The Fort Worth Press - Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes

USD -
AED 3.67315
AFN 63.00003
ALL 83.250363
AMD 377.359962
ANG 1.790083
AOA 916.999886
ARS 1367.988201
AUD 1.451368
AWG 1.8025
AZN 1.699565
BAM 1.695925
BBD 2.012738
BDT 122.6148
BGN 1.709309
BHD 0.37811
BIF 2970
BMD 1
BND 1.284247
BOB 6.920712
BRL 5.246899
BSD 0.999302
BTN 94.168452
BWP 13.739161
BYN 3.001028
BYR 19600
BZD 2.009859
CAD 1.385305
CDF 2285.495715
CHF 0.794982
CLF 0.023481
CLP 927.169942
CNY 6.90915
CNH 6.921097
COP 3687.54
CRC 463.31745
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.874996
CZK 21.258196
DJF 177.72012
DKK 6.48015
DOP 59.502097
DZD 133.041615
EGP 52.740899
ERN 15
ETB 157.149919
EUR 0.867301
FJD 2.250498
FKP 0.747836
GBP 0.750455
GEL 2.695052
GGP 0.747836
GHS 10.960345
GIP 0.747836
GMD 73.489851
GNF 8777.503027
GTQ 7.644781
GYD 209.069506
HKD 7.82573
HNL 26.519919
HRK 6.535902
HTG 130.870053
HUF 336.810126
IDR 16922
ILS 3.124098
IMP 0.747836
INR 94.18195
IQD 1310
IRR 1313299.999839
ISK 124.319947
JEP 0.747836
JMD 157.053853
JOD 0.709004
JPY 159.74101
KES 129.896773
KGS 87.450296
KHR 4014.999919
KMF 427.000262
KPW 900.057798
KRW 1508.260249
KWD 0.30721
KYD 0.832809
KZT 481.430095
LAK 21737.478349
LBP 89549.999826
LKR 314.289307
LRD 183.69759
LSL 17.049441
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.379876
MAD 9.33971
MDL 17.552896
MGA 4175.000202
MKD 53.472295
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.05281
MRU 40.109644
MUR 46.619727
MVR 15.459807
MWK 1735.999621
MXN 17.8445
MYR 3.994
MZN 63.910018
NAD 17.049938
NGN 1386.510643
NIO 36.720013
NOK 9.69139
NPR 150.669869
NZD 1.736395
OMR 0.384487
PAB 0.999298
PEN 3.4595
PGK 4.3095
PHP 60.232975
PKR 279.250161
PLN 3.71015
PYG 6540.378863
QAR 3.656504
RON 4.420301
RSD 101.858036
RUB 81.37321
RWF 1460
SAR 3.752011
SBD 8.041975
SCR 13.873228
SDG 600.999872
SEK 9.44017
SGD 1.285635
SHP 0.750259
SLE 24.549957
SLL 20969.510825
SOS 571.498421
SRD 37.562002
STD 20697.981008
STN 21.35
SVC 8.74425
SYP 111.44287
SZL 17.049868
THB 32.990307
TJS 9.563521
TMT 3.51
TND 2.923497
TOP 2.40776
TRY 44.3593
TTD 6.782836
TWD 31.988805
TZS 2574.999535
UAH 43.849933
UGX 3717.449554
UYU 40.512476
UZS 12190.000228
VES 466.018145
VND 26351
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.80967
XAG 0.014809
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.80106
XDR 0.705441
XOF 566.504144
XPF 103.706186
YER 238.650424
ZAR 17.131555
ZMK 9001.207104
ZMW 18.762411
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes / Photo: © AFP/Archives

Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes

"Fiers": les Ghanéens ne cachaient pas leur joie jeudi dans les rues d'Accra, la capitale, après l'adoption la veille d'une résolution des Nations unies reconnaissant la traite des esclaves africains comme le "plus grave crime contre l'humanité".

Taille du texte:

"Ce n'est pas seulement un moment historique pour notre pays, mais cela reconnaît également les souffrances de nos ancêtres et ouvre la voie à la justice", s'est réjouit l'étudiante ghanéenne Abigail Selikem Teye, tenue décontractée et sac en bandoulière.

Mercredi, date symbolique - c'était la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves -, l'Assemblée générale de l'ONU a proclamé la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité, un combat porté par le Ghana et son président John Mahama, qui espère des excuses et la justice.

