The Fort Worth Press - En Iran, retour à une routine devenue hors de prix

USD -
AED 3.67315
AFN 63.496866
ALL 81.449952
AMD 370.780194
ANG 1.789884
AOA 917.999779
ARS 1392.494201
AUD 1.391159
AWG 1.8
AZN 1.699855
BAM 1.669697
BBD 2.01454
BDT 122.725158
BGN 1.668102
BHD 0.377625
BIF 2975
BMD 1
BND 1.275896
BOB 6.911331
BRL 4.983501
BSD 1.000226
BTN 94.881811
BWP 13.592996
BYN 2.822528
BYR 19600
BZD 2.011629
CAD 1.36069
CDF 2320.00024
CHF 0.782255
CLF 0.022888
CLP 900.860108
CNY 6.82815
CNH 6.832385
COP 3651.62
CRC 454.73562
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.499662
CZK 20.79715
DJF 177.719623
DKK 6.37303
DOP 59.401057
DZD 132.447219
EGP 53.620301
ERN 15
ETB 156.949614
EUR 0.852801
FJD 2.194499
FKP 0.741296
GBP 0.73605
GEL 2.684993
GGP 0.741296
GHS 11.194949
GIP 0.741296
GMD 73.499688
GNF 8777.504871
GTQ 7.641507
GYD 209.25239
HKD 7.833745
HNL 26.620119
HRK 6.423499
HTG 131.024649
HUF 310.813006
IDR 17327.4
ILS 2.952471
IMP 0.741296
INR 94.87405
IQD 1310
IRR 1314999.999496
ISK 122.619903
JEP 0.741296
JMD 156.725146
JOD 0.709001
JPY 156.447499
KES 129.174979
KGS 87.420504
KHR 4012.50433
KMF 421.999529
KPW 899.850687
KRW 1476.750418
KWD 0.30732
KYD 0.833543
KZT 463.288124
LAK 21964.84907
LBP 89617.037989
LKR 319.671116
LRD 183.536604
LSL 16.767685
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354984
MAD 9.23871
MDL 17.233504
MGA 4160.000129
MKD 52.557079
MMK 2099.682501
MNT 3578.099757
MOP 8.070846
MRU 39.664969
MUR 47.03001
MVR 15.454978
MWK 1734.393743
MXN 17.49467
MYR 3.970258
MZN 63.905021
NAD 16.767829
NGN 1375.430136
NIO 36.719794
NOK 9.283505
NPR 151.803598
NZD 1.696195
OMR 0.3845
PAB 1.000201
PEN 3.525082
PGK 4.340331
PHP 61.295502
PKR 278.735096
PLN 3.629615
PYG 6151.626275
QAR 3.658104
RON 4.429898
RSD 100.08301
RUB 74.949985
RWF 1462.265158
SAR 3.75023
SBD 8.048583
SCR 13.733037
SDG 600.502932
SEK 9.23625
SGD 1.273602
SHP 0.746601
SLE 24.5961
SLL 20969.496166
SOS 571.601766
SRD 37.457982
STD 20697.981008
STN 20.918091
SVC 8.7523
SYP 110.644079
SZL 16.77204
THB 32.526999
TJS 9.381822
TMT 3.505
TND 2.919452
TOP 2.40776
TRY 45.184902
TTD 6.789386
TWD 31.603001
TZS 2605.00025
UAH 43.949336
UGX 3760.987334
UYU 39.889518
UZS 11937.505896
VES 485.587755
VND 26356
VUV 118.50632
WST 2.712188
XAF 560.041494
XAG 0.01356
XAU 0.000216
XCD 2.70255
XCG 1.80265
XDR 0.697718
XOF 559.490257
XPF 101.824143
YER 238.625036
ZAR 16.691502
ZMK 9001.204116
ZMW 18.67895
ZWL 321.999592
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix / Photo: © AFP

En Iran, retour à une routine devenue hors de prix

Des Iraniens qui font du pédalo, boivent des cocktails dans des bars fréquentés: Téhéran retrouve un semblant de vie normale depuis le fragile cessez-le-feu mais ces petits plaisirs sont devenus un luxe.

