The Fort Worth Press - Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

USD -
AED 3.672495
AFN 63.50249
ALL 82.604372
AMD 368.069876
ANG 1.790403
AOA 916.99992
ARS 1461.503901
AUD 1.434679
AWG 1.8
AZN 1.700059
BAM 1.707839
BBD 2.019173
BDT 122.896637
BGN 1.69088
BHD 0.378044
BIF 2989.634336
BMD 1
BND 1.296533
BOB 6.91239
BRL 5.158599
BSD 1.002494
BTN 94.655909
BWP 13.605776
BYN 2.805013
BYR 19600
BZD 2.016285
CAD 1.417103
CDF 2264.999362
CHF 0.80891
CLF 0.023028
CLP 906.309758
CNY 6.774796
CNH 6.78161
COP 3440.13
CRC 454.784115
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.875016
CZK 21.185897
DJF 178.525487
DKK 6.54331
DOP 58.604757
DZD 133.545006
EGP 49.745801
ERN 15
ETB 159.15013
EUR 0.8754
FJD 2.24285
FKP 0.755695
GBP 0.755385
GEL 2.644977
GGP 0.755695
GHS 11.229785
GIP 0.755695
GMD 72.999896
GNF 8784.035073
GTQ 7.628428
GYD 209.275317
HKD 7.839815
HNL 26.670162
HRK 6.593101
HTG 130.960611
HUF 308.5845
IDR 17869
ILS 2.97135
IMP 0.755695
INR 94.65845
IQD 1310
IRR 1375000.000372
ISK 126.020547
JEP 0.755695
JMD 158.408737
JOD 0.709025
JPY 161.577501
KES 129.40203
KGS 87.449915
KHR 4012.500926
KMF 430.999605
KPW 900.00035
KRW 1537.979828
KWD 0.30867
KYD 0.835444
KZT 488.630447
LAK 22050.000183
LBP 89550.00026
LKR 335.219143
LRD 182.197355
LSL 16.472163
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.427478
MAD 9.349442
MDL 17.629557
MGA 4229.999486
MKD 53.957653
MMK 2099.917974
MNT 3579.231668
MOP 8.095209
MRU 40.069708
MUR 47.810215
MVR 15.459879
MWK 1738.365682
MXN 17.386099
MYR 4.140298
MZN 63.903112
NAD 16.472091
NGN 1368.10971
NIO 36.630142
NOK 9.72043
NPR 151.770486
NZD 1.75542
OMR 0.384502
PAB 1.000358
PEN 3.682982
PGK 4.36375
PHP 61.424993
PKR 278.150172
PLN 3.74414
PYG 6111.57296
QAR 3.645987
RON 4.584104
RSD 102.724985
RUB 74.249047
RWF 1464.5
SAR 3.753691
SBD 8.065041
SCR 13.258842
SDG 600.5051
SEK 9.639005
SGD 1.294095
SHP 0.746601
SLE 24.749964
SLL 20969.503664
SOS 572.921224
SRD 37.4305
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.771861
SYP 110.532098
SZL 16.410369
THB 33.0335
TJS 9.278635
TMT 3.51
TND 2.911501
TOP 2.40776
TRY 46.4774
TTD 6.798512
TWD 31.632401
TZS 2628.231945
UAH 45.088297
UGX 3651.795772
UYU 40.002096
UZS 11995.000532
VES 616.865275
VND 26328
VUV 118.352303
WST 2.751796
XAF 574.021212
XAG 0.015817
XAU 0.000242
XCD 2.70255
XCG 1.80679
XDR 0.713895
XOF 574.016189
XPF 104.849881
YER 238.649846
ZAR 16.43185
ZMK 9001.203866
ZMW 17.769494
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.7400

    1082.93

    +0.44%

  • BEL20

    58.1700

    5705.83

    +1.03%

  • PX1

    -21.0500

    8400.11

    -0.25%

  • ISEQ

    170.9400

    13956.43

    +1.24%

  • OSEBX

    -3.7100

    1946.67

    -0.19%

  • PSI20

    65.5400

    9168.22

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -2.5400

    4233.39

    -0.06%

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?
Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ? / Photo: © AFP/Archives

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

Les nappes phréatiques françaises, en souffrance depuis plusieurs mois, continuent de pâtir de l'inhabituelle chaleur automnale et de pluies insuffisantes: leur période de recharge, qui traditionnellement débute vers septembre, est retardée et reste encore "très incertaine" pour octobre, suscitant déjà des inquiétudes pour 2024.

