The Fort Worth Press - Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement

USD -
AED 3.672977
AFN 65.0004
ALL 81.626056
AMD 360.510494
ANG 1.789785
AOA 918.000068
ARS 1541.585196
AUD 1.421494
AWG 1.8
AZN 1.687821
BAM 1.756231
BBD 2.013047
BDT 124.13403
BGN 1.747831
BHD 0.377298
BIF 3001.5
BMD 1
BND 1.281647
BOB 12.038845
BRL 5.378401
BSD 0.99943
BTN 95.119137
BWP 13.826143
BYN 2.945822
BYR 19600
BZD 2.010084
CAD 1.403845
CDF 2314.502233
CHF 0.830025
CLF 0.025026
CLP 988.180036
CNY 6.66605
CNH 6.664565
COP 3169.93
CRC 454.457699
CUC 1
CUP 23.987213
CVE 99.224987
CZK 21.885969
DJF 177.719677
DKK 6.712575
DOP 60.370006
DZD 135.277004
EGP 56.089099
ERN 15
ETB 163.857782
EUR 0.89807
FJD 2.244197
FKP 0.75114
GBP 0.751865
GEL 2.570499
GGP 0.75114
GHS 11.650139
GIP 0.75114
GMD 73.501784
GNF 8795.000128
GTQ 7.63805
GYD 209.438376
HKD 7.845495
HNL 26.831951
HRK 6.76901
HTG 130.948372
HUF 329.9395
IDR 18180
ILS 3.123155
IMP 0.75114
INR 95.29225
IQD 1515.218182
IRR 1864649.999685
ISK 121.91994
JEP 0.75114
JMD 158.527332
JOD 0.708968
JPY 158.288042
KES 130.000272
KGS 87.448599
KHR 4075.50088
KMF 441.999797
KPW 899.999961
KRW 1344.385001
KWD 0.31101
KYD 0.832963
KZT 455.005455
LAK 22525.000169
LBP 89550.000228
LKR 332.317142
LRD 170.240229
LSL 16.670086
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430047
MAD 9.852994
MDL 17.990957
MGA 4540.985152
MKD 55.296394
MMK 2099.630718
MNT 3601.077836
MOP 8.076272
MRU 40.199425
MUR 47.570073
MVR 15.460443
MWK 1737.000259
MXN 18.68429
MYR 4.076599
MZN 63.900258
NAD 16.670073
NGN 1342.29009
NIO 36.780453
NOK 9.278675
NPR 152.193532
NZD 1.780202
OMR 0.384502
PAB 0.999421
PEN 3.447629
PGK 4.480862
PHP 63.9685
PKR 276.5266
PLN 3.956803
PYG 5850.263778
QAR 3.643866
RON 4.804297
RSD 105.523987
RUB 80.494213
RWF 1479.735463
SAR 3.750314
SBD 8.064647
SCR 13.975633
SDG 601.49594
SEK 9.93486
SGD 1.283198
SHP 0.749344
SLE 22.874984
SLL 20969.504398
SOS 571.202795
SRD 37.615504
STD 20697.981008
STN 22.000027
SVC 8.745235
SYP 13001.999685
SZL 16.657163
THB 33.787499
TJS 9.205205
TMT 3.5
TND 2.998649
TOP 2.40776
TRY 49.837799
TTD 6.78409
TWD 32.445899
TZS 2644.428012
UAH 45.57773
UGX 4352.413493
UYU 40.211023
UZS 12008.530699
VES 886.72915
VND 25856.5
VUV 118.98361
WST 2.767767
XAF 589.095335
XAG 0.01869
XAU 0.000247965444
XCD 2.70255
XCG 1.801308
XDR 0.707052
XOF 589.095335
XPF 107.090743
YER 236.149886
ZAR 16.687205
ZMK 9001.197055
ZMW 20.164415
ZWL 321.999592
SSP 5745.470209
MXV 2.106899
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement
Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement / Photo: © AFP/Archives

Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement

Le gouvernement d'Andorre, seul Etat en Europe avec le Vatican à interdire encore totalement l'avortement, a présenté mercredi un projet de loi qui "exonère les femmes de toute responsabilité pénale" lorsqu'elles interrompent une grossesse, une dépénalisation partielle qui ne garantit pas "le droit d'avorter", dénoncent des associations féministes.

