The Fort Worth Press - Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent

USD -
AED 3.6725
AFN 65.00018
ALL 82.060075
AMD 366.29588
ANG 1.790403
AOA 918.000208
ARS 1487.517498
AUD 1.438973
AWG 1.8025
AZN 1.6841
BAM 1.711104
BBD 2.014725
BDT 123.291207
BGN 1.69088
BHD 0.377167
BIF 2975.879054
BMD 1
BND 1.291257
BOB 6.923833
BRL 5.119001
BSD 1.000276
BTN 95.289131
BWP 13.527665
BYN 2.859418
BYR 19600
BZD 2.011811
CAD 1.41536
CDF 2255.999794
CHF 0.80689
CLF 0.023573
CLP 927.78976
CNY 6.79285
CNH 6.77914
COP 3302.13
CRC 455.032612
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.47066
CZK 21.223103
DJF 178.129292
DKK 6.53986
DOP 58.740414
DZD 133.143985
EGP 49.603899
ERN 15
ETB 160.459143
EUR 0.87488
FJD 2.232701
FKP 0.745889
GBP 0.744985
GEL 2.640091
GGP 0.745889
GHS 11.468066
GIP 0.745889
GMD 73.000069
GNF 8773.518463
GTQ 7.632579
GYD 209.249425
HKD 7.840095
HNL 26.779645
HRK 6.592502
HTG 130.910459
HUF 311.795502
IDR 18070
ILS 3.006797
IMP 0.745889
INR 95.34655
IQD 1310.416931
IRR 1375000.000104
ISK 125.630313
JEP 0.745889
JMD 158.048994
JOD 0.709
JPY 161.869497
KES 129.195828
KGS 87.448798
KHR 4032.141654
KMF 430.999719
KPW 900.00035
KRW 1505.050361
KWD 0.30961
KYD 0.833548
KZT 471.568117
LAK 22556.430446
LBP 89576.465442
LKR 335.597832
LRD 181.643214
LSL 16.292897
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.406824
MAD 9.344357
MDL 17.579053
MGA 4288.713911
MKD 53.919403
MMK 2099.308371
MNT 3585.696251
MOP 8.076444
MRU 39.852492
MUR 47.079535
MVR 15.460146
MWK 1734.573356
MXN 17.527101
MYR 4.0711
MZN 63.910069
NAD 16.292897
NGN 1378.30406
NIO 36.806488
NOK 9.753845
NPR 152.453273
NZD 1.732967
OMR 0.384473
PAB 1.000262
PEN 3.39806
PGK 4.465442
PHP 61.585998
PKR 278.055827
PLN 3.803601
PYG 6081.391432
QAR 3.646735
RON 4.578799
RSD 102.663002
RUB 76.550656
RWF 1469.382756
SAR 3.753815
SBD 8.065041
SCR 14.549972
SDG 600.482634
SEK 9.635555
SGD 1.291095
SHP 0.746601
SLE 24.350311
SLL 20969.503664
SOS 571.621036
SRD 37.600971
STD 20697.981008
STN 21.435102
SVC 8.752483
SYP 110.532098
SZL 16.290535
THB 33.3175
TJS 9.257824
TMT 3.51
TND 2.956767
TOP 2.40776
TRY 46.98475
TTD 6.79618
TWD 32.1659
TZS 2625.057992
UAH 44.5007
UGX 3680.71322
UYU 40.332811
UZS 12081.470529
VES 699.349599
VND 26267.5
VUV 120.437365
WST 2.769308
XAF 573.893149
XAG 0.016808
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802808
XDR 0.713149
XOF 573.89566
XPF 104.340827
YER 237.096955
ZAR 16.321835
ZMK 9001.199361
ZMW 18.030621
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.8400

    1085.14

    +0.17%

  • BEL20

    -27.1100

    5620.79

    -0.48%

  • PX1

    1.6700

    8328.49

    +0.02%

  • ISEQ

    93.9500

    13910.05

    +0.68%

  • OSEBX

    -7.5700

    1933.07

    -0.39%

  • PSI20

    -16.4200

    9107.41

    -0.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.1200

    4590.43

    -0.22%

  • N150

    9.6100

    4189.7

    +0.23%

Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent / Photo: © AFP

Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent

"Avant de perdre connaissance, j'ai vu les gens brûler et crier", raconte Zarina Guiyassova, l'une des survivantes de l'explosion d'une bonbonne de gaz au Kazakhstan. Un énième drame dans ce pays d'Asie centrale mal raccordé au gaz de ville.

