The Fort Worth Press - Le parquet de Paris enquête sur une possible "promotion du suicide" par TikTok

USD -
AED 3.672503
AFN 66.499539
ALL 82.259415
AMD 364.827474
AOA 916.999854
ARS 1496.490979
AUD 1.427776
AWG 1.8
AZN 1.701015
BAM 1.715215
BBD 2.010647
BDT 123.138042
BHD 0.376482
BIF 2982.272287
BMD 1
BND 1.288591
BOB 11.086019
BRL 5.086101
BSD 0.99825
BTN 96.347811
BWP 13.789414
BYN 2.863369
BYR 19600
BZD 2.007752
CAD 1.40915
CDF 2259.999864
CHF 0.81469
CLF 0.024099
CLP 948.45027
CNY 6.772097
CNH 6.76851
COP 3218.65
CRC 454.268413
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.700357
CZK 21.13965
DJF 177.763356
DKK 6.55173
DOP 58.134079
DZD 133.340055
EGP 51.337497
ERN 15
ETB 161.122867
EUR 0.87641
FJD 2.22575
FKP 0.7506
GBP 0.748695
GEL 2.624977
GGP 0.7506
GHS 11.60948
GIP 0.7506
GMD 73.999919
GNF 8758.067911
GTQ 7.615774
GYD 208.853128
HKD 7.84235
HNL 26.737818
HRK 6.605802
HTG 130.516568
HUF 314.736499
IDR 17992
ILS 3.037355
IMP 0.7506
INR 96.20345
IQD 1307.766177
IRR 1375000.000258
ISK 125.339848
JEP 0.7506
JMD 158.33622
JOD 0.708968
JPY 163.564993
KES 129.539934
KGS 87.450023
KHR 4036.603921
KMF 434.000316
KRW 1465.734987
KWD 0.310097
KYD 0.831912
KZT 474.652822
LAK 22604.394592
LBP 89395.710646
LKR 335.474648
LRD 180.684484
LSL 16.861256
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.387905
MAD 9.348622
MDL 17.644144
MGA 4423.416747
MKD 53.981432
MMK 2099.999271
MNT 3593.996389
MOP 8.063652
MRU 39.842322
MUR 47.339617
MVR 15.449551
MWK 1730.955586
MXN 17.427042
MYR 4.085499
MZN 63.886694
NAD 16.861256
NGN 1364.659529
NIO 36.735302
NOK 9.57714
NPR 154.153969
NZD 1.72341
OMR 0.384433
PAB 0.998277
PEN 3.39728
PGK 4.465413
PHP 61.735007
PKR 277.289035
PLN 3.778425
PYG 6035.359736
QAR 3.629156
RON 4.583497
RSD 102.883032
RUB 77.801353
RWF 1470.935153
SAR 3.747588
SBD 8.081105
SCR 13.464642
SDG 600.497294
SEK 9.666825
SGD 1.289655
SLE 24.224989
SOS 570.466414
SRD 37.792499
STD 20697.981008
STN 21.485197
SVC 8.734812
SZL 16.858795
THB 33.523983
TJS 9.209007
TMT 3.5
TND 2.958961
TRY 47.352901
TTD 6.782634
TWD 32.33703
TZS 2634.997967
UAH 44.73702
UGX 3763.127316
UYU 40.086821
UZS 12081.40213
VES 741.301398
VND 26315
VUV 118.673107
WST 2.75632
XAF 575.252018
XAG 0.016817
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.799143
XDR 0.715429
XOF 575.259585
XPF 104.589723
YER 238.550295
ZAR 16.696115
ZMK 9001.201776
ZMW 18.492826
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Le parquet de Paris enquête sur une possible "promotion du suicide" par TikTok
Le parquet de Paris enquête sur une possible "promotion du suicide" par TikTok / Photo: © AFP/Archives

Le parquet de Paris enquête sur une possible "promotion du suicide" par TikTok

TikTok fait-il la promotion du suicide ? Le parquet de Paris a ouvert une enquête, après le signalement du député Arthur Delaporte (PS), président d'une commission d'enquête parlementaire qui dénonçait l'influence néfaste chez les plus vulnérables de l'algorithme de la plateforme, ultrapopulaire chez les jeunes.

