The Fort Worth Press - A trois jours du scrutin, Marine Le Pen fait monter la tension sur une possible cohabitation

USD -
AED 3.6725
AFN 64.999747
ALL 81.855804
AMD 362.20984
ANG 1.790365
AOA 918.000201
ARS 1516.745904
AUD 1.437122
AWG 1.8
AZN 1.692219
BAM 1.75007
BBD 2.014862
BDT 123.150572
BGN 1.683441
BHD 0.377597
BIF 2993.213105
BMD 1
BND 1.281167
BOB 11.849764
BRL 4.9869
BSD 1.000362
BTN 95.757408
BWP 13.762835
BYN 3.017158
BYR 19600
BZD 2.011999
CAD 1.428435
CDF 2309.999714
CHF 0.83455
CLF 0.024821
CLP 976.870209
CNY 6.692149
CNH 6.69485
COP 3195.84
CRC 455.621222
CUC 1
CUP 24.010451
CVE 98.666285
CZK 21.834202
DJF 177.720107
DKK 6.69878
DOP 60.747601
DZD 134.682039
EGP 52.653301
ERN 15
ETB 163.410241
EUR 0.896103
FJD 2.24725
FKP 0.755381
GBP 0.757125
GEL 2.590212
GGP 0.755381
GHS 11.764759
GIP 0.755381
GMD 73.507189
GNF 8801.199025
GTQ 7.647672
GYD 209.197346
HKD 7.84803
HNL 26.853679
HRK 6.7512
HTG 131.006868
HUF 326.919042
IDR 17925.55
ILS 3.07312
IMP 0.755381
INR 95.602749
IQD 1516.587254
IRR 1779470.000482
ISK 122.050438
JEP 0.755381
JMD 159.428395
JOD 0.708972
JPY 158.659504
KES 129.739901
KGS 87.449746
KHR 4061.472384
KMF 439.999937
KPW 900.000318
KRW 1334.490027
KWD 0.31143
KYD 0.83368
KZT 450.673097
LAK 22494.642322
LBP 89587.097063
LKR 331.142539
LRD 170.576208
LSL 16.549941
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428319
MAD 9.679166
MDL 17.917366
MGA 4512.529585
MKD 55.100461
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.086399
MRU 40.212066
MUR 47.530113
MVR 15.449866
MWK 1734.769206
MXN 18.241315
MYR 4.085097
MZN 63.90987
NAD 16.549941
NGN 1330.260028
NIO 36.811188
NOK 9.573036
NPR 153.214773
NZD 1.790478
OMR 0.384504
PAB 1.00038
PEN 3.44445
PGK 4.471368
PHP 62.768499
PKR 276.99451
PLN 3.928315
PYG 5690.893229
QAR 3.657001
RON 4.778004
RSD 105.192003
RUB 83.910765
RWF 1475.068787
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 14.002831
SDG 601.503172
SEK 10.040275
SGD 1.281045
SHP 0.755572
SLE 24.669871
SLL 20969.491881
SOS 571.773706
SRD 37.667024
STD 20697.981008
STN 21.922074
SVC 8.753932
SYP 13002.000254
SZL 16.544455
THB 33.63003
TJS 9.218882
TMT 3.51
TND 2.992694
TOP 2.40776
TRY 49.330503
TTD 6.803001
TWD 31.94401
TZS 2640.008042
UAH 45.034652
UGX 4132.087205
UYU 40.23891
UZS 11905.241259
VES 875.701598
VND 25937
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 587.804931
XAG 0.016586
XAU 0.000239761581
XCD 2.70255
XCG 1.802979
XDR 0.707052
XOF 587.804931
XPF 106.711286
YER 236.199723
ZAR 16.54505
ZMK 9001.20052
ZMW 19.858175
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.060114
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A trois jours du scrutin, Marine Le Pen fait monter la tension sur une possible cohabitation
A trois jours du scrutin, Marine Le Pen fait monter la tension sur une possible cohabitation / Photo: © AFP

A trois jours du scrutin, Marine Le Pen fait monter la tension sur une possible cohabitation

A trois jours du premier tour d'élections législatives historiques, Marine Le Pen a fait monter la tension sur une possible cohabitation en affirmant que le titre de "chef des armées" pour le président de la République est "honorifique", une déclaration dénoncée par François Bayrou pour qui la patronne du RN a mis "en cause profondément la Constitution".

Taille du texte:

En cas de franc succès du RN, Marine Le Pen a d'ores et déjà esquissé, dans un entretien au Télégramme, une cohabitation rugueuse: "Chef des armées, pour le président (de la République), c'est un titre honorifique puisque c'est le Premier ministre qui tient les cordons de la bourse". Conséquence, selon elle: "sur l'Ukraine, le président ne pourra pas envoyer de troupes", alors qu'Emmanuel Macron a refusé d'exclure cette option.

