The Fort Worth Press - ArcelorMittal: 600 suppressions de postes en France, jusqu'à 1.400 postes européens transférés en Inde

USD -
AED 3.672943
AFN 64.000326
ALL 82.035026
AMD 362.139729
ANG 1.790365
AOA 918.000266
ARS 1520.470702
AUD 1.43196
AWG 1.8025
AZN 1.698331
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.37705
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.981697
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42071
CDF 2317.503157
CHF 0.831603
CLF 0.024654
CLP 973.47017
CNY 6.704595
CNH 6.702125
COP 3241.06
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 98.050111
CZK 21.676699
DJF 177.719782
DKK 6.639296
DOP 60.349821
DZD 134.495033
EGP 52.273195
ERN 15
ETB 161.01991
EUR 0.888205
FJD 2.24625
FKP 0.756613
GBP 0.753585
GEL 2.594966
GGP 0.756613
GHS 11.780427
GIP 0.756613
GMD 73.999752
GNF 8749.999755
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84765
HNL 26.829841
HRK 6.691024
HTG 130.793628
HUF 324.343026
IDR 17850.7
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.38985
IQD 1310
IRR 1732149.999942
ISK 121.880015
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709004
JPY 158.145988
KES 129.870159
KGS 87.450262
KHR 4062.501624
KMF 437.999686
KPW 900.000318
KRW 1337.639747
KWD 0.30951
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22480.000367
LBP 89600.000124
LKR 330.203262
LRD 170.999807
LSL 16.530079
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430021
MAD 9.967497
MDL 17.823955
MGA 4450.000243
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 40.074979
MUR 47.480475
MVR 15.375031
MWK 1741.999668
MXN 17.97225
MYR 4.087198
MZN 63.909987
NAD 16.629832
NGN 1324.96998
NIO 36.670321
NOK 9.53157
NPR 154.011674
NZD 1.77926
OMR 0.384449
PAB 0.998801
PEN 3.446503
PGK 4.452984
PHP 62.7545
PKR 276.949574
PLN 3.88257
PYG 5851.782097
QAR 3.643696
RON 4.7503
RSD 104.309632
RUB 84.737179
RWF 1474
SAR 3.74687
SBD 8.058541
SCR 14.017152
SDG 601.500081
SEK 9.997655
SGD 1.27765
SHP 0.75643
SLE 24.649627
SLL 20969.491881
SOS 571.502996
SRD 37.649818
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.62987
THB 33.590338
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.994498
TOP 2.40776
TRY 49.179899
TTD 6.770431
TWD 31.795799
TZS 2630.002996
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11790.000204
VES 870.279502
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.624287
XAG 0.016297
XAU 0.000240144183
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.624287
XPF 106.650057
YER 236.249602
ZAR 16.523703
ZMK 9001.20521
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.031747
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

ArcelorMittal: 600 suppressions de postes en France, jusqu'à 1.400 postes européens transférés en Inde
ArcelorMittal: 600 suppressions de postes en France, jusqu'à 1.400 postes européens transférés en Inde / Photo: © AFP/Archives

ArcelorMittal: 600 suppressions de postes en France, jusqu'à 1.400 postes européens transférés en Inde

"Un coup de massue": dans une sidérurgie européenne en crise, ArcelorMittal a annoncé mercredi envisager quelque 600 suppressions de postes dans le nord de la France, touchant les fonctions support délocalisées de l'Europe vers l'Inde, mais aussi la production, à la grande surprise des syndicats.

Taille du texte:

Aux prises avec une crise historique de l'acier en Europe, le deuxième sidérurgiste mondial avait déjà annoncé en février qu'il envisageait la délocalisation de certaines de ses activités européennes marketing, commercial ou informatique vers l'Inde.

