The Fort Worth Press - Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice

USD -
AED 3.672495
AFN 65.000255
ALL 81.124072
AMD 366.291451
AOA 917.000253
ARS 1494.0412
AUD 1.4251
AWG 1.8025
AZN 1.701874
BAM 1.70003
BBD 2.017193
BDT 123.673345
BHD 0.377673
BIF 2963.14003
BMD 1
BND 1.284471
BOB 12.19349
BRL 5.089096
BSD 1.001521
BTN 95.437438
BWP 13.621508
BYN 2.927698
BYR 19600
BZD 2.014325
CAD 1.40616
CDF 2261.99999
CHF 0.810295
CLF 0.023427
CLP 925.00994
CNY 6.752603
CNH 6.75395
COP 3244.53
CRC 454.946478
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.845104
CZK 21.03655
DJF 178.347603
DKK 6.496575
DOP 58.098247
DZD 132.998996
EGP 50.248398
ERN 15
ETB 161.652202
EUR 0.86906
FJD 2.216401
FKP 0.744372
GBP 0.744815
GEL 2.609989
GGP 0.744372
GHS 11.703247
GIP 0.744372
GMD 73.999885
GNF 8794.819418
GTQ 7.641358
GYD 209.865705
HKD 7.84279
HNL 26.844798
HRK 6.548203
HTG 130.950467
HUF 316.09296
IDR 18029
ILS 3.042204
IMP 0.744372
INR 95.33405
IQD 1311.99694
IRR 1375249.999812
ISK 123.410291
JEP 0.744372
JMD 158.648894
JOD 0.70901
JPY 157.711992
KES 129.349727
KGS 87.44996
KHR 4047.164768
KMF 427.999749
KRW 1431.929804
KWD 0.309497
KYD 0.834623
KZT 475.088226
LAK 22652.005737
LBP 89690.906246
LKR 336.268417
LRD 180.781433
LSL 16.517624
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.383589
MAD 9.338433
MDL 17.48707
MGA 4266.101098
MKD 53.479073
MMK 2099.666537
MNT 3584.299321
MOP 8.089981
MRU 40.111607
MUR 47.039692
MVR 15.450309
MWK 1736.689078
MXN 17.304503
MYR 4.094895
MZN 63.900532
NAD 16.51748
NGN 1364.560404
NIO 36.855144
NOK 9.533355
NPR 152.698257
NZD 1.704865
OMR 0.384497
PAB 1.001521
PEN 3.382676
PGK 4.419952
PHP 61.194024
PKR 278.10102
PLN 3.74745
PYG 5974.184015
QAR 3.651093
RON 4.558969
RSD 102.007005
RUB 80.401721
RWF 1468.710478
SAR 3.744129
SBD 8.071156
SCR 14.720142
SDG 600.000203
SEK 9.562545
SGD 1.283165
SLE 24.450199
SOS 572.377256
SRD 37.806026
STD 20697.981008
STN 21.295737
SVC 8.763451
SZL 16.520348
THB 33.427501
TJS 9.24925
TMT 3.5
TND 2.938937
TRY 47.554985
TTD 6.791197
TWD 32.3921
TZS 2645.503008
UAH 44.925139
UGX 3748.09857
UYU 40.27989
UZS 12008.240182
VES 747.851402
VND 26281.5
VUV 119.143808
WST 2.732216
XAF 570.166846
XAG 0.016917
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.805017
XDR 0.709108
XOF 570.17428
XPF 103.662883
YER 238.419847
ZAR 16.510465
ZMK 9001.200846
ZMW 18.822036
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.9300

    1111.15

    +0.81%

  • BEL20

    43.0700

    5710.3

    +0.76%

  • PX1

    31.0100

    8644.84

    +0.36%

  • ISEQ

    -8.2300

    13708.11

    -0.06%

  • OSEBX

    12.7500

    2035.96

    +0.63%

  • PSI20

    20.1800

    9192.24

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    15.0200

    4306.57

    +0.35%

Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice
Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice / Photo: © BRAZILIAN NAVY/AFP/Archives

Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice

Air France et Airbus sont-ils responsables d'homicides involontaires dans l'affaire du crash de l'avion qui reliait Rio à Paris? Seize ans après cet accident qui a fait 228 morts, la compagnie et le constructeur, relaxés en première instance, sont jugés à partir de lundi en appel pour deux mois.

Taille du texte:

Le 1er juin 2009, l'Airbus parti de Rio de Janeiro pour Paris (vol AF447) s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des personnes de 33 nationalités, parmi lesquelles 72 Français et 58 Brésiliens.

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

Pour cet accident aérien, passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion et flottant au milieu de l'océan Atlantique, les deux entreprises sont jugées jusqu'au 27 novembre par la cour d'appel de Paris. Elles encourent jusqu'à 225.000 euros d'amende.

Le 17 avril 2023, après deux mois de débats hautement techniques hachés de moments d'émotion lors des auditions des familles endeuillées, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile.

Il a considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises.

Alors que le ministère public avait requis à l'audience la relaxe des deux entreprises, le parquet général a tout de même fait appel du jugement, "afin de donner leur plein effet aux voies de recours prévues par la loi et soumettre l'affaire à un second degré de juridiction".

Sur les 489 parties civiles constituées lors du procès de première instance, 281 se sont jointes à l'appel dans ce dossier aux 20.000 cotes de procédure s'étalant sur 105 tomes.

"Certaines se sont lassées, ont lâché la rampe, pour essayer de tourner la page. D'autres sont toujours extrêmement combatives et veulent absolument que justice soit rendue et que la vérité soit clairement dite au plan judiciaire", a déclaré à l'AFP Me Alain Jakubowicz, avocat de nombreuses parties civiles.

- Givrage de sondes -

Le transporteur Air France est poursuivi pour ne pas avoir mis en oeuvre une formation de pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot, qui mesurent à l'extérieur de l'avion la vitesse de l'appareil, et procédé à une information suffisante des équipages.

La compagnie "continuera à démontrer, désormais devant la cour d'appel, qu'Air France n'a pas commis de faute pénale à l'origine de cet accident", a-t-elle indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP.

Quant au constructeur aéronautique européen Airbus, la justice lui reproche d'avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques et de n'avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d'urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées, ce que le constructeur conteste également.

"Airbus apportera sa pleine contribution au procès en appel (...), afin de continuer à éclairer la compréhension de ce tragique accident, en accord avec l'engagement total de la société en matière de sécurité des vols", a-t-il dit dans un communiqué.

Les premiers débris de l'avion et des corps ont été retrouvés dans les jours suivant le crash. Mais l'épave n'a été localisée que deux ans plus tard, après de longues recherches, à 3.900 mètres de profondeur.

Déstabilisé par les conséquences de la panne des sondes, l'un des copilotes a adopté une trajectoire ascendante et, dans l'incompréhension, les trois pilotes n'ont pas réussi à reprendre le contrôle de l'avion, qui a décroché et heurté l'océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

Selon le calendrier prévisionnel, le premier mois du procès sera consacré à des auditions de témoins et d'experts. Les représentants d'Airbus et Air France devraient être interrogés à partir du 27 octobre.

D.Ford--TFWP