Cette déclaration a fait bondir le président du Modem, François Bayrou, proche allié du chef de l'Etat, pour qui Marine Le Pen a mis "en cause profondément la Constitution" avec cette affirmation "extrêmement grave".

"Les partis nationalistes et populistes lorsqu’ils ont conquis le pouvoir partout en Europe ont mis en œuvre une stratégie méthodique pour s’arroger les pleins pouvoirs", a renchéri le ministre aux Affaires européennes Jean-Noël Barrot sur TF1.

La probable candidate à la présidentielle de 2027 a semblé nuancer cette déclaration jeudi matin sur X en évoquant "le domaine réservé du Président de la République" sur ces sujets sensibles de politique étrangère et de défense mais elle a maintenu que "le Premier ministre a, par le contrôle budgétaire, le moyen de s'opposer" à l'envoi de troupes à l'étranger.

"Si nous arrivons aux responsabilités (...), ce n'est pas pour faire semblant", a renchéri le vice-président du RN Sébastien Chenu en évoquant d'autres "lignes rouges" comme le refus de livrer à Kiev des armes à longue portée.

Lors des trois précédentes cohabitations de la Ve République, le président avait conservé de larges pouvoirs en matière de politique internationale et de défense, en vertu de ce "domaine réservé".

Une nouvelle cohabitation passe par l'obtention d'une majorité absolue pour le RN en sièges à l'Assemblée à l'issue du second tour le 7 juillet.

Pour l'instant, l'extrême droite est donnée largement en tête du premier tour dimanche, avec 36% des intentions de vote, selon une enquête Ipsos-Fondation Jean-Jaurès-Cevipof-Institut Montaigne pour le Monde portant sur près de 12.000 personnes.

Selon cette vaste étude, qui ne propose pas de projections en sièges, la gauche rassemblerait 29% des voix, le camp macroniste 19,5% et LR 8%.

Mais les 577 élections, dans chaque circonscription, recèlent de nombreuses inconnues, les équations étant par ailleurs appelées à être profondément bouleversées entre les deux tours selon les maintiens, désistements voire consignes de votes.

Une majorité seulement relative ouvrirait par ailleurs la perspective d'un éventuel blocage institutionnel, renforcée par le refus de Jordan Bardella de constituer un gouvernement s'il ne dispose pas d'une majorité absolue.

- Débat à trois avec Faure -

D'ici là, les représentants des trois blocs sont attendus jeudi soir sur France 2 pour un ultime débat, 24 heures avant la fin de la campagne officielle fixée vendredi à minuit.

Comme l'avant-veille sur TF1, Jordan Bardella pour le RN et Gabriel Attal sous la bannière "Ensemble pour la République" croiseront le fer.

Mais la gauche a cette fois-ci envoyé le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, pour tenir la contradiction, lorsque c'était l'Insoumis Manuel Bompard qui s'y était collé mardi soir.

La joute pourrait être l'occasion d'une dramatisation accrue des enjeux du scrutin, alors que la première confrontation avait tourné à une bataille de chiffres parfois inaudible.

Reste que l'intérêt pour ces législatives anticipées ne se dément pas: deux tiers des électeurs prévoient d'aller voter dimanche, selon Ifop-Fiducial, ce qui correspondrait au meilleur taux de participation à ce type d'élections depuis 1997.

Lors de la confrontation télévisée, chacun des trois prétendants à Matignon aura quoi qu'il en soit sa partition à jouer.

- Mélenchon "ni oui, ni non" à Matignon -

Pour Jordan Bardella, continuer à rassurer sur son sérieux et sa clarté, quand ses adversaires ont pointé les supposées imprécisions de son projet quant aux retraites ou vilipendé son idée d'exclure les binationaux à certains postes jugés sensibles.

Mercredi, le patron du parti d'extrême droite a pourtant dû à nouveau s'amender, en affirmant que son projet de supprimer les impôts sur le revenu pour les moins de 30 ans "aura un plafond, évidemment".

L'actuel locataire de Matignon entend quant à lui sonner à nouveau la "mobilisation générale" en renvoyant dos à dos le RN qui "stigmatise" et ce qu'il appelle toujours la "Nupes", qu'il accuse de légèreté vis-à-vis du "communautarisme".

Olivier Faure aura pour sa part à jurer de l'unité de la vaste coalition de gauche, toujours prompte à s'enflammer sur le cas de La France insoumise en général et de son leader Jean-Luc Mélenchon en particulier.

Ce dernier est-il toujours candidat à Matignon? "Je ne dis ni oui, ni non", a-t-il répondu mercredi sur LCI.

S.Jones--TFWP