The Fort Worth Press - Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable

USD -
AED 3.672499
AFN 64.999916
ALL 81.612415
AMD 361.429417
ANG 1.789785
AOA 917.000014
ARS 1515.013675
AUD 1.438249
AWG 1.8025
AZN 1.700214
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.377753
BIF 2993.687766
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.048501
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.428685
CDF 2312.496248
CHF 0.83934
CLF 0.025067
CLP 986.569921
CNY 6.692151
CNH 6.70015
COP 3199.72
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 98.516424
CZK 21.93055
DJF 178.022773
DKK 6.72558
DOP 61.224946
DZD 134.824654
EGP 53.071104
ERN 15
ETB 163.294038
EUR 0.899696
FJD 2.253302
FKP 0.754659
GBP 0.760725
GEL 2.594977
GGP 0.754659
GHS 11.661597
GIP 0.754659
GMD 74.000188
GNF 8795.13605
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84837
HNL 26.840523
HRK 6.774401
HTG 130.910423
HUF 327.813001
IDR 17987.8
ILS 3.097598
IMP 0.754659
INR 95.200404
IQD 1515.48045
IRR 1779859.999568
ISK 122.720223
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.708973
JPY 158.933973
KES 129.779826
KGS 87.450008
KHR 4061.41256
KMF 439.99971
KPW 899.999961
KRW 1342.859621
KWD 0.31205
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22493.623218
LBP 89523.405358
LKR 330.891222
LRD 170.452667
LSL 16.481157
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422994
MAD 9.847399
MDL 17.89398
MGA 4501.940954
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.049676
MUR 47.439976
MVR 15.459908
MWK 1733.742534
MXN 18.55201
MYR 4.085202
MZN 63.926725
NAD 16.480347
NGN 1330.069802
NIO 36.792495
NOK 9.554205
NPR 152.293053
NZD 1.796445
OMR 0.38452
PAB 0.999736
PEN 3.442394
PGK 4.53782
PHP 62.956996
PKR 276.801369
PLN 3.93499
PYG 5704.585558
QAR 3.644591
RON 4.801205
RSD 105.635355
RUB 83.877246
RWF 1475.009269
SAR 3.74887
SBD 8.078071
SCR 13.864706
SDG 601.500861
SEK 10.087235
SGD 1.287135
SHP 0.754518
SLE 24.669714
SLL 20969.504398
SOS 571.364753
SRD 37.71204
STD 20697.981008
STN 21.88956
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.474351
THB 33.724969
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 2.988314
TOP 2.40776
TRY 49.392098
TTD 6.799166
TWD 32.150946
TZS 2630.012996
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11957.007308
VES 875.701597
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 590.1616
XAG 0.017847
XAU 0.000244767483
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 590.1616
XPF 106.553496
YER 236.195602
ZAR 16.66414
ZMK 9001.201353
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.094954
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable
Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable / Photo: © AFP

Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable

La flambée des coûts d'emprunt de la France et l'ampleur de sa dette peuvent avoir un effet déstabilisateur pour la zone euro, pour autant une intervention de la Banque centrale européenne est peu probable en l'état. Explications.

Taille du texte:

Pourquoi les marchés sanctionnent la France

L'examen du budget 2027 a débuté mardi à l'Assemblée nationale avec l'objectif de ramener le déficit public à 5% du PIB l'an prochain.

Mais l'adoption du texte apparaît incertaine en l'absence de majorité claire et à l'approche de l'élection présidentielle.

Les investisseurs réclament donc une rémunération plus élevée pour financer l'Etat français - 4,87% mercredi pour l'emprunt à 10 ans après avoir frôlé les 5% récemment - en portant l'écart avec le Bund allemand à un niveau inédit depuis la crise des dettes souveraines européennes.

Quel mécanisme à la BCE ?

La France étant la deuxième économie de la zone euro, une crise de sa dette pourrait avoir un effet d'entraînement pour la monnaie unique dont la Banque centrale est la gardienne.

En juillet 2022, la Banque s'est doté d'Instrument de protection de la transmission (TPI) qui permet en théorie des achats potentiellement illimités d'obligations d'Etat. Un moyen de relâcher les tensions sur les coûts d'emprunts des Etats.

Son objectif est de lutter contre d'éventuels mouvements de marché jugés "désordonnés" ou "injustifiés" qui empêcheraient certains pays de se financer normalement et entraveraient la bonne transmission de la politique monétaire dans l'ensemble de la zone euro.

L'outil avait été conçu alors que les marchés s'inquiétaient de la situation italienne.

La présidente de la BCE Christine Lagarde expliquait alors que la stabilité des prix, mandat principal de l'institut monétaire, reposait aussi sur la stabilité financière.

Lorsque le TPI a été créé, l'écart entre le rendement des obligations italiennes et allemandes à dix ans approchait les 250 points de base. Le niveau actuel des "spreads" français (près de 150 points) reste nettement inférieur.

La France peut-elle bénéficier du TPI ?

A ce stade, la réponse est plutôt non.

Pour être éligible, un pays doit notamment présenter des finances publiques considérées comme soutenables et respecter le cadre budgétaire européen. Mais surtout, la BCE doit juger que la hausse des coûts de financement n'est pas justifiée par les fondamentaux économiques du pays concerné.

Or la tension actuelle sur la dette française est largement attribuée à sa montagne de dettes, ses difficultés budgétaires et aux incertitudes politiques entourant l'adoption du budget.

"Les moyens d'enrayer l'envolée des taux de rendement sur la dette française doivent être d'abord trouvés en France", a martelé mercredi Christine Lagarde.

Un haut responsable de l'Eurosystème confiait récemment, sous couvert d'anonymat, que les marchés avaient tort de penser que la BCE interviendrait automatiquement lorsqu'il s'agit d'un problème "essentiellement politique".

L'institution de Francfort "ne voudra vraisemblablement pas soulager trop tôt les responsables politiques français de la pression exercée par les marchés", commente Jörg Krämer, chef économiste chez Commerzbank.

Quelles autres options ?

Christine Lagarde a dit à plusieurs reprises que la proposition du candidat LFI (gauche radicale) à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, d'annuler une partie de la dette de la France détenue par l'Eurosystème, serait "contraire aux traités européens" mais aussi "techniquement aléatoire et financièrement très dangereux".

L'autre instrument anti-crise de la BCE, les OMT (Opérations monétaires sur titres), créées en 2012, n'a jamais été utilisé. Son activation nécessite qu'un pays bénéficie d'un programme du Mécanisme européen de stabilité (MES). Or, la France est encore loin d'être contrainte à demander telle mesure.

Une vague de prêts géants aux banques, pour qu'elles investissent à leur tour dans la dette souveraine, paraît peu probable.

Quant à une baisse des taux d'intérêts, elle paraît pour le moment exclue, la BCE restant focalisée sur le retour de l'inflation à 2%.

P.McDonald--TFWP