Taille du texte:

Sur des vidéos tournées par l'AFP, de nombreux jeunes flânaient ou sirotaient un mocktail dans des bars des quartiers chics du nord de la capitale mercredi soir, veille de week-end. La plupart des femmes et serveuses ne portaient pas le voile.

Ces scènes masquent l'inflation qui explose tout comme le chômage, conséquences directes de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis fin février et du double blocus imposé désormais par l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz.

"Pour beaucoup d'entre nous, payer le loyer et même acheter de la nourriture est devenu difficile, et certains n'ont plus rien", témoigne Mahyar, 28 ans, interrogé par un journaliste de l'AFP basé à Paris.

"Seuls ceux qui possédaient des biens immobiliers, de grandes entreprises et un patrimoine important ont encore une situation normale", observe-t-il.

Son entreprise a déjà licencié près de 40% de son personnel.

Plus de 190.000 Iraniens ont déposé une demande d'allocations chômage depuis le début de la guerre, selon des chiffres donnés mercredi par le vice-ministre iranien du Travail. Et pour ceux qui travaillent, les salaires stagnent en dépit d'une inflation déjà supérieure à 45% avant la guerre, qui atteint maintenant près de 54%, d'après le Centre national des statistiques.

"Même les riches se plaignent", raconte Tonekabon, 49 ans, face à des locataires — y compris les siens — qui peinent à payer leur loyer. Dans ce contexte, "tout le monde répare ce qu'il a ou achète d'occasion".

- "Malgré tout" -

Au 28 avril, environ un litre d'huile de cuisson coûtait quatre millions de rials, un oeuf 240.000 rials, la viande de 7 à 23 millions de rials le kilogramme, pour un salaire minimum quotidien de quelque 5,5 millions de rials (3 dollars jeudi, selon des sites de suivi des changes sur le marché noir).

"Nos tables sont moins garnies", note Shahin Nampoor, étudiant de 18 ans, interrogé par l'AFP à Téhéran. "Depuis la guerre, tout est devenu dix fois plus cher, il n'y plus de prix fixe et chacun impose les siens", des cigarettes à la nourriture, rapporte le jeune homme.

"Même en temps de guerre, les prix n'augmentaient pas autant, désormais ils montent tous les jours", se désole Fatemeh, 29 ans, qui habite à Zahedan (sud-est).

Son mari est au chômage et elle passe ses journées à coudre des vêtements et faire de la broderie. Elle n'a plus les moyens d'acheter du lait infantile pour le plus jeune de ses deux enfants. Et elle repousse sans cesse depuis trois mois un rendez-vous pour aller chez le dentiste.

"Beaucoup de nos proches et voisins ne se font plus soigner parce que c'est devenu trop cher", assure-t-elle.

La vertigineuse dépréciation de la monnaie depuis la guerre de juin 2025, déjà avec les Etats-Unis et Israël, a joué un rôle clé dans les plus grandes manifestations contre le pouvoir de l'histoire récente, lancées fin décembre par des grèves de commerçants dans le célèbre bazar de Téhéran.

Des milliers de personnes ont été tuées en janvier dans la répression qui a suivi, selon des groupes de défense des droits humains.

Partout dans le pays, les bazars ont réduit leurs horaires d'ouverture tandis que le secteur du bâtiment licencie massivement, touchant en grande partie des migrants afghans.

Shervin, photographe, a lui perdu son travail en ligne et a dû payer pour la première fois son loyer en retard, la coupure d'internet imposée par les autorités pénalisant de nombreux secteurs.

Mais il veut garder le moral, profitant des parcs et cafés de la capitale: "j'essaie de voir la beauté de la vie et de continuer malgré tout".

burs-sw/san/anb/vl

W.Matthews--TFWP