The Fort Worth Press - Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement

USD -
AED 3.672497
AFN 64.999709
ALL 81.925001
AMD 362.820272
ANG 1.790365
AOA 917.000186
ARS 1524.861701
AUD 1.444492
AWG 1.8
AZN 1.703007
BAM 1.733158
BBD 2.015756
BDT 123.052656
BGN 1.683441
BHD 0.37702
BIF 2995
BMD 1
BND 1.281424
BOB 12.054428
BRL 5.223901
BSD 1.000833
BTN 96.45446
BWP 14.158233
BYN 3.014683
BYR 19600
BZD 2.012832
CAD 1.42233
CDF 2310.000104
CHF 0.83069
CLF 0.024862
CLP 981.710243
CNY 6.7046
CNH 6.715665
COP 3320.28
CRC 457.240078
CUC 1
CUP 24.018396
CVE 97.712812
CZK 21.755502
DJF 177.71965
DKK 6.64769
DOP 59.64979
DZD 133.648678
EGP 52.318049
ERN 15
ETB 163.475001
EUR 0.88926
FJD 2.253795
FKP 0.753812
GBP 0.757875
GEL 2.595035
GGP 0.753812
GHS 11.715029
GIP 0.753812
GMD 73.491746
GNF 8755.000124
GTQ 7.645479
GYD 209.346324
HKD 7.84635
HNL 26.865513
HRK 6.699102
HTG 130.978015
HUF 327.939496
IDR 17958.8
ILS 3.086098
IMP 0.753812
INR 96.22505
IQD 1310
IRR 1746539.000348
ISK 121.839922
JEP 0.753812
JMD 157.630753
JOD 0.709009
JPY 157.8335
KES 129.641813
KGS 87.446993
KHR 4053.132006
KMF 434.999674
KPW 900.000318
KRW 1363.01501
KWD 0.30884
KYD 0.834057
KZT 443.471634
LAK 22442.975382
LBP 89622.18589
LKR 330.728128
LRD 171.587828
LSL 16.694995
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411393
MAD 9.760381
MDL 17.819861
MGA 4419.297095
MKD 54.774475
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.089432
MRU 40.068766
MUR 47.819926
MVR 15.460582
MWK 1735.373872
MXN 18.32054
MYR 4.087902
MZN 63.900301
NAD 16.694969
NGN 1328.219955
NIO 36.828953
NOK 9.635797
NPR 154.325085
NZD 1.78729
OMR 0.384504
PAB 1.000833
PEN 3.453202
PGK 4.464491
PHP 62.80896
PKR 277.237331
PLN 3.89284
PYG 5831.841625
QAR 3.648069
RON 4.752499
RSD 104.515987
RUB 83.373869
RWF 1476.791379
SAR 3.756193
SBD 8.064852
SCR 13.772623
SDG 601.499925
SEK 10.046905
SGD 1.28053
SHP 0.754575
SLE 24.598405
SLL 20969.491881
SOS 571.929887
SRD 37.672496
STD 20697.981008
STN 21.711004
SVC 8.757067
SYP 13002.000254
SZL 16.695005
THB 33.671971
TJS 9.217388
TMT 3.51
TND 2.997019
TOP 2.40776
TRY 49.112398
TTD 6.789784
TWD 31.899898
TZS 2635.002977
UAH 44.939475
UGX 3973.556883
UYU 40.28499
UZS 11829.395814
VES 859.10005
VND 25982
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 583.316537
XAG 0.016397
XAU 0.000239497152
XCD 2.70255
XCG 1.803617
XDR 0.707052
XOF 583.316537
XPF 105.684789
YER 236.374995
ZAR 16.714265
ZMK 9001.200605
ZMW 19.680804
ZWL 321.999592
SSP 5712.591897
MXV 2.073391
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement
Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement / Photo: © AFP

Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement

Une jungle exubérante engloutit la cour du ministère des Finances, jonchée de voitures brûlées, de débris de vitres et de meubles cassés. Sur les façades de brique rouge héritées des colons britanniques qui ont fondé la capitale du Soudan, les lianes prospèrent.

Taille du texte:

"Le terrain n'a pas été déminé", avertit un des gardes du bâtiment, situé à Khartoum dans une zone classée rouge par le service anti-mines des Nations unies (UNMAS).

Alors que des affrontements se poursuivent dans la région voisine du Kordofan, le Premier ministre Kamel Idris a récemment annoncé le retour du gouvernement pro-armée dans la capitale après près de trois années d'exil à Port-Soudan, à plus de 700 km au nord-est.

