoption en séance plénière de la mise en oeuvre du nouveau fonds pour compenser les pertes et dommages liés au climat dans les pays vulnérables, après un an de négociations très tendues entre pays du Nord et du Sud. Cette adoption dès le premier jour permettrait aux délégués de se concentrer sur les autres batailles à l'ordre du jour, à commencer par les énergies fossiles.

- Charles, Israël et Palestiniens -

Jeudi matin, des milliers de participants commençaient à affluer dans une ambiance feutrée, sans l'ombre d'une manifestation à ce stade.

Plus de 97.000 personnes (délégations, médias, ONG, lobbys, organisateurs, techniciens...) sont accréditées, deux fois plus que l'an dernier, et environ 180 chefs d'Etats et de gouvernements sont attendus selon les organisateurs d'ici le 12 décembre, fin théorique de la conférence.

Le pape François, grippé, a annulé sa venue, mais plus de 140 dirigeants défileront à la tribune vendredi et samedi, après la journée cérémonielle d'ouverture jeudi, pour des discours de quelques minutes censés donner une impulsion politique aux négociations byzantines qui occuperont les délégations pendant deux semaines.

Le roi Charles III s'exprimera vendredi en ouverture de ce sommet de dirigeants, sans Joe Biden, remplacé par sa vice-présidente Kamala Harris, ni Xi Jinping.

Le président israélien Isaac Herzog et le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pourraient se croiser car ils sont inscrits pour s'exprimer à quelques minutes d'intervalle vendredi.

Les Emiratis préparent un déluge inaugural d'engagements volontaires d'Etats pour, par exemple, tripler les renouvelables d'ici 2030 ou doper les aides financières des pays riches vers les plus vulnérables.

Mais seuls les textes officiels adoptés pendant la COP, dans le méticuleux processus onusien où le consensus est obligatoire, auront une force comparable à ce que fut l'accord de Paris. Un fiasco n'est pas à exclure, tant les résistances à parler explicitement des fossiles sont fortes chez certains pays producteurs.

- Les COP inutiles? -

La question est légitime, puisque depuis la COP21 et l'accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter. Mais alors qu'on tablait à l'époque sur 16% d'augmentation d'ici 2030, l'ONU Environnement ramène désormais la hausse à 2%.

Ce ralentissement n'est pas attribuable au seul texte mais la transition énergétique est indéniablement engagée, bien que plaçant toujours le monde sur une trajectoire de réchauffement invivable.

Depuis 2015, une centaine de pays se sont engagés à la neutralité carbone, le solaire est devenu l'énergie la moins chère pour générer de l'électricité, le pic de la demande en énergies fossiles est en vue cette décennie et l'Agence internationale de l'énergie s'attend à ce que plus du tiers des voitures neuves dans le monde soient électriques en 2030, un scénario impensable avant 2015.

S.Palmer--TFWP