Taille du texte:

"Je me suis réveillée à l'hôpital. J'étais comme une momie, entièrement bandée de la tête aux pieds. C'est indescriptible, les douleurs étaient insupportables", raconte à l'AFP la jeune femme de 32 ans, brûlée à 65%.

Ce soir de février, Zarina Guiyassova travaille en cuisine dans un restaurant de Chtchoutchinsk (nord) quand l'incendie provoqué par l'explosion d'une bonbonne tue douze personnes et en blesse grièvement une vingtaine d'autres.

Le restaurant, dont la carcasse calcinée est recouverte de plaques métalliques, a été scellé.

"Je ne sais pas si je pourrai bouger mes mains ou non, quand je pourrai reprendre le travail, quand je pourrai revivre normalement", dit cette mère célibataire de deux enfants.

Cette tragédie nationale, l'une des plus graves depuis l'indépendance du Kazakhstan, a relancé le débat sur les difficultés énergétiques du pays, pourtant producteur de gaz.

Dans cette ex-république soviétique, plus d'un tiers des quelque 20 millions de Kazakhs n'ont pas accès à un réseau sécurisé et centralisé de distribution de gaz.

Cette situation touche particulièrement le centre, l'est et le nord de cet immense pays grand comme cinq fois la France et riche en gaz naturel.

- "un certain degré de risque" -

"On utilise des bouteilles de gaz. Ce n'est pas très sûr", souligne Iaroslav Voronov, 34 ans, vendeur dans un magasin d'électroménager.

"Il y a eu des cas d'explosions, tout le monde a peur, mais il n'y a pas vraiment d'alternative. On n'a pas de réseau de gaz centralisé", résume-t-il.

Conséquence, des centaines de personnes ont été blessées et tuées dans des accidents liés à des bonbonnes de gaz ces dernières années au Kazakhstan.

Le matériel souvent hors d'âge augmente le risque d'explosion: selon les autorités, environ 350.000 bonbonnes fabriquées dans les années 1970-1980 sous l'Union soviétique étaient encore en circulation fin 2024.

Après le drame de Chtchoutchinsk, le gouvernement a ordonné de prendre d'urgence des mesures pour la production nationale de bonbonnes, un projet encore flou.

Pour l'heure, Iaroslav Voronov doit "accepter un certain degré de risque", comme des millions de Kazakhs, et doit se ravitailler dans une station-service.

Il fait d'abord peser sa bonbonne sur une balance - dont l'inscription "fabriquée en URSS" trahit l'âge - vérifie divers paramètres techniques puis doit signer des documents, vus par l'AFP, pour attester qu'il est l'unique responsable en cas de sinistre.

L'opération n'est pas sans risque. Deux semaines après la venue de l'AFP, cette station-service a failli exploser, selon les secouristes.

Las de cette méthode, certains habitants de Chtchoutchinsk, comme Erik Bekentaïev, ont opté pour l'électricité, qui est "sans danger et plus pratique".

"Cela fait un an que nous n'utilisons plus le gaz. C'était contraignant: il faut prendre la voiture pour aller à la station-service puis monter au quatrième étage", explique-t-il devant sa plaque à induction.

- "optimiser" -

Mais cette solution reste rare et impossible à généraliser. Le réseau électrique kazakh sous-financé et usé à 76% selon les autorités ne peut supporter une forte tension.

Et l'électricité reste hors de portée pour la majorité des habitants.

"Il est très difficile de passer entièrement à l'électricité, cela va être cher, très cher", abonde Iaroslav Voronov, 34 ans, qui rappelle le cas d'incendies causés par la surtension de lignes électriques.

Le gouvernement kazakh, appuyé par l'allié russe qui fournit déjà du gaz, promet de construire des gazoducs pour atteindre d'ici 2030 65% de raccordement au gaz.

En mai, le dirigeant russe Vladimir Poutine en visite à Astana avait annoncé que l'entreprise russe Gazprom prévoyait "d'optimiser et d'étendre l'infrastructure nationale de transport de gaz pour garantir un approvisionnement énergétique stable" au Kazakhstan.

Ces projets de gazoducs restent compliqués à cause d'une viabilité économique incertaine - la faute aux immenses distances et à la faible densité de population kazakhe - et des aléas géopolitiques, car les intérêts de la Russie et de la Chine voisines peuvent diverger.

Et ces gazoducs doivent être alimentés: le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, silencieux après l'explosion de Chtchoutchinsk, avait critiqué plus tôt cette année la "lenteur intolérable" de la mise en service de nouveaux gisements de gaz.

W.Matthews--TFWP