Taille du texte:

Au 1er octobre, 66% des nappes métropolitaines étaient encore sous les normales, une situation légèrement plus dégradée qu'à la fin août (62% sous les normales), a annoncé jeudi le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

"Les orages de mi-septembre ont été peu efficaces pour la recharge des nappes" et par conséquent "la situation se dégrade entre août et septembre", indique l'organisme public, notant que 18% de ses points d'observation restent à des niveaux très bas.

Si la situation est "globalement plus favorable" qu'en septembre 2022, quand 74% des niveaux étaient sous les normales, elle est aussi plus contrastée.

- Période charnière -

Les pluies tombées par endroits au printemps et cet été ont permis de recharger en partie certaines nappes, comme sur certaines parties du littoral, de la Seine-Maritime au Pas-de-Calais ou de la façade Atlantique.

Mais la majeure partie du territoire reste confrontée à des niveaux préoccupants, voire "historiquement bas", notamment autour du pourtour méditerranéen, dans le couloir Rhône-Saône, le bassin parisien et le sud de l'Alsace.

Selon le ministère de la Transition écologique, 83 départements sont actuellement en situation de sécheresse et ont pris des mesures de restriction des usages de l’eau.

"Cette situation doit appeler chacun à la vigilance et la poursuite des efforts" notamment en matière de sobriété, souligne le ministre Christophe Béchu dans un communiqué.

Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'automne est une "période charnière". Septembre marque habituellement le début de la recharge des nappes, avec la survenue des premières précipitations importantes et la chute des températures.

Mais cette année, "la part des pluies infiltrées en profondeur reste faible en raison de précipitations insuffisantes et d'épisodes orageux localisés et intenses favorisant le ruissellement. De plus, la végétation est encore active, du fait de températures élevées, et consomme une partie de l'eau infiltrée", souligne le BRGM.

Résultat: 70% des nappes continuent de se vider et seules 12% sont en hausse en septembre.

"Ce n'est pas normal. D'habitude, on a davantage de niveaux en hausse à cette période", a souligné Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM lors d'un point téléphonique. "Mais ces dernières années, il pleut de moins en moins en début d'automne".

- Déficits qui s'accumulent -

Selon Météo-France, le mois de septembre a été le plus chaud jamais mesuré en France. Il s'est terminé en métropole "entre 3,5 et 3,6°C" au-dessus de la période de référence 1991-2020, "avec une température moyenne de 21,5°C" environ, avait annoncé le prévisionniste national le 29 septembre.

Et cette chaleur inhabituelle et "exceptionnelle" se poursuit en octobre. La barre des 30 degrés a été régulièrement franchie et "depuis le début du mois, il n'a quasiment pas plu" après un déficit de précipitations de 20% en moyenne en septembre, favorisant une "tendance à l'assèchement" des sols, ajoute jeudi Météo-France.

"Les températures douces risquent de repousser la mise en dormance de la végétation" et par conséquent la recharge des nappes, estime le BRGM. "Le début de la période de recharge reste donc très incertain pour le mois d’octobre".

Or ce sont de ces niveaux de recharge automnaux et hivernaux que dépendra la situation de l'an prochain.

"Il existe de fortes incertitudes et nous ne sommes guère optimistes", a déclaré Mme Bault.

"Depuis près de cinq ans, on a perdu entre 15 jours et trois semaines de recharge, qui se voit par ailleurs raccourcie par des printemps de plus en plus précoces", ajoute l'hydrogéologue qui craint de voir la situation de déficit des nappes "passer de conjoncturelle à structurelle".

Pour des nappes comme celles de la Sundgau en Alsace ou du couloir Rhône-Saône, "il semble très peu probable de compenser les déficits accumulés depuis plusieurs années et de retrouver des niveaux au-dessus des normales en 2024", avertit le BRGM.

J.Ayala--TFWP