Taille du texte:

Le texte, qui doit encore être adopté par le parlement andorran, modifie l'article du code pénal rendant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) passible de six mois d'emprisonnement pour celles qui la pratiquent.

Mais la situation restera inchangée pour les médecins qui risquent trois années de prison, assorties de cinq ans d'interdiction d'exercer, s'ils pratiquent un avortement dans la principauté, forçant les habitantes d'Andorre à continuer d'aller avorter de l'autre côté de la frontière, française ou espagnole.

Enclavé entre la France et l'Espagne, ce micro-Etat de 85.000 habitants interdit totalement l'IVG, même en cas de viol, d'inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus.

En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'Etat français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell. Cette structure singulière de gouvernance de la principauté rend la question de l'avortement particulièrement épineuse car toute avancée nécessite des négociations avec le Saint-Siège.

- "Chemin étroit" -

"Dès le début de la législature, on nous avait dit que le chemin serait étroit, mais nous sommes satisfaits de l'avoir parcouru", s'est félicité mercredi le ministre andorran des Relations institutionnelles, Ladislau Baro, soulignant que le texte était le résultat d'un long processus de négociations avec le Saint-Siège.

L'article 117 du code pénal sera modifié pour, selon M. Baro, "adopter une position claire : considérer que la protection de la vie, qui constitue pour nous un mandat constitutionnel, ne peut pas passer par la criminalisation de la femme qui prend la décision d'interrompre sa grossesse".

De cette manière, une "volonté politique que nous portons depuis le début de la législature" se concrétise à travers un texte qui "exonère les femmes de toute responsabilité pénale", a-t-il encore déclaré, lors d'une conférence de presse à Andorre-la-Vieille.

Le texte doit être voté dans les prochains jours, selon une procédure d'urgence, par le parlement andorran à majorité gouvernementale.

- "Pas de droit à l'avortement" -

En revanche, la pénalisation du personnel médical pratiquant l'IVG en Andorre sera maintenue "par impératif constitutionnel", a ajouté le ministre andorran.

Interrogé fin mars par l'AFP, le chef de l'exécutif andorran, Xavier Espot Zamora, avait dit avoir bon espoir de parvenir, d'ici la fin de la législature, au printemps 2027, à "dépénaliser, sans légaliser" l'avortement.

Il n'est pas question de revenir sur cette "prohibition", insistait-il alors : "La conséquence serait la légalisation de l'avortement, ce qui supposerait de franchir la ligne rouge et mettre en échec notre système institutionnel."

Pour la psychologue et militante féministe Vanessa Mendoza Cortés, qui dénonce régulièrement la "théocratie parlementaire qui gouverne" Andorre, le gouvernement, dans un texte dont elle n'a pas eu connaissance à ce stade, "fait la proposition de dépénaliser l'avortement mais pas de donner le droit d'avorter".

Interrogée par l'AFP, la fondatrice de l'organisation Stop Violences concède un "premier pas" mais déplore que le gouvernement ait agi seul, sans consulter les organisations de défense des femmes.

"Nous saluons le fait que l'État cesse de considérer comme des délinquantes les femmes qui prennent la décision d'avorter", estime de son côté l'Associacio de Dones d'Andorra.

L'association Accio Feminista affirme pour sa part que "dépénaliser uniquement la femme ne revient pas à garantir le droit à l'avortement".

Interrogées cet été par l'AFP, plusieurs femmes ayant avorté dans la clandestinité ont confié avoir eu très peur des conséquences judiciaires. "Tant que l'avortement ne sera pas légalisé, nous continuerons à nous sentir comme des meurtrières, des criminelles", avait déclaré Gina, dont le prénom a été modifié.

P.McDonald--TFWP