Il multiplie depuis les visites de chantiers et les promesses de retour rapide à la normale.

Ainsi, bien que le siège de la Banque centrale se résume à une carcasse noircie aux vitres explosées, sa direction a annoncé cette semaine, sans autre détail, la reprise de ses activités dans l'Etat de Khartoum, selon l'agence officielle Suna.

Les rues de la capitale ont été déblayées et de rares grues se dressent ça et là, dans la ville ravagée par les combats entre les paramilitaires du Front de soutien rapide (FSR) et l'armée, qui a fini par reprendre le contrôle en mars dernier.

Auparavant alliés, les deux camps se livrent une lutte acharnée pour le pouvoir et la guerre a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2023.

Dans le quartier gouvernemental, le secrétariat général et la présidence du cabinet ont été rénovés, mais de nombreux bâtiments, criblés de balles, restent à l'abandon.

- Quartier vide -

Sur le trottoir défoncé d'un carrefour en ruine, une vendeuse a déployé des tabourets à l'ombre d'un grand arbre et propose aux passants thé ou café. Rentrée du sud où elle s'était réfugiée, Halim Ishaq a repris sa place "depuis deux semaines".

"Les affaires ne sont pas bonnes, le quartier reste vide", déplore cette mère de 52 ans qui parvient tout juste à gagner 4 à 5.000 livres soudanaises quotidiennement (moins de deux euros), soit trois fois moins qu'avant la guerre.

Comme elle, plus du tiers des neuf millions d'habitants de Khartoum ont fui quand les FSR l'ont prise au printemps 2023. Plus d'un million sont revenus depuis le retour de l'armée.

La population est surtout masculine: les hommes sont revenus travailler, laissant leur famille à distance.

"On vend peu, les gens n'ont pas d'argent et les grandes sociétés ne sont pas encore revenues", déplore Abdellah Ahmed, vitrier.

L'aéroport international, rénové, reste fermé depuis une frappe de drones des FSR en septembre peu avant l'inauguration officielle, signe de la fragilité de la situation.

Le "Grand Hôtel", qui se flatte d'avoir accueilli en son temps la reine d'Angleterre Elizabeth II, espère recevoir ses premiers clients mi-février, selon son gérant. Le grand lobby et ses lustres de cristal ont été épargnés, contrairement à l'arrière du bâtiment néo-classique rénové à la fin des années 2000, à l'époque où l'argent du pétrole coulait à flot.

A l'horizon, la tour de la Greater Nile Petroleum Company, l'un des symboles du temps où Khartoum se rêvait en Dubaï de l'Afrique, se réduit à un squelette calciné. Pendant la guerre, le pays a perdu la moitié de ses revenus pétroliers, déjà amputés aux trois quarts après la sécession du Soudan du Sud, en 2011.

"Beaucoup de commerçants ne reviennent pas car les grandes sociétés qui les fournissaient leur demandent de l'argent" pour rembourser les stocks détruits, explique Osman Nadir, 40 ans, un vendeur d'électroménager lui même visé par des poursuites judiciaires.

De l'avis général, la priorité reste de restaurer l'eau et d'électricité, et d'assurer pleinement la sécurité.

- Rues obscures -

Quand la nuit tombe, "les rues sont obscures, désertes, on ne sent pas en sécurité", confie Taghrid Awad al-Rim Saïd, une interne en médecine de 26 ans. "Autrefois, je pouvais sortir avec mes amies, je voudrais retrouver ma vie sociale, comme avant".

"Comme avant et même mieux qu'avant!", espère l'ancien directeur du Théâtre national, Abdel Rafea Hassan Bakhit, un retraité engagé dans la réparation du bâtiment, où des bénévoles restaurent la scène aux rideaux poussiéreux qui vit passer de grands noms comme Oum Khaltoum ou Louis Armstrong.

Ces dernières semaines, les visites officielles se succèdent en ville, avec à chaque fois des promesses d'aide.

L'ONU estime à environ 350 millions de dollars la réhabilitation des infrastructures.

Dans les gradins rouges et jaunes du stade Al-Merreikh, surnommé "le château rouge", des ouvriers s'affairent à arracher des arbustes envahissants. Le terrain de football a été nivelé, deux engins de chantier sommeillent dans la cour.

Dans le hall, quelques photographies poussiéreuses ont échappé aux pillages. Le dernier match s'est joué une semaine avant la guerre. Depuis, le club, un des plus anciens d’Afrique, joue en première ligue au Rwanda.

L.Rodriguez--TFWP