Il a d'ailleurs officialisé un chiffre mercredi devant les syndicats lors d'un comité de groupe européen qui s'est tenu à Luxembourg: au total en Europe occidentale, "entre 1.250 et 1.400 postes" dans les fonctions non directement liées à la production d'acier seront transférés en Inde ou en Pologne pour faire des économies, ont indiqué deux sources syndicales -non démenties par la direction- à l'issue de la réunion.

En France, où se tenait en même temps un CSE extraordinaire portant sur sept usines du nord du pays, le bilan social est plus lourd que prévu.

Outre 210 à 260 postes support délocalisés, le groupe prévoit aussi de réduire la voilure de la production, avec quelque 400 postes de production supprimés dans les sept usines, soit plus de 600 postes français menacés.

Le projet concerne les usines de Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire, qui emploient au total quelque 7.100 salariés.

"C'est un coup de massue parce que ça, on ne s'y attendait pas du tout. Ils ont profité de la réunion d'aujourd'hui, où on devait parler des fonctions de support, pour venir nous annoncer ça!", a lancé Jean-Marc Vecrin, représentant national CFDT à l'AFP.

- "tsunami industriel et social" -

"Si on veut tuer une entreprise, on ne peut pas faire mieux" a réagi, amer, Gaëtan Lecocq, le secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Dunkerque, selon lequel 180 postes pourraient être touchés à Dunkerque.

Ce projet, "incohérent" et "incompréhensible", va "déstabiliser des services stratégiques" et aussi "mettre en danger les salariés de l'usine et le territoire du Dunkerquois", car il touchera notamment des salariés chargés de la sûreté du site industriel, a-t-il ajouté.

Selon lui, le "but de l'entreprise" est de "saboter l'outil industriel", pour "fermer" et "délocaliser en Inde et au Brésil". "Si Arcelor tombe, c'est l'ensemble de l'industrie du nord de la France qui va tomber", dit-il: un "tsunami industriel et social".

Même inquiétude chez le secrétaire du comité d'entreprise européen Jean-Luc Ruffin (CGT): "On commence par délocaliser les fonctions de support et demain, ce sera la production qui sera délocalisée", s'est-il inquiété.

De son côté, l'entreprise évoque une "décision difficile à prendre" dans un "contexte global difficile depuis plusieurs années pour l'industrie de l'acier en Europe".

"Il est trop tôt pour chiffrer le nombre de personnes concernées" par le plan d'économie, "il découlera d'un processus d'orientation-consultation qui commencera la semaine prochaine avec les organisations syndicales, il y aura notamment des opportunités de reclassement à l'intérieur du groupe", a dit Bruno Ribo, le nouveau directeur général d'ArcelorMittal France, entité en charge du nord du pays.

Selon M. Ribo, ces annonces ne devraient pas remettre en cause les projets d'investissement massif du groupe dans la décarbonation du site de Dunkerque, dont l'annonce a pour le moment été suspendue en raison de la crise.

"C'est la restauration de notre compétitivité qui doit nous aider à finaliser la décision d'investissement", a-t-il assuré à l'AFP.

Le ministre de l'Industrie Marc Ferracci en déplacement dans l'Eure-et-Loir a aussi voulu croire à cette annonce prochaine d'investissement tant attendue, en rappelant à la presse l'aide de 850 millions d'euros promise par l'Etat à ArcelorMittal pour son projet de 1,8 milliard, à condition qu'il passe à l'acte.

"Nous travaillons étroitement avec la direction d'Arcelor à ce que ces projets se concrétisent dans les prochains mois", a ajouté M. Ferracci.

Mais des responsables politiques, à gauche comme à droite, ont dénoncé l'attitude et l'ambigüité du groupe.

"Il est temps que le groupe nous dise quand ces investissements se feront. ils sont la seule garantie que l'acier continuera à être produit chez nous" a ainsi déclaré Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts de France sur X.

"Ou il s'engage à investir en France, à transformer ses hauts fourneaux, ou il faut nationaliser ces entreprises" a lancé pour sa part Fabien Roussel (PCF) en estimant que "la guerre de l'acier est lancée".

L.Davila--TFWP