Taille du texte:

Un "océan de contenus néfastes", de la violence "sous toutes ses formes", condamnait en septembre la rapporteure de cette commission Laure Miller (EPR) en conférence de presse.

Le président de cette commission Arthur Delaporte estimait à l'époque que "TikTok a délibérément mis en danger la santé, la vie de ses utilisateurs". Le député avait saisi le 11 septembre la procureure de Paris.

Ce signalement dénonce "notamment" ce qui est "considéré comme une modération insuffisante de TikTok, sa facilité d'accès par des mineurs, son algorithme élaboré susceptible de pousser les personnes vulnérables vers le suicide en les enfermant très rapidement dans une boucle de contenu dédié", a synthétisé la procureure dans un communiqué mardi.

Une enquête préliminaire a été confiée à la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la préfecture de police de Paris, a précisé Laure Beccuau.

Arthur Delaporte salue dans un communiqué "l'ouverture de cette enquête, indispensable pour approfondir et potentiellement sanctionner les multiples défaillances de la plateforme".

- "Business du sordide" -

Les investigations de la BL2C portent sur plusieurs infractions possibles. Il y a dans le collimateur des enquêteurs la "propagande en faveur de produit, objet ou méthode préconisés comme moyens de se donner la mort", délit faisant encourir la peine de 3 ans d'emprisonnement et une amende de 45.000 euros, selon la procureure.

Sont aussi visées la "fourniture de plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée" (10 ans d'emprisonnement et une amende de 1 million d'euros encourus) et l'"altération du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée" (10 ans d'emprisonnement et une amende de 300.000 euros encourus).

Les investigations concernent donc notamment "l'édition de contenus consistants notamment à la promotion du suicide", développe Laure Beccuau.

Dans une réaction à l'AFP en septembre, TikTok avait "catégoriquement" rejeté "la présentation trompeuse" de la commission, "qui cherche à faire de notre entreprise un bouc émissaire face à des enjeux qui concernent l'ensemble du secteur et de la société".

La "modération y demeure largement insuffisante, tout comme le contrôle de l'âge des utilisateurs", insiste mardi Arthur Delaporte. "Pire, (TikTok) encourage la croissance de son business du sordide en multipliant les outils pour maintenir captifs les utilisateurs", met-il en avant.

- "Contenus dangereux" -

"Chargé, avec Stéphane Vojetta (Renaissance), d'une mission par le gouvernement sur les enjeux émergents du numérique, nous rendrons nos conclusions au début du mois de décembre", ajoute-t-il.

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris s'est appuyée pour lancer l'enquête sur l'analyse de la commission d'enquête parlementaire, ainsi que sur différents rapports sur la plateforme. Un rapport du Sénat en 2023 a ainsi "souligné un risque en matière de liberté d'expression, de collecte des données, et d'algorithmes offensifs dans la consultation de contenus dangereux", rappelle Mme Beccuau.

Celui d'Amnesty International en 2023 a alerté "sur les dangers de l'algorithme, jugé addictif et faisant courir des risques de passages à l'acte auto agressif chez les jeunes", déroule la procureure de Paris. Le rapport de Viginum (service de l'État luttant contre les ingérences numériques étrangères) en février 2025 a fait état "d'un risque critique de manipulation de l'opinion publique notamment dans un contexte électoral", pointe encore Mme Beccuau.

Le parquet travaille en coopération étroite avec les différents services de l'Etat impliqués sur ces sujets, "notamment l'Arcom (régulateur de l'audiovisuel et du numérique) et Viginum".

Laure Miller, rapporteure de la commission d'enquête parlementaire, préconisait en septembre d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et un "couvre-feu numérique" pour les 15-18 ans.

"Il est temps que les réseaux sociaux proposent une offre distincte pour les mineurs. Et avec vérification d'âge. Et donc qu'ils renoncent à leur modèle économique d'enfermement algorithmique lorsqu'ils s'adressent aux adolescents", a réagi Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance.

H.M.Hernandez--TFWP