La résolution, adoptée par 123 voix pour, trois contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les États membres de l'Union européenne), déclare "la traite des Africains réduits en esclavage et l'esclavage racialisé des Africains" comme "les plus graves crimes contre l'humanité", condamnant cette "injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l'humanité".

- Reconnaissance -

"Je suis perturbée par l’abstention de certains pays (...) Ceux qui se sont le plus enrichis avec le crime", a déclaré depuis Cotonou, la capitale économique du Bénin, l'historienne de l'art Lylly Houngnihin.

La résolution de l'ONU met en avant l'ampleur du phénomène, sa durée, sa brutalité, son caractère systémique et ses conséquences encore visibles aujourd'hui, dans un monde où les Africains et les personnes d'ascendance africaine subissent "discrimination raciale et néocolonialisme".

Pendant près de 400 ans, entre le XVIe siècle et la fin du XIXe siècle, plus de 15 millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont été victimes de la traite transatlantique des esclaves, selon les chiffres de l'ONU.

Organisé par les Européens, ce commerce a déporté des Africains des rivages de l'Afrique occidentale vers le continent américain, où ils étaient contraints de travailler comme esclaves dans les plantations des colons européens. Plusieurs millions d'Africains sont aussi morts en chemin.

Pendant cette période, "l'être humain n'a aucun droit, il n'existe pas" et donc on peut "le détruire (...) comme un animal", a décrit l'historien ghanéen Kwaku Darko Ankrah.

"Les esclaves travaillaient dans ces plantations du lever au coucher du soleil. Et les conditions dans lesquelles ils travaillaient constituaient un crime odieux contre l'humanité", a abondé l'universitaire Obadele Bakari Kambon.

- Réparation -

A Cotonou, Ousmane Aledji, expert culturel, se félicite également: "Ce vote nous autorise à nommer les choses sans craindre des représailles. La prochaine étape sera, je l'espère, un appel décomplexé à la réparation".

La résolution de l'ONU, qui met l'accent sur la traite transatlantique, fait abstraction des autres types de traite humaine qui existait aussi à cette époque sur le continent: la traite des esclaves dans l'océan Indien aurait concerné, selon les historiens, près de 17 millions de personnes entre le Xe et le XIXe siècle, tandis que la traite orientale et transsaharienne (vers la péninsule arabique, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient) aurait fait de huit à 12 millions de victimes entre le VIIe et le XXe siècle.

La question des réparations et d'éventuelles compensations aux descendants des victimes de la traite n'a pas été tranchée par la résolution de l'ONU, qui se contente d'"encourager" les États membres "à soutenir les initiatives visant à instaurer une justice réparatrice".

"Qui va payer pour tous les désagréments que cela a dû causer ? L'Afrique a subi malheureusement les deux plus grands fléaux de l'histoire : l'esclavage et la colonisation", a lancé le Béninois Franck Ogou, directeur de l'école du patrimoine africain de Porto-Novo.

Un avis partagé par sa compatriote Larissa Adjivon, entrepreneuse de 42 ans, qui a affirmé se sentir à la fois "soulagée" et "frustrée": "Reconnaître, c’est bien, mais cela doit être suivi d’actions concrètes. On parle souvent de réparation ou de restitution. Pour moi, la vraie question est : qu’est-ce que cela change aujourd’hui pour l’Afrique ?"

- Rapatriement -

Pour Obadele Bakari Kambon, Afro-américain qui a obtenu la citoyenneté ghanéenne en 2016, "la guérison passe par le rapatriement".

Il prône, dans le sillage des autorités ghanéennes, le "retour" des descendants d'esclaves arrachés à l'Afrique.

Le Ghana s'est positionné comme une porte d'entrée pour le retour de la diaspora depuis le lancement de l'initiative "Year of Return" ("Année du retour") en 2019, qui commémorait les 400 ans depuis que les Africains réduits en esclavage ont été emmenés pour la première fois en Amérique du Nord.

Ces dernières années, plus de 1.000 membres de la diaspora africaine ont obtenu la citoyenneté ghanéenne.

Depuis la fin de l'année dernière, le Bénin a également lancé une plateforme qui permet aux afro-descendants de demander la nationalité béninoise pour 100 dollars (86,70 euros).

W.Lane--TFWP