The Fort Worth Press - La sardine en boîte mise à mal par le changement climatique

USD -
AED 3.672943
AFN 64.000326
ALL 82.035026
AMD 362.139729
ANG 1.790365
AOA 918.000266
ARS 1520.470702
AUD 1.43196
AWG 1.8025
AZN 1.698331
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.37705
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.981697
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42071
CDF 2317.503157
CHF 0.831603
CLF 0.024654
CLP 973.47017
CNY 6.704595
CNH 6.702125
COP 3241.06
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 98.050111
CZK 21.676699
DJF 177.719782
DKK 6.639296
DOP 60.349821
DZD 134.495033
EGP 52.273195
ERN 15
ETB 161.01991
EUR 0.888205
FJD 2.24625
FKP 0.756613
GBP 0.753585
GEL 2.594966
GGP 0.756613
GHS 11.780427
GIP 0.756613
GMD 73.999752
GNF 8749.999755
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84765
HNL 26.829841
HRK 6.691024
HTG 130.793628
HUF 324.343026
IDR 17850.7
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.38985
IQD 1310
IRR 1732149.999942
ISK 121.880015
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709004
JPY 158.145988
KES 129.870159
KGS 87.450262
KHR 4062.501624
KMF 437.999686
KPW 900.000318
KRW 1337.639747
KWD 0.30951
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22480.000367
LBP 89600.000124
LKR 330.203262
LRD 170.999807
LSL 16.530079
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430021
MAD 9.967497
MDL 17.823955
MGA 4450.000243
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 40.074979
MUR 47.480475
MVR 15.375031
MWK 1741.999668
MXN 17.97225
MYR 4.087198
MZN 63.909987
NAD 16.629832
NGN 1324.96998
NIO 36.670321
NOK 9.53157
NPR 154.011674
NZD 1.77926
OMR 0.384449
PAB 0.998801
PEN 3.446503
PGK 4.452984
PHP 62.7545
PKR 276.949574
PLN 3.88257
PYG 5851.782097
QAR 3.643696
RON 4.7503
RSD 104.309632
RUB 84.737179
RWF 1474
SAR 3.74687
SBD 8.058541
SCR 14.017152
SDG 601.500081
SEK 9.997655
SGD 1.27765
SHP 0.75643
SLE 24.649627
SLL 20969.491881
SOS 571.502996
SRD 37.649818
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.62987
THB 33.590338
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.994498
TOP 2.40776
TRY 49.179899
TTD 6.770431
TWD 31.795799
TZS 2630.002996
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11790.000204
VES 870.279502
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.624287
XAG 0.016297
XAU 0.000240144183
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.624287
XPF 106.650057
YER 236.249602
ZAR 16.523703
ZMK 9001.20521
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.031747
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La sardine en boîte mise à mal par le changement climatique
La sardine en boîte mise à mal par le changement climatique / Photo: © AFP

La sardine en boîte mise à mal par le changement climatique

On la trouve dans tous les placards de cuisine. La sardine en boîte serait-elle la prochaine victime du réchauffement climatique? Sa taille réduite et sa moindre abondance mettent au défi les conserveries bretonnes.

Taille du texte:

"La difficulté d'un poisson petit, c'est que ça a un impact immédiat sur notre productivité", décrit Caroline Hilliet Le Branchu, PDG de la Belle-Iloise. "Il faut plus de temps pour fabriquer une boîte."

L'an dernier, la célèbre conserverie de Quiberon (Morbihan), qui ne travaille que du poisson frais, n'a ainsi pas pu fabriquer suffisamment de boîtes pour satisfaire l'appétit de ses clients.

Résultat: "jusqu'à mi-juillet, il y a quelques références qui vont être en rupture", explique la dirigeante.

La faute à une pêche particulièrement calamiteuse en 2024 sur les côtes bretonnes. Mais le phénomène le plus étonnant reste la réduction de la taille, et donc du poids, de la sardine, qui s'est réduit de 50% en 15 ans, à âge égal, selon l'Ifremer.

Or, une sardine plus petite, "quand on travaille à la main, à la fois pour l'étripage et la mise en boîte, c'est deux fois plus de main d’œuvre", a souligné Jean-François Feillet, directeur qualité-sécurité-environnement de la conserverie Chancerelle, lors d'un colloque à Brest.

- Le zooplancton, suspect n°1 -

Déjà observé chez la sardine de Méditerranée, dont la pêcherie s'est effondrée dans les années 2000-2010, cette diminution de taille serait due au réchauffement climatique, qui affecte le zooplancton dont se nourrissent les poissons.

Au sein du zooplancton, les scientifiques ont ainsi observé une augmentation de la proportion de petits copépodes (des petits crustacés) tandis que celle des gros a diminué.

La sardine doit ainsi déployer plus d'efforts pour se nourrir de petites proies, de moins bonne qualité, dans un océan plus chaud et moins oxygéné, ce qui lui réclame des besoins énergétiques plus élevés.

"Généralement, quand on a une augmentation de la température dans les écosystèmes, ça va avec des tailles d'organismes plus petites", résume Martin Huret, chercheur en halieutique à l'Ifremer.

Cette tendance, liée au réchauffement climatique, "est partie pour durer", ajoute Mathieu Doray, lui aussi chercheur à l'Ifremer: "ce qu'on anticipe, au mieux, c'est une stabilisation de la taille et du poids."

- Une pêche moins fructueuse -

A ce problème de taille, s'ajoute celui d'une ressource en berne. Longtemps surpêchée, la sardine du golfe de Gascogne a vu sa biomasse divisée par près de trois en 20 ans. Elle évolue désormais tout près du niveau "limite", sous lequel un stock de poissons est considéré comme "effondré", selon les estimations scientifiques.

"Le niveau des captures, c'est notre première préoccupation", assure M. Feillet, en soulignant que la conserverie Chancerelle, à Douarnenez (Finistère), a besoin de sardines fraîches et locales pour fabriquer ses marques haut de gamme (Label Rouge, Connétable, Pointe de Penmarc'h).

Pour pallier le manque de poisson, des conserveries s'approvisionnent au Portugal ou en Espagne. Et d'autres jusqu'au Maroc, en poisson congelé.

Face à ce défi d'approvisionnement pour la filière, certains plaident même pour une interdiction de la pêche à la sardine en hiver, afin de permettre aux stocks de se renouveler.

Mais les bolincheurs, qui pêchent la sardine au filet tournant, sont très dépendants de ce petit poisson, surtout depuis qu'ils ont vu leurs quotas de chinchards et de maquereaux coupés drastiquement. "Les jeunes se détournent de ce métier parce qu'il n'est pas viable", déplore Yvan Le Lay, 55 ans, président de l'association des bolincheurs bretons.

Autrefois très prisé, ce métier n'est plus pratiqué que par 21 bateaux, qui vendent leurs poissons 70 à 80 centimes le kilo aux conserveries.

La sardine en boîte demeure pourtant très convoitée par les Français, qui apprécient ce poisson bleu, réputé pour ses bienfaits pour la santé: ils en achètent plus de 16.000 tonnes chaque année, à 11 euros le kilo en moyenne.

"Quand il n'y a plus rien à manger, on a toujours la sardine comme sécurité", décrit Sigrid Lehuta, chercheuse à l'Ifremer. Jusqu'à récemment, "c'était à la fois un produit refuge pour les consommateurs et une espèce refuge pour les pêcheurs."

T.Mason--TFWP