The Fort Worth Press - Recherche sur la pauvreté ou sur le rôle des Etats? Le prix d'économie clôt les Nobel 2024

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 361.930403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1517.834304
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.844107
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.426204
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3195.29
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.750394
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403301
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755993
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755993
GHS 11.77039
GIP 0.755993
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.848504
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755993
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755993
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.28504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.440383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.833504
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2100.103005
MNT 3599.666808
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.414104
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.640374
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.159581
RWF 1474.102164
SAR 3.751874
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.279404
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 3.009508
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 120.010419
WST 2.78551
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.52005
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.08033
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Recherche sur la pauvreté ou sur le rôle des Etats? Le prix d'économie clôt les Nobel 2024
Recherche sur la pauvreté ou sur le rôle des Etats? Le prix d'économie clôt les Nobel 2024 / Photo: © AFP/Archives

Recherche sur la pauvreté ou sur le rôle des Etats? Le prix d'économie clôt les Nobel 2024

Dernier né des Nobel, le prix d'économie clôt lundi la saison 2024 des célèbres récompenses, et pourrait distinguer des recherches sur la pauvreté et les inégalités de richesse, le rôle des Etats ou les cycles de crédit, selon des experts.

Taille du texte:

L'Académie des sciences annoncera à 11H45 (09H45 GMT) à Stockholm le nom du ou des successeurs de l'Américaine Claudia Goldin, primée en 2023 pour ses travaux sur l'évolution de la place des femmes sur le marché de l'emploi et de leurs revenus.

Récompensée pour avoir "fait progresser notre compréhension de la situation des femmes sur le marché du travail", elle est l'une des très rares femmes - trois sur 93 lauréats en 55 ans - à avoir été distinguée dans cette catégorie, après sa compatriote Elinor Ostrom (2009) et la Franco-Américaine Esther Duflo (2019).

"La tendance générale au sein de la société d'accorder plus d'importance à la parité et à la diversité a élargi le processus de recherche", souligne auprès de l'AFP Mikael Carlsson, professeur d'économie à l'Université d'Uppsala (est).

"Toutefois, il ne s'agit pas d'un critère pris en compte pour évaluer si la contribution scientifique est digne d'un prix Nobel", insiste-t-il.

Pour succéder à Goldin, il mise sur deux hommes, le Japonais Nobuhiro Kiyotaki et le Britannique John H. Moore pour leurs travaux sur la manière dont les frictions financières peuvent affecter les cycles économiques. Il cite également une femme, l'Américaine Susan Athey pour ses travaux sur la conception des marchés.

Mais quel critère utiliser pour réussir son pronostic Nobel? Pour son collègue Magnus Henrekson, de l'Institut de recherche en économie industrielle de Stockholm, le plus évident est de s'intéresser aux domaines de recherche des membres du comité qui recommande les lauréats.

- Prospérité et pauvreté -

Son président est spécialisé dans l'économie du développement, qui ne devrait pas être plébiscitée car récemment récompensée, relève-t-il.

"Je considère improbable que le même domaine reçoive le prix deux ans d'affilée", note ainsi M. Henrekson.

Le Français Philippe Aghion, ancien proche du président français Emmanuel Macron, et l'Américano-turc Daron Acemoglu sont ses favoris.

Le nom de ce dernier, auteur de plusieurs best-sellers dont "Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity, and Poverty" (traduit en français par "Prospérité, puissance et pauvreté : Pourquoi certains pays réussissent mieux que d'autres") revient chez beaucoup d'analystes.

Pour la plateforme de statistiques en ligne Statista, "en examinant les anciens lauréats et l'état de la recherche actuelle en économie, nous avons toutefois une bonne idée des candidats susceptibles de recevoir un Nobel".

Elle table notamment sur M. Acemoglu pour ses " travaux sur la manière dont les institutions, sur le long terme, facilitent ou entravent la croissance économique".

Parmi les autres candidats possibles, elle met en avant des macroéconomistes tels qu'Olivier Blanchard (France), Larry Summers et Gregory Mankiw (Etats-Unis), ou des économistes qui travaillent sur les inégalités de richesse, comme le trio Thomas Piketty (France), Emmanuel Saez (France-Etats-Unis) et Gabriel Zucman (France), souvent évoqué ces dernières années.

- Nature dans l'économie -

L'Américano-canadienne Janet Currie, spécialiste des politiques anti-pauvreté, est aussi une candidate sérieuse, mentionnée par le cabinet spécialisé Clarivate, qui anticipe les lauréats potentiels des Nobel scientifiques sur la base de citations dans les articles de recherche.

Il met également en avant l'Indo-britannique Partha Dasgupta, pour "l'intégration de la nature et ses ressources dans l'économie humaine" et Paolo Mauro, un ancien du Fonds monétaire international, pour "les études empiriques des effets de la corruption sur l'investissement et la croissance économique".

Seul à ne pas avoir été prévu dans le testament d'Alfred Nobel, le prix d'économie a été créé par la Banque centrale suédoise "à la mémoire" de l'inventeur.

Il s'est ajouté en 1969 aux cinq traditionnelles récompenses (médecine, physique, chimie, littérature et paix), lui valant chez ses détracteurs le sobriquet de "faux Nobel".

Il clôt une saison 2024 qui a mis en lumière l'intelligence artificielle pour les prix de physique et de chimie et le groupe japonais Nihon Hidankyo, engagé contre l'arme nucléaire, pour la paix.

En littérature, la Sud-Coréenne Han Kan -- seule femme du millésime 2024 -- a été récompensée tandis que le prix de médecine avait distingué les Américains Ambros et Ruvkun pour leurs travaux dans la régulation des gènes.

Les lauréats reçoivent un chèque de 11 millions de couronnes (920.000 euros), à partager en cas de multiples gagnants.

T.Gilbert--TFWP